«Jojo Rabbit: Die Satire, die beweist, dass die Lächerlichkeit getötet hat
Nach dem Erfolg von Thor: Ragnarock, Der neuseeländische Regisseur Taika Waititi, der 2017 in die Kinos kam, ist mit seiner satirischen Komödie Jojo Rabbit. Cette Romanadaption Der Himmel im Käfig von Christine Leunens verfolgt das farbenfrohe Leben des jungen Johannes Betzler, eines neuen Mitglieds der Hitlerjugend. Trotz einer Thematik, die man im Kino schon oft gesehen hat, nähert sich Waititis Projekt dem Zweiten Weltkrieg auf innovative Weise. Der schräge und neuartige Ansatz des Films macht ihn zeitlos. Nahaufnahme dieser satirischen Komödie, die seit dem 12. August auf Disney+ verfügbar ist.
Jojo Betzler, jeune allemand de dix ans, entre dans les rangs des jeunesses hitlériennes lorsque la Seconde Guerre mondiale touche à sa fin. Malgré son entrain, son patriotisme et son ami imaginaire – un Hitler sympathique, interprété par Taika Waititi lui-même – le jeune garçon ne va pas tarder à déchanter face à la réalité de la guerre et des actes du régime.
Un départ sur les chapeaux de roues
Les premières minutes du film sont troublantes et abruptes; les couleurs vives, presque criardes, les costumes anachroniques et décalés, l’humour grotesque – comme un coup de genou dans l’entrejambe – surplombent le récit. La présence de Rebel Wilson dans ce casting hétéroclite révèle l’orientation choisie par le réalisateur: la démesure et le burlesque.
Pourtant, la composition du film est bien plus subtile qu’il n’y paraît. Waititi instaure un changement de tonalité qui dévoile la noirceur des événements de la Seconde Guerre mondiale, en même temps que le jeune Jojo, âgé de dix ans et membre des jeunesses hitlériennes, se détache de son monde fantasque et naïf. Les plans sont plus longs, les blagues moins lourdes, la musique moins fréquente et l’ami imaginaire de Johannes, une version gaillarde et enfantine d’Adolf Hitler, se transforme petit à petit en personnage autoritaire et glaçant. Cette structure, calquée sur le point de vue du jeune garçon lentement désabusé, se compose de trois parties. Chacune d’elles exprime à son tour l’absurdité du fanatisme et de la propagande, l’instauration d’un doute collectif et une descente brutale à la réalité lorsque la fin du régime approche.
Si ce crescendo est finement agencé, son application dans le jeu de Sam Rockwell, incarnant le Capitaine K, animateur du camp d’entraînement de Jojo, l’est un peu moins. Alors que ce personnage est introduit comme un ancien commandant plein de sarcasme que la guerre rend désormais désinvolte, sa prise de conscience et son sérieux très soudains interrogent quant aux intentions et au rôle de ce personnage hermétique.
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A l’inverse, la mère du jeune nazi, Rosie, interprétée par Scarlett Johansson, est un bon exemple d’équilibre entre comique et profondeur. Rosie Betzler permet de faire le pont entre la réalité de la guerre et la réalité biaisée expérimentée par Jojo. Lorsqu’elle est représentée aux côtés des Allemands, elle symbolise l’archétype de la jolie mère un peu naïve et rieuse, en accord avec le ton comique du film. Mais lorsqu’elle se retrouve auprès d’Elsa, la jeune juive qu’elle cache sous son toit, son inquiétude, pour son fils et pour le reste du monde, transparaît.
Dans la cour des grands
La virtuosité du film se remarque dans les mécaniques de répétitions de certains procédés techniques et thématiques. Les plans larges des premières séquences, représentant des groupes d’enfants bruyants et agités, contrastent avec les plans larges de la suite où les personnages se retrouvent souvent seuls, ce qui illustre leur désappointement. L’emploi des ralentis est aussi impressionnant. Si, au début de l’intrigue, ils caractérisent l’euphorie de Jojo qui joue à la guerre, celui de la fin du film prend une tout autre tournure en soulignant les ravages de celle-ci.
Hormis les références plus ou moins assumées à d’autres films tels que Le Dictateur (1940) ou encore Moonrise Kingdom (2012), cette comédie satirique partage également une caractéristique avec certaines productions dont l’histoire s’ancre dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale ou d’après-guerre: l’exploitation de la perspective de l’enfant. Ce point de vue sur le monde, poussé à l’extrême dans Jojo Rabbit par le jeu sur les rumeurs ébruitées par les adultes, rappelle les histoires de cour d’école et souligne l’inanité de la propagande nazie. Le regard de l’enfant, témoin innocent de la réalité, a souvent été utilisé comme symbole réconfortant et porteur d’espoir pour la société traumatisée par la guerre. En s’appropriant ce procédé, Taika Waititi reconstruit de façon déconcertante l’histoire et ses vices.
Si la critique semble mitigée et remet parfois en cause les récompenses attribuées au film, c’est peut-être parce que Jojo Rabbit est un film multiforme. La variation de tons dans la mise en scène, la performance des interprètes et l’intrigue elle-même méritent que l’on s’y attarde.
Crédits photos: © Twentieth Century Fox
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