Verdient Orelsan die Victoires de la musique?

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geschrieben von Jonas Follonier · 12. Februar 2018 · 1 Kommentar

Les lundis de l’actualité – Jonas Follonier

Aurélien Cotentin, jetzt Orelsan (zusammengesetzt aus «Orel » für Aurélien und « seinen », un suffixe japonais utilisé à l’oral comme marque de cordialité) , a reconquis le public et la presse francophones. C’est le moins qu’on puisse dire. Très vite marginalisé pour la violence de ses textes, le rappeur français a opéré une remontée spectaculaire dans l’opinion, amorcée par Der Gesang der Sirenen die 2011 veröffentlicht wurde und durch ihr neues Album bestätigt wurde, Die Party ist vorbei.

L’ensemble de la presse, qui déjà saluait « la maturité » des «neuen Orelsan », n’a pas caché son enthousiasme et son admiration lorsque le trentenaire a obtenu un triplet lors de la trente-troisième cérémonie des Victoires de la Musique, ce vendredi 9 février 2018. On se réjouit à l’unisson d’une véritable consécration de l’artiste normand, mais aussi du monde du rap et du hip-hop de manière générale, qui obtient enfin la place qui lui est due dans l’univers de la musique francophone, à savoir le premier rang.

Sind diese Auszeichnungen verdient?

Une question, cependant : Orelsan mérite-t-il les trois Victoires de la musique qui lui sont revenues, celles de la meilleure création audiovisuelle, du meilleur album de musiques urbaines et du meilleur artiste masculin ? Il ne s’agit pas de remettre en question la popularité d’un genre qui ne serait pas à notre goût, mais de s’interroger sur l’unanimité des critiques. Affirment-ils réellement trouver chez Orelsan une qualité artistique, notamment musicale, qui de surcroît surpasserait les autres artistes en lice, comme Bernard Lavilliers ?

Il est véritablement difficile de soutenir une telle ineptie. Orelsan a un certain talent, on peut le reconnaître sans trop de difficulté ; mais de là à ériger le rappeur au sommet de la scène musicale, il y a un monde. A l’écoute de l’album, Alles in Ordnung sonne comme un titre rendu le plus lisse possible pour ramasser un public hétérogène et, pourquoi pas, remporter une Victoire de la musique. Voilà qu’on le récompense. Tout va bien.

Basic, premier single sorti le 20 septembre 2017 pour annoncer la sortie de l’album, nous rappelle un fondamental, une donnée basique : le rap est un art mineur. Ses textes, simplistes à l’extrême mais enracinés dans une réalité urbaine qui est bien là, correspondent certainement aux attentes de toute une catégorie de personnes. Il n’y a rien de mal à cela. Mais pourquoi devrait-on considérer le rap comme la nouvelle chanson française et même comme le summum was derzeit in der Musik gemacht wird? Ist die Musikkritik verrückt geworden?

Il n’est même pas sûr que l’on puisse encore parler de critique musicale, quand nous avons affaire à un artiste qui ne témoigne d’aucune innovation musicale et qui, rappelons-le, est l’auteur de ces phrases : « Je vais te mettre en cloque et t’avorter à l’opinel » (Du Hure, 2009), « J’ai abandonné ces chiennes sur le bord de la route / C’est moi qui devrais avoir des doutes parce que tu les baises toutes. » (Paradies, 2017) Peut-on véritablement se réjouir du fait que c’est désormais sur ce genre de couplets que chantent ensemble papa, maman et leur jeune fille, dans la salle pleine à craquer de l’Arena ?

Einige gute Punkte

Tout n’est pas à jeter, loin de là. Nous le disions : Orelsan a un certain talent. Les clips des deux Single sind wahre Erfolgsgeschichten. Und in seiner Interpretation von San Freitag bei den Victoires de la Musique, gibt es natürlich etwas. Schöne Geistesblitze, insbesondere : « Je me fais à l’idée d’aller jamais mieux » ou « J’ai mis la moitié de ma vie pour savoir ce que je veux. » Et une âme, une certaine puissance d’expression qui semble jaillir de l’artiste. Mais cela ne suffit pas pour obtenir les Victoires.

De plus en plus, les journalistes culturels semblent se sentir investis d’une mission : épouser le changement de la société et légitimer par leur autorité tout ce qui est marginal, irrévérencieux, contestataire, à mille lieues de nos références communes définissant ce qu’est le beau et ce qu’est l’art. N’y a-t-il pas un paradoxe dans cette sainte alliance entre les donneurs de médailles et les artistes qui provoquent, qui questionnent, comme si cette attitude seule était gage de qualité ? Le provocateur n’est-il pas là pour justement nicht verehrt werden ? «Das Fest ist vorbei», sagt uns Orelsan. Eines ist sicher: Das Fest des französischen Chansons ist wirklich vorbei.

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Bildnachweis : Wikimedia Commons,CC BY 2.0

Jonas Follonier
Jonas Follonier

Jonas Follonier ist Chefredakteur von «L’Agefi» und Essayist sowie Gründer und Vorsitzender von «Regard Libre».

1 Kommentar

  1. patrikbruël
    patrikbruël · 19. März 2018

    lol

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