Einweihung des Gotthard-Basistunnels: Wir haben einen Termin in der Geschichte
Faido, 21.04.2015, GBT - SMF a Faido (Photo by Nicola Demaldi)
Blick auf die Aktualität - Nicolas Jutzet
Die Zeit ist reif für die Feierlichkeiten. Nach siebzehn Jahren Bauzeit, in denen 2400 Arbeiter beschäftigt waren, wird der längste Tunnel der Welt eingeweiht. Die 1er Juni wird die Schweiz und sogar Europa dieses innovative Juwel feiern. Das 57 Kilometer lange Bauwerk zeigt einmal mehr, wie fortschrittlich die Schweiz ist. Denn ja, wir wollen hier einmal nicht den Bescheidenen spielen, denn was wir hier geschaffen haben, ist einfach titanisch, absolut grandios. Um es einfach auszudrücken: ein Meisterwerk!
Derrière cette prouesse se cache une longue histoire, celle qui a fait de la Suisse, ce pays autrefois si pauvre, un nouveau riche. Le Gothard d’aujourd’hui est possible grâce au travail de grands acteurs du passé. Et je pense que la Suisse doit profiter de cette occasion pour laver un affront, soigner une blessure restée ouverte. Petit retour en arrière: le premier à avoir vu l’importance que revêtait une jonction ferroviaire nord-sud pour la Suisse, c’est Alfred Escher. A mes yeux, c’est à ce bourreau de travail, véritable visionnaire, que nous devons la réussite de notre Suisse moderne. Lui qui dès 1852, avec sa loi sur les chemins de fer (la construction et l’exploitation du réseau confiées à des sociétés privées), a permis à notre pays de rattraper son retard en la matière. Pour rappel, il n’existait auparavant qu’une seule et ridicule voie ferrée reliant Zurich et Baden!
Il finira par convaincre le reste du pays de la nécessité de creuser un tunnel sous le massif du Saint-Gothard. Il créera au passage le Crédit Suisse devant lui permettre d’aller lever les fonds manquants à l’étranger. Malheureusement, la tâche herculéenne que représente le Gothard prend du retard, Escher tombe en disgrâce et finit malheureusement par être écarté du projet. Lors de l’inauguration du tunnel le 25 mai 1882, sacrilège, son nom n’est même pas cité. A cause de multiples tensions, personne n’ose lancer une fleur à celui qui pourtant est à la base de tout. Alfred ne s’en remettra jamais, mourant en décembre de la même année.
J’ose espérer qu’Adolf Ogi et les autres convives, au moment de s’auto-féliciter le 1 juin, auront une pensée pour celui dont la statue à présent trône fièrement à la Gare de Zurich. Si, aujourd’hui, nous épatons le monde avec nos prouesses, nous le devons entre autres à nos prédécesseurs. Tâchons de ne pas l’oublier!
Schreiben Sie dem Autor: nicolas.jutzet@leregardlibre.com
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