«Glass»: ein seltsamer Cocktail

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geschrieben von Thierry Fivaz · 23. Januar 2019 · 0 Kommentare

C’est un exercice surprenant auquel s’est prêté le réalisateur M. Night Shyamalan: offrir en un seul long-métrage la suite de deux films, Unzerbrechlich (2000) und Split (2017). Aucun mot supplémentaire n’est nécessaire pour que d’emblée, cette étrange genèse fasse de Glas un objet cinématographique particulier. Aussi rare qu’intrigant. Le cinéaste s’en expliquait dans die Spalten der Zeitung Le Monde: Glass, «c’est la suite de deux films, tournés dans deux studios différents à presque vingt ans de distance, avec deux générations de personnages et d’acteurs». Si M. Night Shyamalan n’avait jamais caché son désir de donner une suite à Unzerbrechlich, il dut attendre presque vingt années pour s’offrir cette suite tant rêvée.

Shyamalan Asylum

Héros d’Unzerbrechlich, David Dunn (Bruce Willis) ist ein Selbstjustizler, der in seinem Regenmantel die Welt rettet. Sein Spitzname lautet Der Vorgesetzte par les internautes férus de ses apparitions, c’est avec l’aide de son fils Joseph (Spencer Treat Clark) que David se met en tête de retrouver cinq  jeunes filles portées disparues. Ces dernières ont été enlevées par Kevin Wendell Crumb (James McAvoy), l’homme aux vingt-quatre personnalités qui semait la terreur dans Split et qui, encore une fois, s’attaque «aux impurs». Mais c’est sans compter sur David, qui – évidemment – retrouve la cachette de Kevin, libère les otages et s’engage alors dans un combat épique contre «la bête» (Anmerkung der Redaktion: «Das Biest» ist Kevins vierundzwanzigste Persönlichkeit, die ihm scheinbar übermenschliche Kräfte verleiht).

Doch dieser testosterongeladene Kampf zwischen unseren beiden Protagonisten läuft schnell ins Leere. Die beiden Kerle werden plötzlich von der Streife geschnappt und ohne Umschweife in eine psychiatrische Klinik eingewiesen, in der bereits seit vielen Jahren Elijah Price, alias «der Mann, der zerschlägt» (Samuel L. Jackson), der große Bösewicht aus’Unzerbrechlich. Le délire de notre trio: se prendre pour des super-héros! C’est en tout cas ce que tente de leur expliquer le Dr. Ellie Staple (Sarah Paulson) qui s’est donnée pour mission de leur faire recouvrer la raison.

Der Gute, der Schläger und der Ganove

Et si c’était vrai? Et si ce rabat-joie de Dr. Staple avait raison? Si, après tout, elle n’était pas une briseuse de rêve, mais était tout simplement la personne qui nous ferait retrouver (à nous spectateur) la voie de la raison? On en vient à se demander si le réalisateur n’effectue pas un tour de force comme lui seul en a le secret, comme il l’avait notamment fait dans Das Dorf (2004) ou, sans crier gare, ce qu’on tenait jusqu’alors pour vrai s’envolait en un halo de fumée jaune.

Mais si l’arrivée du Dr. Staple interroge le spectateur sur les pactes fictionnels qu’il avait préalablement scellés avec M. Night Shyamalan et son univers de super-héros non marvelien, ce doute va jusqu’à perturber les protagonistes eux-mêmes. Dans une scène aussi amusante que déstabilisante, c’est installé dans une salle rose et assis à côté des autres que le Dr. Staple tente de démontrer à nos trois super-héros von uns qu’ils ne sont en réalité rien d’autre que des êtres perturbés. L’opération porte ses fruits. Interpellé, David commence à douter. Et si ce qu’il croyait comme étant le cas ne l’était pas, s’il n’était pas ce qu’il pensait être, alors qui est-il? Un problème identitaire allant jusqu’à fragiliser les croyances de son propre fils.

Wirklichkeit oder Fiktion?

Il n’en est cependant rien pour Elijah Price, alias «le Bonhomme qui casse». Imperturbable, l’homme de verre ne doute de rien et souhaite montrer au monde entier qu’il n’est pas fou. Dans un final détonnant, M. Night Shyamalan nous offre en fin un véritable coup de théâtre. Débordant de références US, Comics, de réflexions sur l’identité et le pardon, Glas wirkt wie ein ehrgeiziges, mutiges Werk, dessen Handlung jedoch etwas verworren ist. Vielleicht sehen wir das Glas ja nur als halb voll an?

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Bildnachweis: ©. Walt Disney Schweiz

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