Gesellschaft Compte-rendu

Der Übergang: Die Zungen werden lockerer

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geschrieben von Antoine-Frédéric Bernhard · 16. April 2023 · 0 Kommentare

Am 2. März dieses Jahres wurde in einer Episode von «Temps présent» das Thema «Geschlechtsübergänge» angesprochen. Die Sendung mit dem Titel «Détransition, ils ont changé de sexe et ils regrett» (Übergang, sie haben ihr Geschlecht geändert und sie bereuen es) - die nicht selten eine Polemik auslöste - hat das Verdienst, ein Tabu zu brechen.

Niki, une femme de trente ans environ, n’a plus ni seins, ni utérus, ni ovaires. Elle a également subi un traitement hormonal afin de prendre l’apparence d’un homme. Ces changements irréversibles, Niki – qui témoigne anonymement – les regrette aujourd’hui: «Malgré que je n’aie rien d’une femme (sic), je sais que c’est ce que je suis, parce que je le suis malgré moi. Ce n’est pas un ressenti, c’est une biologie.» La Valaisanne fait partie du nombre toujours grand d’anciens transitionneurs qui en viennent à regretter leurs choix, condamnés souvent à en subir les conséquences jusqu’à la fin de leur vie.

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Certains témoins de l’émission réalisée par la Radio Télévision Suisse (RTS) ne sont pas allés jusqu’à ce stade des mutilations. Ils n’ont entamé qu’une «transition sociale», qui consiste par exemple à changer de sexe à l’état civil, changer de prénom ou encore porter un binder (vêtement qui comprime la poitrine pour la dissimuler). Tous, néanmoins, ont en commun d’avoir connu, un jour, une grande détresse dont ils ont pensé que la cause était le fait d’être né «dans le mauvais corps».

Une fuite en avant

Le reportage met en avant la facilité avec laquelle les jeunes en «questionnement de genre» peuvent avoir accès aux «thérapies de changement de sexe». Parmi les faits les plus marquants: en Suisse, à douze ans déjà, la prescription de bloqueurs de puberté est possible; à quinze ans, l’ablation des seins et un traitement hormonal sont autorisés. De quoi désarçonner certains parents, démunis devant les revendications de leur enfant. De plus en plus de parents, mais aussi de scientifiques, tentent aujourd’hui de dire leurs inquiétudes sur le sujet.

A lire aussi, en libre accès sur bonpourlatete.com | | Trans, trans und transgender: Warnungen vor einem angekündigten Skandal (par Anna Lietti, octobre 2021)

Le reportage confirme aussi l’importance démesurée des réseaux sociaux dans les questions de genre. Très tôt, et très facilement, ils mettent les jeunes en contact avec la «propagande trans», selon les mots de la mère d’une préadolescente qui souhaite changer de sexe. Ce à quoi il faut ajouter l’omerta qui règne sur le sujet. Un enseignant vaudois doit témoigner anonymement, craignant de perdre son emploi. Les détransitionneurs qui regrettent leur choix disent être harcelés par le milieu trans. Et les journalistes de «Temps présent» regrettent de n’avoir trouvé chez les professionnels de la prise en charge des jeunes trans aucun interlocuteur acceptant de parler face caméra. Un reportage à regarder, absolument.

Schreiben Sie dem Autor: antoine.bernhard@leregardlibre.com

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Antoine-Frédéric Bernhard
Antoine-Frédéric Bernhard

Antoine-Frédéric Bernhard ist freier Journalist und Philosophiestudent. Er ist stellvertretender Chefredakteur von Le Regard Libre.

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