«MILF», aber wohin geht die Reise?
Les mercredidis du cinéma - Jonas Follonier
Drei Frauen in den Vierzigern fahren zum Ferienhaus einer von ihnen (Virginie Ledoyen), das am Meer liegt. Der Aufenthalt wird ziemlich langweilig, da sie die Sachen der Frau ausräumen müssen, da das Haus bald verkauft werden soll. Aber man sagt, dass alle Erwachsenen einen Teil ihrer Kindheit in sich tragen. Ihrer Freundin in dieser schwierigen Phase zu helfen, ist einfach zu anstrengend. «Wie wäre es, wenn wir segeln gehen? Segeln ist gut!»
Ce sera finalement un tour en bateau à moteur pour les deux gamines de trente-huit piges (Axelle Lafont, Marie-Josée Croze). Leurs cris de follettes, leur conduite plutôt laborieuse de leurs véhicules et surtout – attention, mesdames, mesdemoiselles, messieurs – leur côté milf, va attirer le regard de deux beaux gosses (Waël Sersoub, Matthias Dandois), l’un très musclé, l’autre fort tatoué, les deux très bêtes. Et la romance ridicule de débuter.

Précision: milf, terme provenant des sites pornographiques, désigne une femme d’un certain âge qui apparaît comme désirable et que convoitent de jeunes hommes. A ne pas confondre avec la cougar, une femme d’un certain âge qui cherche de jeunes conquêtes masculines. La milf, elle, n’a rien demandé. Un schéma bien hypocrite, vous l’aurez compris – qui demande et qui ne demande pas? – et de toute manière, sans intérêt. Le fait est que ce concept porno devient le titre d’une comédie française.
Alors, que dire, si ce n’est des banalités? Le scénario est catastrophique. Le jeu des acteurs, pitoyable. Le comique, absent. L’heure et demie de la séance, une perte de temps. La morale – ai-je osé utiliser ce terme? –, apeurante: «tant qu’on s’aime, tout va bien.» S’aimer? C’est-à-dire «faire la bête à deux dos», «frotter son lard», comme l’écrivait Rabelais? Ne confondons pas tout, et arrêtons, arrêtons d’infliger cette vision de la société aux petites filles venant voir le film avec leur mère. Qui approchent la quarantaine, évidemment.
Schreiben Sie dem Autor: jonas.follonier@leregardlibre.com
Bildnachweis: © Frenetic Films
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