«Last (but not least?) Christmas».»
Kate (Emilia Clarke) in the romantic comedy Last Christmas, directed by Paul Feig.
Mittwochs im Kino - Kelly Lambiel
Obwohl die Geschäfte es schon seit Oktober ankündigen, gebe ich mich jedes Jahr im Dezember gerne einem meiner liebsten Guilty Pleasures hin: Wollsocken, heiße Schokolade, Zimtkekse und ein Weihnachtsfilm. Klischeehaft, werden Sie sagen? Ja, das ist es. Aber ich stehe dazu. Deshalb war der Trailer von Last Christmas Ich dachte mir: Wenn jemand in der Kolumne dieses Lied bis zum 24. im Kopf haben sollte, dann ich! Die Melodie wird bleiben, aber die Bilder?
Entre M6 et Bridget Jones
Si comme moi vous êtes un grand connaisseur des téléfilms de Noël, rassurez-vous, même si le scénario, coécrit par Emma Thompson, cache quelques surprises, le sentiment de déjà-vu est bel et bien au rendez-vous. Non, ce n’est pas l’histoire de la jeune femme ayant fait carrière dans la capitale, venant passer les vacances dans son bled pourri et retombant dans les bras de son premier amour. Et il ne s’agit pas non plus de celle du lutin tracassin envoyé sur terre pour y faire ses preuves. Vous l’aurez compris, c’est donc l’autre!
Mais ça, on ne le découvre qu’à la fin car Paul Feig tente de dépoussiérer (juste un tout petit peu) le genre en mettant en scène une héroïne peu conventionnelle (Emilia Clarke) dont la vie n’est qu’une suite de catastrophes. Une mère possessive et protectrice campée par la génialissime Emma Thompson (que l’on voit trop peu malheureusement), des relations compliquées avec sa sœur et ses amis, un job qui ne la fait plus rêver, de la malbouffe en quantité, beaucoup d’alcool, de nombreux coups d’un soir et une grosse dose de cynisme, tel est son quotidien. Jusqu’à l’arrivée de Tom (Henry Golding), le stéréotype du gendre idéal, ou presque. La suite, vous la voyez venir…

Die kitschig à son paroxysme
Alors pourquoi aller le voir me diront les béotiens? Parce que c’est justement tout ce qu’on attend d’un bon film de Noël, l’humour et une bande-son incroyable à (re)découvrir, en plus. N’est-ce pas, après tout, la période la plus cul-cul… euh magique de l’année? Celle qui met au goût du jour tout ce qui est totalement indigeste durant les mois qui la précèdent comme l’association du rouge et du vert, les paillettes à tout-va, le foie gras et la bûche à la crème?
Last Christmas fait partie de cette catégorie. Oui vous y verrez que l’amour, comme toujours, rend les gens meilleurs, règle en un tour de main les problèmes des familles dysfonctionnelles et fait qu’on se tourne vers les SDF, invisibles le reste de l’année. Oui les dialogues sont lourdement creux, les situations grotesques, le costume d’Emilia Clarke est ridicule et les objets qui sont vendus dans la boutique où elle travaille sont aussi improbables que ne le sont les réactions de Santa, la propriétaire. En juin, on en aurait souffert, en décembre, c’est exactement ce qu’il nous faut!
Facebook me l’a dit la semaine passée, des études très sérieuses démontrent que regarder des films de Noël rendrait heureux, alors pourquoi s’en priver? On fera notre honteux mea culpa une fois les fêtes terminées et on se mettra à la diète dès le premier janvier, c’est promis.
J’oubliais le mot de la fin… Last Christmas, I gave you my heart, and the very next day, you gave it away… Ne me remerciez pas, je ne voulais pas rester seule avec Wham! et George Michael dans la tête.
Schreiben Sie dem Autor: kelly.lambiel@leregardlibre.com
Bildnachweis: © Universal Pictures


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