«Camille», Dokumentarfilm über die Zentralafrikanische Republik und den Fotojournalismus

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geschrieben von Jonas Follonier · 30. Oktober 2019 · 0 Kommentare

Les mercredidis du cinéma - Jonas Follonier

Camille est une jeune photo-reporter française. Elle a décidé de partir en Centrafrique pour couvrir sous forme de reportage photo les conflits qui s’y déroulent. La violence non seulement de la guerre civile, mais aussi de la solitude du photojournalisme qui ne permet jamais de véritable rencontre, vont la bouleverser. Camille ist ein Film, der auf wahren Begebenheiten beruht.

La vie, la vraie. C’est souvent ce qui semble motiver ces Européens de la classe moyenne qui se décident à partir en Afrique ou en Amérique du Sud, si possible dans des pays très pauvres ou en conflits – ou les deux – pour y vivre quelque chose d’intense, d’humain, d’utile. Avec toutes les questions que ce raisonnement pose, il existe bel et bien chez certaines personnes et il est à respecter. Camille Lepage en fait partie. La repoter-photographe française, décédée en 2016 en Centrafrique à l’âge de vingt-six ans, est au centre du film portant son prénom et réalisé par Boris Lojkine.

C’est durant la guerre civile de République centrafricaine de 2013-2014 que Camille Lepage réalise des reportages photo sur place. Témoin des tensions meurtrières entre chrétiens et musulmans, elle court de grands risques, sans jamais vouloir abandonner. Un brin inexpérimentée dans le côté pratique – j’entends sécuritaire – de la photographie de guerre, elle se fait coachen von erfahrenen Journalisten so gut wie möglich zusammengestellt und in Die Welt oder Befreiung, c’est-à-dire des journalistes pédants. Tout ce microcosme de journaleux institutionnels, pas de ces esprits libres que nous admirons tant, est très bien rendu à l’écran.

Aussi, il y a un art de la photographie, quoiqu’elle ne marque pas le spectateur; mais honnêteté oblige, la sobriété de la caméra de Lojkine épouse son propos comme il convient. Avec une quasi-absence de musique, Camille will bescheiden und dicht sein. Alles geschieht in den Blicken, in den Geräuschen, in den Dialogen. Auch und vor allem in den Fragen der Protagonistin. Ein ganzes Kapitel des Films scheint jedoch zu viel zu sein, das Kapitel, in dem wir sehen, wie sie die night en France dans une boîte de nuit et se rendre compte que cette vie à l’occidentale est ennuyante. Merci et bonjour les clichés.

Trigon-film

Inmitten der Bomben und der menschlichen Tragödie, die ein Bürgerkrieg mit sich bringt, bleibt eine Reflexion im Hintergrund. Es geht um den Journalismus und die ihm innewohnende Distanz. «Je suis curieux des gens, j’adore les rencontres, les voyages», disent souvent les jeunes photo-journalistes quand ils commencent dans le métier; sauf que la rencontre authentique de l’autre est absolument impossible. Comprenons par là la faculté de se mettre pleinement à sa place, d’entrer dans sa réalité. Il en va de même pour le touriste: comme l’a exprimé Clément Guntern in unseren Kolumnen, «sobald man bei jemandem zu Hause aufgenommen wird, ist die Inszenierung präsent und die Lebensweise des anderen ist nicht dieselbe, die er uns präsentiert».».

Et il en va enfin de même pour le cinéma. Le réalisateur français Boris Lojkine a eu raison de mettre en scène ces événements importants, ceux d’un destin individuel et ceux de tout un peuple, de plusieurs peuples. N’optant pas pour le genre du documentaire, son film Camille, bien qu’il se rapproche beaucoup de ce registre par sa forme, questionne à côté de la guerre civile centrafricaine et le photojournalisme les thématiques tout aussi passionnantes de l’interventionnisme ou de l’œil pour œil dent pour dent. A voir.

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Titelbild: © Trigon-film

Jonas Follonier
Jonas Follonier

Jonas Follonier ist Chefredakteur von «L’Agefi» und Essayist sowie Gründer und Vorsitzender von «Regard Libre».

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