«M» oder die Liebe ohne Worte
«Weißt du, wie sich die abgebrannten Häuser aneinander lehnen?»
Lila stottert stark. Das Mädchen fühlt sich unwohl, wird verspottet und hat ihre Mutter verloren – sie führt ein Leben, um das sie niemand beneiden würde. Ihr Gesicht scheint stets von Traurigkeit gezeichnet zu sein: Es fehlt nicht viel, und schon bricht sie in Tränen aus. Sie lebt in einer kleinen Wohnung mit einem Vater, der seine Zeit im Morgenmantel vor dem Fernseher verbringt, und einer schelmischen kleinen Schwester, die offensichtlich keinerlei Erziehung genossen hat. Dennoch besitzt Lila eine wahrhaft poetische Seele.
De son côté, Mo est un homme de trente ans secrètement analphabète. Son gagne-pain ? Des courses automobiles clandestines avec des gitans. Lui, orphelin de père, a toujours sa mère, mais il a coupé tout lien avec elle depuis qu’elle l’a abandonné. Deux existences incendiées se rencontrent au hasard d’un arrêt de bus. Si le coup de foudre est évident au premier regard, la communication comporte quelques difficultés entre la bègue et l’illettré. Cet amour mouvementé révélera toutefois une fécondité qui assumera la tragédie respective des amants, au prix de déceptions et larmes.
Pannen
Des larmes, un telle histoire en provoque. Sara Forestier ne paraît pas avoir choisi la facilité en abordant ce sujet. D’autant plus qu’il s’agit de sa première réalisation, où elle incarne en même temps le rôle principal, pour jouer une bègue. Au palmarès des films récompensé pour l’entassement des difficultés, elle tiendrait sans aucun doute la première place. Cela lui a coûté autant de mépris que de louanges. La critique est effectivement mitigée.
M peut déplaire, à juste titre. Un certain nombre de maladresses en sont la cause. Les scènes de passion amoureuse comme celles des disputes violentes durent à n’en plus finir. D’une part, elles polluent la poésie générale du long-métrage, d’autre part elles perturbent le spectateur de façon inappropriée. On a encore souligné d’autres points plus discutables, à savoir un jeu superficiel de Sara Forestier et le versant artificiel de la narration.
Ein Außenseiter des Lebens
M peut aussi plaire, avec pertinence. A des années-lumière de la superficialité, l’interprétation de Lila est défendue par sa justesse, la profonde émotion qu’elle dégage et sa force étonnante naissant au fil de l’histoire. Mo, quant à lui, est davantage épargné des débats par la notoriété de son acteur : Redouanne Harjane. Tout naturellement, son regard sauvage séduit, et sa physionomie de guerrier ne laisse d’autre choix que d’adhérer à son talent.
Das Foto bringt die Reinheit zum Ausdruck, die das Paar ausstrahlt, indem es auf eine bewegungsempfindliche Kamera setzt, die zudem die Verwirrung der beiden Liebenden durch den Wechsel zwischen Unschärfe und Schärfe verdeutlicht. Zu den Klängen des großen Christophe verleiht die Musik den schmerzhaften Schweigen einer Stotterin und den Abwesenheiten eines Analphabeten einen elektrisierenden und zerbrechlichen Rhythmus. „M“ weist zwar insgesamt einige Mängel auf; dennoch verspricht der Film, dem vom Leben Zurückgelassenen, der in jedem von uns steckt, einen Raum zu bieten, in dem er sich äußern kann.
«Wie soll ich das machen? Was soll ich tun?»
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