«Méandre», der neue atemlose Thriller von Mathieu Turi

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geschrieben von Jonas Follonier · 05 Juli 2021 · 0 Kommentare

Unveröffentlichter Artikel - Jonas Follonier

Vorgestellt als Schweizer Premiere bei der zwanzigsten Ausgabe des Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) ce 3 juillet, quatre ans jour pour jour après la projection en première mondiale d’Feindlich im Rahmen desselben Festivals, Mäander est le deuxième long-métrage du réalisateur français Mathieu Turi. Sous le mode d’une légère science-fiction, ce film d’horreur met en scène une jeune femme incarnée par Gaia Weiss qui doit lutter à la fois contre les obstacles du long tube où elle est enfermée et contre les pièges de sa propre psychologie. La deuxième variation d’un cinéma de genres au pluriel.

Avancer. C’est la seule chose que peut faire Lisa (Gaia Weiss, de la fameuse série Wikinger) pour espérer survivre dans le tube où elle se réveille après avoir fait une mauvaise rencontre sur la route. Avancer en évitant les pièges mortels et les étranges présences qui minent son chemin. Avancer le plus vite possible, un mystérieux bracelet indiquant à la jeune femme un minuteur qui n’annonce rien de bon. Si la présence d’une voiture comme élément déclencheur de Mäander est un joli clin d’œil au précédent et premier long-métrage du réalisateur Mathieu Turi, Feindlich, ce n’est pas la seule référence du film à un univers très cohérent.

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Le lien le plus saillant qu’établit Mäander ist der mit Würfel, le célèbre film canadien d’épouvante signé Vincenzo Natali et se mêlant lui aussi à la science-fiction. Cette parenté est si assumée que la différence entre les deux films tient au final en une seule lettre: on n’a plus affaire à un cube, mais à un tube. Ce «t» est aussi celui de Turi, car évidemment le film a bien d’autres caractéristiques qui lui sont propres et la patte du réalisateur français y est pour beaucoup. On retrouve dans Mäander die gleiche Art, einen begehbaren Konzeptfilm zu machen, wie in Feindlich.

Cette histoire de course pour la vie dans un huis clos labyrinthique et cauchemardesque – pas seulement pour les claustrophobes – file la métaphore des dilemmes moraux sur la base d’une réalité adverse. L’hostilité est à la fois extérieure et intérieure. Les effets de caméra très travaillés autour du personnage et la machinerie qui a dû être trouvée pour l’occasion le rendent bien. La dimension surfaite de certaines clés de compréhension données à l’héroïne tout comme au spectateur est rattrapée par une efficacité de la forme. Le sentiment d’oppression s’en retrouve garanti. En musique, Mäander wäre mit Sicherheit ein Hit.

Noch zu sehen am NIFFF am 5. Juli um 16:15 Uhr, am 7. Juli um 16:00 Uhr und am 10. Juli um 00:30 Uhr.

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Bildnachweis: © Alba Films

Jonas Follonier
Jonas Follonier

Jonas Follonier ist Chefredakteur von «L’Agefi» und Essayist sowie Gründer und Vorsitzender von «Regard Libre».

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