| Quentin Mouron: «Der Dichter weint, wenn der Publizist krakeelt».»
Quentin Mouron © Nathanaël Schmid für Le Regard Libre
Jeden Monat finden Sie die Kolumne von einer der Persönlichkeiten, die uns das Vergnügen bereiten, abwechselnd die Feder zu führen. In seinem Blogbeitrag untersucht der Schriftsteller Quentin Mouron ein aktuelles Thema mit seiner gewohnten Schärfe.
«Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit». Ainsi commence le vingtième poème d’amour de Pablo Neruda. C’est que tout poète a intimement affaire à ces deux éléments, la tristesse et la nuit, et qui sont la peinture dans laquelle il trempe ses pinceaux pour en tirer ses toiles les plus émouvantes. Le poète se plaint, le poète pleure – et avec lui, c’est toute l’humanité qui se plaint et qui pleure, et qui s’en trouve ainsi plus humaine. «J’ai imploré l’amour d’une douleur sonnante», écrit Maïakovski, rappelant ainsi que la nuit le poète n’est pas triste sans raison; il l’est bien souvent d’avoir aimé, de ne plus aimer, de
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