Listening to the Clara Haskil piano

2 reading minutes
written by Hélène Lavoyer · 01 November 2017 · 0 comment

Cinema Wednesdays - Hélène Lavoyer

Clara Haskil was born in Bucharest, Romania, on January 7, 1895. Demonstrating a talent for music from an early age, she would go on to become the pianist interpreted great composers such as Brahms, Mozart, Schubert and Scarlatti. Discreet during her lifetime, it was her interpretive skills that endured and imposed themselves thanks to a unique style, a purity that transcended the concrete to deal, without artifice, with music. The Haskil legend still burns brightly in the musical world, as it does in Vevey, where the international competition Clara Haskil sometimes awards a prize that's earned not just on technical merit, but above all on the acting itself. On the occasion of the 27th edition, director Pierre-Olivier François delivers a portrait of a woman with an eventful life and an indomitable character.

Dans la salle emplie d’aïeuls et de quelques visages juvéniles, la voix off au léger accent annonce le projet du documentaire : laisser parler la carrière sans encombrer de détails biographiques un film qui, à l’instar de beaucoup de récits de vie, aurait pu farder l’artiste au profit de la personne qu’elle fut. Si la vie privée de la Grande Haskil n’a pas été une priorité, les quelques détails personnels qui agrémentent la narration de l’histoire de Clara Haskil – par la lecture de lettres qu’elle rédigea à l’attention de ses sœurs, de sa mère ou d’amis notamment – nous la rendent familière, et même son incontestable étrangeté n’empêche pas de s’en faire une amie.

Accessible et passionnant, le portrait d’Haskil est encore dressé et expliqué par le chef d’orchestre Christian Zacharias, les pianistes Michel Dalberto et Éliane Reyes, ou encore le violoncelliste Pablo Casals. Leurs regards, à l’écoute de l’Interprète, se réunissent dans une lueur d’admiration et de respect. Ponctué d’images, de témoignages divers ainsi que de vétustes films du New York des années vingt, d’enregistrements inédits, la représentation de Clara Haskil est une réussite, non seulement en termes de montage et de création, mais également parce qu’elle attise la curiosité et appelle à vouloir en connaître plus sur la femme et l’artiste. La bande son, quant à elle constituée de multiples morceaux interprétés par la pianiste, continue d’habiter les esprits longtemps encore après la projection.

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Crédit photo: © francemusique.fr

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