«Eldorado», von Giovanna zu den heutigen Migranten
Mittwochs im Kino - Loris S. Musumeci
« Ich habe die Familienmitglieder gezählt, mit dir, Giovanna.»
Das Genre des Dokumentarfilms ist nicht unbedingt leicht zu schätzen. Vor allem nicht vor einem breiten Publikum auf der großen Leinwand. Diejenigen, die sich für das Thema interessieren, werden sagen, dass sie durch den Film mehr über ein Thema erfahren haben, das sie schon vorher interessiert hat. Nur die Elite wird herumstolzieren und diesen oder jenen Dokumentarfilm allein schon wegen seiner erhabenen Fotografie empfehlen, sagen sie, oder wegen der zugrunde liegenden philosophischen Überlegungen. Der Regisseur von’Eldorado, Markus Imhoof, der damals Film studierte, dachte genau das.
Pourtant, il a réalisé un grand nombre de films documentaires. Ce dernier, particulièrement, touche véritablement un grand public. Premièrement, par son thème : la migration, traitée en long et en large tous les jours dans les journaux. Deuxièmement, par son regard. Simple, personnel, libre. Eldorado se passe de jugements politiques. Point de bonnes choses à faire, point de mauvaises choses à éviter. Il est des actions qui s’opèrent, en faveur ou défaveur des migrants, et Markus Imhoof les filme.
Sur le bateau de l’opération « Mare Nostrum », la caméra se pose sur un visage noir et effrayé, puis sur un autre, sur deux femmes qui se consolent mutuellement, sur deux hommes qui s’aident, sur le morceau doré d’une couverture de sauvetage. Et les explications, les commentaires de la part des sous-officiers, des infirmiers et des membres de de l’équipage. Le réalisateur opère en outre un coup de génie en ne se limitant pas à montrer l’humanité des migrants, mais aussi celle des membres de l’équipage, qui rient entre eux, participent à la messe et se dévouent pour des frères et des sœurs, venant de l’autre côté de la Méditerranée.
Enfin, Markus Imhoof, sans complaisance ni maladresse, mêle à son documentaire une part essentielle de son histoire. Les scènes sont ponctuées de dessins, de lettres, de photographies de famille. Ils racontent le destin d’une petite Italienne, Giovanna Viganò, orpheline de son père. Elle a partagé une partie de son enfance avec les Imhoof. Markus était fou d’elle. Et cela se sent à travers quelques images, défilant entre un bateau, un camp, pour rendre hommage à cette jeune fille, dont le destin est partagé par tous ceux qui sont nés quelque part, qui sont partis, qui se sont tus, et qui ont fermé les yeux.
« Nous ne vous promettons pas le paradis, mais chaque jour sera désormais meilleur. »
Schreiben Sie dem Autor : loris.musumeci@leregardlibre.com
Fotocredit: © Frenetic Films










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