After two days of extraordinary session, Parliament has issued a symbolic rejection of the Federal Council's rescue plan for Crédit Suisse. This decision has no direct impact, but it does reveal certain issues, as pointed out by the press on Thursday.
Le signal apporté est une gifle pour le Conseil fédéral: les médias helvétiques s’accordent à ce sujet. La Neue Zürcher Zeitung estime que ce refus des crédits est «plus qu’une “réprimande politique”, plus qu’un non de protestation aussi»: «La politique fonctionne de la même manière que le secteur bancaire, elle vit de la confiance. Et le non du Parlement, c’est un vote de défiance» pour Karin Keller-Sutter. La Weltwoche considère que c’est une défaite d’autant plus amère pour la ministre libérale-radicale qu’elle avait auparavant assuré que la «place financière pourrait être entachée si le Parlement devait rejeter les crédits.»
Si le projet de l’exécutif n’a pas obtenu la caution du législatif, c’est que l’UDC, les Verts, et le PS ont très largement rejeté le projet au Conseil national, par deux fois. En année d’élections fédérales, les deux partis formant une majorité au gouvernement sont particulièrement pointés du doigt dans les éditoriaux. La Liberté le résume bien: «on ne peut pas constamment jouer sur les deux tableaux, en tirant les bénéfices électoraux d’une politique d’opposition, tout en acceptant les avantages rondouillets de siéger au gouvernement». Et le journal d’ajouter: «Mais qu’ont obtenu de plus les trois partis en faisant couler le projet? Rien, juste l’absence de toute promesse, même purement déclamatoire. Quel spectacle affligeant!».
Appel à du concret
Mais l’essentiel est ailleurs selon Le Temps: «c’est la future relation de la Suisse avec sa place financière pour le bien commun du pays» qui importe. Et le quotidien romand de réclamer «au moins deux pistes» pour préparer l’avenir: «un renforcement de l’organe de surveillance qu’est la Finma» et «une réglementation plus stricte des bonus des managers».
Plus généralement, les commentateurs espèrent que le Parlement osera prendre des mesures concrètes. Le journal 24 heures déplore ainsi le report au début de l‘été de la décision du Conseil des Etats de lancer ou non la création d’une commission d’enquête parlementaire. «Soyons clairs», peut-on lire: «si le gouvernement a le droit d’utiliser le droit d’urgence, le parlement a le devoir de s’assurer que tout a été fait dans les règles.»
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