«Music of my life», das musikalische Biopic zu viel

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geschrieben von Jonas Follonier · 11 September 2019 · 0 Kommentare

Mittwochs im Kino - Jonas Follonier

Nach Bohemian Rhapsody und Rocketman, In den letzten Jahren hat sich die Musikszene in den USA immer weiter entwickelt, und nun kommt ein weiteres musikalisches Biopic in die Kinos, vielleicht eines zu viel. Musik meines Lebens (Blended by the light) hat das Verdienst, nicht das Leben des Künstlers, um den es geht - Bruce Springsteen - zu erzählen, sondern das eines seiner Fans, Ein junger pakistanischer Student im Thatcher-England der 1980er Jahre. Durch die vielen Bussi-Bussi-Fantasien wird diese Einzigartigkeit leider zur Schwäche. Meinung.

Le cinéaste britannique Dexter Fletcher a réalisé deux biographies musicales qui ont fait beaucoup parler cette année et la précédente: Bohemian Rhapsody, relatant une partie du parcours du groupe Queen et de son führer Freddy Mercury, et Rocketman, centré avec plus de kitschig et peut-être moins de talent sur Elton John. Arrive alors du Royaume-Uni en cet automne 2019, servi tout chaud, un autre biopic musical, mais cette fois de Gurinder Chada, aux origines indiennes. Et cela a son importance: celles-ci se retrouvaient déjà évoquées dans le premier film de la réalisatrice, Une balade à Blackpool, sorti en 1993 et prix du jury au Locarno Festival. Or, le Pakistan, tout comme l’Inde, est issu du partage de l’empire colonial britannique des Indes en deux pays selon le critère religieux.

In Blended by the light, bêtement rebaptisé Musik meines Lebens pour le public francophone, nous assistons au quotidien de Javed, un jeune étudiant de Luton étouffé par sa famille pakistanaise. Ce petit coin de pays n’échappe pas à un climat social instable et déprimant. L’esprit communautaire est à son acmé, le chômage commence à se manifester de manière non-négligeable. Dehors, les jeunes skinheads d’extrême-droite pissent dans les portes des maisons d’immigrés, la pluie s’abat, les chiens hurlent. Dans le cœur de Javed aussi, ça hurle. Ça hurle de colère à la fois contre un père à l’ancienne mentalité pakistanaise et contre une société qui ne veut pas de lui. Ça hurle d’amour pour la jolie militante d’extrême gauche Eliza. Un ami lui balance alors du Bruce Springsteen dans le baladeur. Javed se dit que Bruce chante exactement ce qu’il ressent. Il peut être libre.

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Cette description du film n’est à peine exagérée. Et c’est bien le regret que l’on peut légitimement avoir en tant que spectateur. Ce n’est pas parce qu’une histoire est simple et que cette simplicité est belle qu’il faut se contenter d’un traitement artistique aux confins de la niaiserie. Car oui, les thèmes de la difficulté à s’affirmer en famille et en société, du premier émoi amoureux, du réconfort des chansons populaires, thèmes abordés dans Musik meines Lebens, sont universels et importants. Mais cela ne suffit pas comme ingrédients d’un bon film. Encore faut-il l’originalité d’un angle, celle d’une forme ou d’un homme, quelque chose ou quelques choses pour hisser et scotcher le spectateur, le faire réfléchir à sa condition, rire ou pleurer. Ici, le cliché n’est au service de rien et, pire, l’histoire peu fine s’avère aussi totalement tirée par les cheveux dans son ensemble. A éviter, donc.

Schreiben Sie dem Autor: jonas.follonier@leregardlibre.com

Crédit photo: © Warner Bros. Entertainment

Jonas Follonier
Jonas Follonier

Bundeshauskorrespondent für «L'Agefi», Singer-Songwriter, Jonas Follonier ist Gründer und Chefredakteur von «Regard Libre».

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