Anja Kofmels multidimensionale Perspektive in «Chris the Swiss».»
Die Filmplattformen am Samstag - Malika Brigadoi
Chris the Swiss, film biographique et documentaire d’animation historique réalisé par Anja Kofmel, retrace la vie du journaliste suisse Christian Würtenberg. En 1992, dans le contexte de la guerre en ex-Yougoslavie, il a été retrouvé étranglé dans un champ en Croatie. La famille de Chris n’a jamais compris son envie de partir si près du danger, en tant que journaliste. Depuis l’annonce de sa mort, la réalisatrice – et cousine de Chris – n’a, à aucun moment, cessé d’être hantée par les mystères qui entourent son décès. Elle décide alors de mener son enquête et de restituer son histoire. Elle espère ainsi s’expliquer pourquoi il était parti au cœur du conflit, mais aussi pourquoi il y a laissé la vie. Chris the Swiss hat mehr als ein Dutzend Preise erhalten, vor allem auf Festivals, darunter 2019 den Schweizer Filmpreis für den besten Dokumentarfilm.
Die Stärke des Spielfilms liegt in der Perspektive, die er seinen Zuschauern bietet. Er verbindet auf gelungene Weise vier formale Mittel – nämlich Animation, Reportage, Archivbilder und Zeitzeugenberichte. Auf diese Weise, Chris the Swiss propose un point de vue multidimensionnel de la situation, ce qui permet d’une certaine manière de contrebalancer l’idéalisation du personnage principal. En effet, l’un des reproches qui pourrait être émis serait à l’égard de son impartialité. Outre le débat qui gravite autour de l’objectivité d’un documentaire – qui ne se révèlera jamais vraiment sans parti pris puisque d’une part, le point de vue porté par le réalisateur va transparaître dans son œuvre et, d’autre part, le cinéma va prendre position et inciter son public à l’imiter – la proximité émotionnelle entre Anja Kofmel et son sujet l’a peut-être empêchée de dévoiler l’entièreté de la personnalité de son cousin. Les actes répréhensibles de Chris sont systématiquement excusés, au contraire de ceux d’autrui qui sont explicitement mis en avant. Le film donne l’impression que Chris n’a que très légèrement pris part au conflit. Ce mécanisme le rend paradoxalement passif de ses propres décisions et actions. Bien que la réalisatrice ait tenté d’être neutre, en offrant une multitude de voix au récit, le spectateur sent encore le héros que la jeune femme imaginait en son cousin.
Ein facettenreicher Blick
L’animation représente la vision subjective de la jeune Anja Kofmel. Ces scènes montrent comment elle conçoit le passé de son cousin, mais évoquent également les craintes qu’elle a surmontées et les cauchemars qui l’ont hantée après son décès. Ces séquences en animation s’apparentent à la perception simpliste d’un enfant, par exemple, les dessins sombres multiplient les nuances de gris, rappelant la dichotomie absolue que les enfants imaginent entre le bien et le mal. La dimension caricaturale des personnages – et de la nature alentour – va aussi dans le sens de la représentation imagée et phantasmée du monde au travers des yeux d’une enfant. La jeune Anja, alors âgée de dix ans, idéalise Chris et le perçoit comme un aventurier héroïque. En parallèle, Anja Kofmel réalise un reportage dans lequel elle expose le processus d’enquête qu’elle mène. Dans ce dernier, elle emboîte le pas à son cousin et repasse par les lieux clefs de son voyage. Ces séquences de reportage servent en quelque sorte de fil rouge unificateur qui scelle les divers dispositifs formels entre eux.

Das Bild von Chris, das sich aus den Zeugenaussagen ergibt, sieht anders aus. Diese Sequenzen, in denen Eltern, andere Journalisten und Soldaten zu Wort kommen, zeigen eine Vielzahl von Sichtweisen auf eine Person – nämlich Chris – und auf eine Situation – nämlich den Krieg. Diese Szenen zeichnen ein zugleich umfassendes wie widersprüchliches Bild des jungen Mannes; mal wird ihm vorgeworfen, ein Spion, ein Verräter oder auch nur ein einfacher Journalist zu sein. Die Regisseurin greift zudem auf Archivbilder zurück, die eine Schlüsselrolle im Film spielen, da sie den Zugang zur großen Geschichte eröffnen. Der Spielfilm erzählt nicht nur von Chris’ Abenteuer, sondern auch von dem komplexen Umfeld, das ihn umgibt. Diese Sequenzen ermöglichen es, Chris’ Geschichte in ihren Kontext einzuordnen, ohne dabei Chris the Swiss zu einem Kriegsdokumentarfilm.
Die Übergänge zwischen den verschiedenen formalen Mitteln gestalten sich für den Zuschauer fließend, sodass er sich nicht von einer Realität in die nächste hin- und hergerissen fühlt. Im Gegenteil: Der Spielfilm bietet ihm eine komplexe Sicht auf die Situation, die sich aus einer Vielzahl von Zeugenaussagen zusammensetzt. Der Erzählfluss bleibt klar und vollkommen verständlich. Diese Übergänge wirken nicht nur auf der erzählerischen Ebene subtil, sondern auch aus ästhetischer Sicht, vor allem beim Wechsel von einer Filmaufnahme zu einer Animationssequenz und umgekehrt. Die Konturen des einen verschmelzen mit denen des anderen und verwandeln beispielsweise Eisenbahnschienen in Telefonleitungen. Anhand von Archivbildern verfolgt der Zuschauer die große Geschichte und taucht durch Zeitzeugenberichte, animierte Bilder und Reportagen in die kleine Geschichte ein. Diese beiden Dimensionen – die große und die kleine Geschichte – erinnern daran, dass im Krieg zwar zwei Lager gegenüberstehen, dass sich in jedem von ihnen aber vor allem Menschen befinden.
Alors que l’animation permet d’évoquer des images symboliques pour traiter de manière imagée de sujets comme la guerre, le documentaire a la capacité de livrer une version de l’histoire au travers notamment d’images d’archives qui obligent les spectateurs à se souvenir qu’il s’agit de la réalité du passé. Chris the Swiss zeichnet sich durch seinen Blick aus, den er auf die „kleine Geschichte“ – die Persönlichkeit von Chris – richtet, aber auch durch den Blick, den er auf die „große Geschichte“ wirft, auf jenen Krieg, der sich Ende des 20. Jahrhunderts auf dem Balkan abspielte. siècle. En effet, le long-métrage se penche, d’une part, sur le conflit qui entraîna l’éclatement de la Yougoslavie et touche, d’autre part, son public par le récit du périple de ce jeune journaliste. Cette dualité est extrêmement bien dosée par la réalisatrice tout comme le mélange des genres et des dispositifs formels, ce qui rend son documentaire d’animation touchant. Chris the Swiss kann kostenlos auf der Schweizer Plattform „Play Suisse“ angesehen werden.

Bildnachweis: © Real Fiction und Urban Distribution
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