Boxen ist in «Creed II» die Sache des Lebens»
Mittwochs im Kino - Loris S. Musumeci
«Mein Sohn wird dein Fohlen zerbrechen.»
Das Licht ist leicht. Die Boxhandschuhe klopfen ein scharfes Geräusch. Der Kampf kann beginnen. Es ist nicht mehr der Sowjet Drago, der kämpft, sondern sein Sohn Viktor. Es ist nicht mehr Rocky, der in den Ring steigt, sondern der junge Adonis Creed, den er trainiert. Dreißig Jahre zuvor hatte Drago Apollo Creed, den Vater von Adonis, in einem Kampf getötet. Das brachte ihm Demütigung und Unbeliebtheit ein. Nun holt er sich seine Ehre unter dem beeindruckenden Körperbau seines Sohnes Viktor zurück, um gegen Adonis anzutreten. Die Leidenschaften sind auf beiden Seiten sehr hoch. Dennoch muss der Kampf stattfinden, um der bitteren Vergangenheit eines jeden einen endgültigen Schlag zu versetzen.
Celui qui est prévu comme le tout dernier volet de la saga des Rocky redonne aux spectateurs, si ce n’est l’émotion du premier film de la série, un aboutissement humblement digne au plus légendaire boxeur du cinéma. Creed II n’est certes pas réussi en tout point, mais il du caractère et, simplement, il est prenant. La photographie, comme pour les sept autres films, est très réussie, sans accomplir pourtant de prouesses.
Ce sont les lumières sur le ring et dans les salles d’entraînement qui ont un effet stylé, en laissant entrevoir la douleur de ceux qui prennent des coups et l’épuisement de ceux qui en infligent. Leur contraste offre en outre un beau spectacle à l’écran, en passant des lueurs bleutées d’un vestiaire à la quasi-surexposition lors du combat. Le bruitage accompagne bien la part de mystère suscitée par l’image en envoyant des sons forts lorsque les gants tapent: le spectateur est pris par un bruit qui semble l’entourer.
Les scènes sur le ring sont bien faites, et pour cela Creed II reste sur les pas des films précédents. Bien sûr, les plus critiques diront que tout cela commence à bien faire, que les procédés pour donner au combat un air plus captivant sont désormais trop connus. Et alors? Du moment que l’alternance entre la rapidité des coups et les ralentis des chutes marche, pourquoi passer à autre chose. J’en conviens, ce n’est pas très original. En attendant, les matchs sur le ring demeurent le clou du film. Autre point central de la réussite: l’ambiance toute américaine, bercée de rap et de prises de vue de Philadelphie ou Los Angeles.
Même s’il est vrai enfin que le long-métrage peine à démarrer, et qu’il se perd un peu dans ses discours, qu’il devient assez plat par moments, la joie de retrouver Sylvester Stallone dépasse tout. Les autres acteurs s’en sortent tous bien, mais lui est mythique; chacune de ses présences dans le film est attendue comme une assurance que là, ça va être bien. Retrouver le personnage Drago est tout aussi excitant: surtout qu’on le découvre sous un autre aspect que celui du méchant Russe. L’homme a tout perdu, et livre sur le ring tout ce qui lui reste: son fils Viktor, dont l’apparente bestialité rime avec souffrance et désespoir. Parce que la boxe, c’est l’affaire de toute une vie.
«Maintenant, tu sais pourquoi tu te bats.»
Schreiben Sie dem Autor: loris.musumeci@leregardlibre.com
Bildnachweis: © Warner Bros.
| creed ii |
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| Vereinigte Staaten, 2018 |
| Regie: Steven Caple Jr. |
| Drehbuch: Sylvester Stallone, Juel Taylor |
| Dolmetschen: Sylvester Stallone, Michael B. Jordan, Tessa Thompson, Dolph Lundgren, Florian Munteanu |
| Produktion: Metro Goldwyn Mayer, Warner Bros, New Line Cinema, Chartoff-Winkler productions |
| Verteilung: Warner Bros. |
| Dauer: 2h10 |
| Ausgehen: 9 janvier 2019 |
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