«Das große Spiel» und seine große Langeweile
Mittwochs im Kino - Loris S. Musumeci
«Poker ist Geschicklichkeit».»
Molly Bloom fährt mit Kraft und Entschlossenheit die Piste hinunter. Schon in jungen Jahren wurde sie von ihrem Vater dazu gedrängt, eine Meisterin im Buckelpistenfahren zu werden. Als sie zwölf Jahre alt ist, brechen sowohl ihre Hoffnungen als auch ihr Rücken. Doch obwohl die Ärzte ihr raten, mit dem Hochleistungssport aufzuhören, stürzt sie sich ein Jahr nach ihrer Operation mit voller Kraft in den Sport. Als sie kurz vor den Olympischen Spielen steht, verändert ein weiterer Unfall ihr Leben. Da sie nun keinen Sport mehr treiben kann, geht sie nach Los Angeles, um Jura zu studieren. Inzwischen hat sich der einst geliebte Vater verbittert von seiner Tochter abgewandt.
Neue Stadt, neues Leben. Die ehemalige Skifahrerin verdient sich in einer spießigen Bar ein wenig Geld. Dort lernt sie einen triebgesteuerten Geschäftsmann kennen. Da sie gierig ist, sich ein besseres Leben zu leisten, wird sie sowohl seine Assistentin als auch seine Dienerin. Dort muss sie die Pokerspiele ihres Chefs organisieren, zu denen die ganze Familie kommt. Jetset des Spiels. Die Begegnungen sind zahlreich. Molly Bloom macht sich einen Namen. Sie beginnt, ihre eigenen illegalen Pokerspiele mit reichen Spielern zu organisieren. Der Erfolg wächst, doch dann kommt das Unglück.
Des idées courageuses
L’histoire est inspirée de faits réels. La vraie Molly Bloom les avait exposés dans ses mémoires, Molly’s Game. Les aventures de la jeune femme ont sans aucun doute été des plus excitantes. Le film ne l’est pas du tout, en revanche. Aaron Sorkin s’est lancé dans une réalisation avec de bons projets, de courageuses idées ; malheureusement, ce qui devait être un « grand jeu » se solde par un « grand ennui ».
Le Grand Jeu dure effectivement plus de deux heures, aussi vides qu’inutiles. Les événements phares sont posés après les vingt premières minutes. Ensuite, tout n’est que remplissage par pénibles répétitions. Molly Bloom organise des parties de poker, elle a des problèmes, mais continue ses soirées de poker, puis elle a des problèmes à nouveau, alors elle change de lieu et se relance dans le poker, etc. Une telle routine aurait pu être bien portée par une œuvre plus charnue et consistante dans son style. Là, seul l’échec peut être constaté.
Un rythme téméraire
Le réalisateur a tenté de jouer la carte du rythme pour nourrir ses répétitions. Seulement, le défilé de gros plans passant de la cigarette d’un joueur, aux jetons, à un verre d’alcool, jusqu’au visage de Molly, est mal exploité. Il ne permet pas au spectateur de sentir le poids du cercle vicieux instauré par une vie de débauche, parce que la caméra semble demeurer impassible aux scènes devant l’objectif. En somme, il n’y a pas de vie. Pas même dans les scènes où l’atmosphère se devrait d’être des plus tendues.
Enfin, ce qui lasse par-dessus tout : les dialogues. Sur ce point aussi, Aaron Sorkin s’est essayé à une cadence légère dans sa forme tout en révélant un fond de gravité. Raté ! Insupportable d’entendre sans cesse les acteurs crier, se lever, s’asseoir, croiser les bras, grimacer une joie apparente ou une indignation artificielle et couper la parole à l’interlocuteur. Le poker n’a pas seulement ruiné Molly Bloom, il a également gâché un film.
« J’en ai marre de ce cercle de dégénérés. Marre de la cupidité. »
Schreiben Sie dem Autor : loris.musumeci@leregardlibre.com
Crédit photo : © blogspot.com
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