«Papi Sitter»: Die Komödie muss uns ernst nehmen
Mittwochs im Kino - Loris S. Musumeci
Die siebzehnjährige Camille macht in zwei Monaten ihr Abitur. Aber das ist bei weitem nicht ihre größte Sorge. Sie denkt an die Rettung des Planeten, an Spaß und an Jungs. Ihre Eltern sind sich dessen sehr wohl bewusst. Sie müssen sie daher bei der Vorbereitung auf die Prüfungen begleiten und sie genau beobachten. Nur haben sie keine andere Wahl, als abwesend zu sein. Nachdem sie ein Jahr lang arbeitslos waren, wird ihnen eine gute Stelle auf einem Kreuzfahrtschiff angeboten. Sie rufen also Opa André herbei, um auf die nicht mehr ganz so kleine Kleine aufzupassen. Der pensionierte Gendarmeriehauptmann ist psychisch krank und kommt mit seinen Plänen, seinen Regeln und seiner Disziplin. Aber auch der andere Opa Camille taucht auf: Teddy, ein Partygänger, Motorradfahrer und Rocker. Diese so unterschiedlichen Opas müssen zusammenleben, sehr zum Leidwesen von Camille.
Pourquoi pas? Philippe Guillard, fidèle à sa filmographie, nous offre une comédie très classique mais bien pensée. On se retrouve là dans un comique d’affrontement. Affrontement évident entre les deux papis, qui ne sont d’accord sur rien, mais prêts à tout pour leur petite-fille. Affrontement générationnel entre Camille avec ses «check», «de ouf», «grave», «québlo» et j’en passe, et ses grands-pères qui ont au moins en commun de ne pas du tout se retrouver dans les valeurs de la jeune génération.
La construction est pertinente; il n’en demeure pas moins que le film ne marche pas vraiment. La comédie n’est que partiellement réussie dans son objectif premier qui est celui de faire rire, et le film dans son ensemble ne vaut pas grand-chose. Ce n’est pas la faute au genre. La comédie peut faire des chefs-d’œuvre, même s’il est vrai qu’elle est souvent considérée d’office comme du cinéma de seconde classe. A raison d’une part, parce que le film comique se réduit souvent au divertissement qui fait rire sans prendre soin de la photographie, des images à l’écran. A tort d’autre part parce que la comédie peut connaître un tel succès qu’elle en devient culte, une référence commune – songez l’une ou l’autre réplique des Bronzés –, ou elle peut aussi s’engager dans un scénario intelligent qui en dit beaucoup plus que les rires qu’il suscite.
Je pense que pour qu’une comédie soit réussie, il faut que le réalisateur en premier lieu et les acteurs en second lieu prennent au sérieux leurs spectateurs. Oui, prendre au sérieux! Chose que n’a pas faite Philippe Guillard en bâclant son scénario de caricatures, de mauvaises blagues et de futilités. Dommage car en n’estimant pas son spectateur, il ne s’est pas estimé lui-même. Allez hop, on sort deux trois banalités, on tourne ça vite fait, de toute façon les gens sont malheureux, alors une comédie, même nulle, ça passe. Non, Philippe, ça ne passe. Un peu de hauteur. Un peu d’exigence. La comédie et les rires du public méritent mieux. Louis de Funès ne reviendra pas, Les Bronzés peut-être, mais n’oublions pas que la comédie française a une noble tradition et qu’il faut l’honorer par des comédies plus fines et franches qui, je l’espère, ne tarderont pas sur nos écrans.
Schreiben Sie dem Autor: loris.musumeci@leregardlibre.com
Fotocredit: © JMH Distributions


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