«Black level» und die moderne Einsamkeit

2 Leseminuten
geschrieben von Jonas Follonier · 18. März 2018 · 0 Kommentare

Internationales Filmfestival Freiburg - Jonas Follonier

Ein Ukrainer befindet sich in einer Midlife-Crisis: Er wird von seiner Freundin verlassen und sein Vater ist nach einem Schlaganfall gelähmt. Der Mann ist Fotograf, und der Film beginnt mit einer Fotosession mit Frauen in Hochzeitskleidern, die in einer Totalen gedreht wird. Die Symptome einer kranken Gesellschaft sind bereits auf der Leinwand zu sehen, da jeder der Charaktere ein «Selfie» macht. Der Film wird stumm sein, als wolle er den Mangel an menschlichen Kontakten anprangern, der derzeit in der Gesellschaft herrscht.

Un film réaliste, trop peut-être

Valentyn Vasyanovych signe ici un film dont nous sortons mitigés : si l’idée reste intéressante – nous retiendrons tout de même la réussite que représente l’enchaînement de trente-cinq scènes sans une parole –, le résultat est tout de même difficilement appréciable. A vouloir être réaliste, le long-métrage l’est trop. Typiquement, la scène d’amour dans une voiture qui respecte la même durée – pas très longue – que l’acte lui-même, à savoir une minute, peine à montrer quoi que ce soit de captivant.

La particularité de ce film consiste en ceci qu’il n’hésite pas à rendre compte du caractère répétitif, ennuyeux et inintéressant de la réalité quotidienne. Point très intéressant, la symbolique du cycle infernal, s’exprimant par des descentes en voiture dans des parking immondes, des séances d’escalade répétitives ou encore les roues du fauteuil sur lequel le père paralysé est condamné à finir son existence.

A lire aussi : Faute d’amour, un film qui en dit long sur les maux de notre époque

Tout comme Faute d’amour, le long-métrage pointe du doigt ce qui pourrait bien être un malaise trop difficile à regarder de face. Après tout, quelle expérience insupportable de voir le protagoniste supprimer de son ordinateur toutes les photographies qu’il avait prises de sa bien-aimée après qu’elle le quitte. Une possibilité d’effacer ses souvenirs en un clic, qui se répercute sur notre psychologie. Alors, Black level, trop morose, ou notre réalité, trop grise ? Les spectateurs pourront donner leur avis en allant voir ce film en lice pour le Prix du Public, au Festival international de Films de Fribourg.

Schreiben Sie dem Autor : jonas.follonier@leregardlibre.com

Crédit photo : © Riven chornoho

Jonas Follonier
Jonas Follonier

Bundeshauskorrespondent für «L'Agefi», Singer-Songwriter, Jonas Follonier ist Gründer und Chefredakteur von «Regard Libre».

Einen Kommentar hinterlassen