Le Regard Libre Nr. 39 - Jonas Follonier
Über die Bilanz des ersten Präsidentschaftsjahres von Emmanuel Macron wird viel geschrieben. Als einstiger Weggefährte des Sozialdemokraten François Hollande und als Kandidat der Elite, der unter dem Etikett einer neuen Bewegung in einem elitenfeindlichen Land gewählt wurde, fasziniert der Mann auf jeden Fall. Eines ist sicher: Er hat das Format eines Staatsmannes und versteht es sogar, mit Ruhe und Professionalität auf für den Moment respektlose Journalisten wie Jean-Jacques Bourdin und Edwy Plenel zu reagieren, «diesen Verrückten und diesen Kretin», wie es Alain Finkielkraut auf dem Sender Paris Première.
Or pour une fois, parlons du fond, et oublions la forme et la flamme. J’évoquerai ici en quelques phrases trois points qui semblent témoigner d’une bonne politique pour la France – il était temps. Trois points qui, vous l’aurez deviné, ne trouveraient pas forcément l’accord de la pensée dominante. Sinon, à quoi bon Le Regard Libre?
Premier point, le gouvernement par ordonnances. Cette méthode est indispensable pour faire appliquer les réformes, comme celle de la SNCF. Mitterrand l’avait fait avant lui; De Gaulle l’avait fait avant lui. N’en déplaise au PS et aux Républicains, qui trouvent toujours à redire à Monsieur Macron.
Deuxième point, sa fermeté sur Notre-Dame-des-Landes. Cela fait plaisir de constater que l’Etat a encore de l’autorité quand il s’agit de condamner le refus de la civilisation. Voilà que le führer d’En Marche ne cède pas aux caprices de quelques marginaux. Macron: vous aviez dit mou?
Troisième point, sa relation avec Donald Trump. Certes, le président américain n’en fait qu’à sa tête. Certes, c’est un mufle, un goujat. Certes, ce n’est pas le petit Emmanuel qui va le convaincre de renoncer à ses positions concernant les traités sur le nucléaire ou sur le climat. Raison de plus pour ne pas se le mettre à dos. Le dirigeant français l’a bien compris, et son idée de «souveraineté européenne» se rend audible aux oreilles de l’Américain, dont on ne peut pas dire qu’il ait de l’affection pour la Chine.
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