«Climax», das Klima des Maximums

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geschrieben von Jonas Follonier · 09 Juli 2018 · 0 Kommentare

Neuchâtel International Fantastic Film Festival - Jonas Follonier

Wir befinden uns im Jahr 1996. Die Elite der jungen urbanen Tänzer bereitet sich auf ein Fest vor, bevor sie auf Tournee geht. Ein kleines Bankett wurde vorbereitet. In diesem Bankett befindet sich Sangria. In dieser Sangria ein etwas der ihnen den Kopf verdrehen wird. Alle, Tänzerinnen und Tänzer, Homosexuelle und Heterosexuelle, Drogenabhängige und cleans, Die Kinder werden in einen unheimlichen Zustand versetzt. Es folgt eine Horrornacht, ein Albtraum, bei dem einem schwindelig wird und man sich übergeben muss. Der Regisseur? Gaspar Noé natürlich.

Nach Enter The Void qui avait remporté le Narcisse du meilleur film au NIFFF en 2010 et le mélodrame pornographique Love, présenté en 2015 au festival non sans polémiques, l’enfant terrible du cinéma français revient donc avec un opus contenant la thématique du sexe, mais cette fois en partant de la danse. Et de la danse, mesdames et messieurs, vous en aurez durant toute la première partie du long-métrage, en continu, à l’exception de quelques « dialogues » de haut niveau où sodomie sans huile et gorge profonde sont à l’honneur.

C’est la seconde partie qui met en scène le climax, le point ultime de la soirée dégénérée – il faudrait être vraiment pervers pour parler d’orgasme – où il sera question de partouse, de mort et d’effroi. Si le but de Climax consiste à nous rappeler que sexe et violence sont liés, c’est une réussite. Si l’idée du film est de nous faire ressentir l’horreur de la situation, alors c’est un chef d’œuvre, puisque c’est une horreur de film. Un film d’horreur à sa façon, qui «transpire la rage de créer» comme l’a souligné la directrice artistique du NIFFF, Anaïs Emery, puisqu’il a été tourné en deux semaines seulement. Un film, enfin, de l’excès et de l’extrême, ce qui se retrouve dans sa forme. Un film cohérent, donc.

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Est-ce pour autant un «film virtuose», autre expression utilisée lors de la petite présentation avant la projection? Une chose est certaine, Gaspar Noé livre quelque chose d’unique, du jamais vu et du jamais produit, puisqu’il renverse absolument tous les codes cinématographiques. La caméra de Climax se jette sur le sol et se meut comme les danseurs pour ensuite laisser place à un plan fixe de plusieurs minutes; des noms et des marques s’enchaînent à l’écran pour plusieurs parenthèses; une bande-son infernale couronne le tout. Mais de là à faire une ovation à cette œuvre transgressive et choquante, il y a un monde. Faut-il vraiment donner raison à ces propos entendus aux urinoirs du festival: «le film est bizarre, donc c’est un bon film»?

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Schreiben Sie dem Autor: jonas.follonier@leregardlibre.com

Bildnachweis: © NIFFF

Jonas Follonier
Jonas Follonier

Bundeshauskorrespondent für «L'Agefi», Singer-Songwriter, Jonas Follonier ist Gründer und Chefredakteur von «Regard Libre».

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