«Momo»: bad, bad...

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written by Jonas Follonier · 03 January 2018 · 0 comment

Cinema Wednesdays - Jonas Follonier

In the comedy Momo, à l’affiche depuis le 27 décembre, Christian Clavier endosse une fois de plus le rôle d’un bourgeois français, bohème ou bourru, peu importe. Oui, car on connaît la chanson. Après un Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu? d’une grande qualité qui tournait en dérision les mariages cosmopolites et un With open arms Clavier's garden was invaded by Roma people, the new business venture of the famous interpreter of Jacquouille seems to be following a downward spiral.

A présent, place à l’arrivée d’un sourd dans la vie du riche. Un sourd ridicule que personne ne comprend et qui apparaîtra bien vite comme le fruit d’une des relations extra-conjugales de Clavier. On peine à rire devant cette énième comédie franchouillarde ne reposant sur rien d’autre que l’adage «on peut rire de tout». Certes, tout objet est un sujet risible en puissance, mais encore faut-il qu’il soit servi avec goût, surtout au cinéma. Les chefs-d’œuvre Le dîner de cons or Cabbage soup may be French comedies with a "beaufude" twist, but they can't be seen as mere copies of "brèves de comptoir". There's an art to beaufitude.

Momo avait du potentiel. L’irremplaçable Christian Clavier est accompagné par l’actrice Catherine Frot, qui fait partie des belles figures féminines du cinéma français actuel. De même, le thème de la tromperie, bien que mille fois traité, a encore de beaux jours devant lui; il aurait pu être amené avec une certaine originalité, même classique. Hélas! ça ne prend pas. Le film manque de rythme. D’humour. Quelques répliques engendrent des ricanements dans la salle, pourtant bien remplie, mais rien de plus. Dommage.

Aside from a few highlights—such as the tragicomic touch brought by Catherine Frot or the scene at the vet’s office, which deserves to be in a better comedy—the film in question is a letdown. And this disappointment is capped off by an unbearable happy end d’une demi-heure, que le spectateur avait vu venir dès le début, pour déboucher sur une abjecte morale bisounours auquel l’acteur Clavier ne croit pas une seconde. Nous étions venus pour rire; nous assistons pour finir à la promotion du droit du sol.

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Photo credit: © Ecran Large

Jonas Follonier
Jonas Follonier

Jonas Follonier, editor-in-chief of *L’Agefi* and essayist, is the founder and president of *Regard Libre*.

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