«The Seen and Unseen» von Kamila Andini

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geschrieben von Jonas Follonier · 21. März 2018 · 0 Kommentare

Internationales Filmfestival Freiburg - Jonas Follonier

Ein Krankenhaussaal auf Bali. Auf dem Bildschirm ist ein verschwommener Vorhang zu sehen, der sich plötzlich öffnet und den Blick auf die Höhle des Patienten freigibt. Es ist die Geschichte eines kranken Kindes. «Tantra hat einen Tumor im Gehirn [...] Seine Sinne sind beeinträchtigt.» Worte, die die Mutter nicht versteht. Nicht verstehen kann. Die der Vater zu erklären versucht, indem er sich als Vermittler für den Arzt einsetzt. Tantra, der kranke Junge, hat eine Zwillingsschwester, Tantri.

Porté par un réel soin de l’image, des jeux de clair-obscur ainsi qu’une musique bien dosée et bien placée, composée par Yasuhiro Morinaga, The Seen and Unseen arrive à traiter ce sujet grave en le transformant en une insoupçonnable poésie. Alors que tout dans le film est porté à nous dépayser – les notes même de la gamme indonésienne ne sont pas les fa und die sol que nous connaissons – tout nous apparaît pourtant comme familier. Car ce n’est rien d’autre que l’espoir d’une famille face à la maladie qui est raconté.

Une évasion dans l’imaginaire

Tantra souffre d’une dégénérescence lui faisant perdre ses sens. Il ne ressent plus le chaud, ni le froid. Il ne sent même plus ses jambes. « C’est tout pareil », comme il le dit à sa sœur. Le drame est total. Débordant de fatalité. Si, comme le soutenait le philosophe Berkeley, être, c’est être perçu (esse est percipi), qu’est-ce donc que vivre sans percevoir ? La non-sensation n’est-elle pas un non-sens absolu ?

Pour échapper au deuil anticipé de son frère, Tantri se réfugie dans un monde imaginaire, fait d’oiseaux, d’ombres, de mythologie indonésienne. Dans cet univers magique, la lune occupe une place déterminante, en particulier la pleine lune. Le jeune garçon lui-même se compare à elle : « j’ai l’impression d’être la lune, si brillante. Mais au bout d’un moment, elle perd son éclat. »

Au cours d’une scène, on voit la sœur de Trantra, cachée, surprendre sa mère en train de s’effondrer en larmes dans la cuisine. A la presque toute-fin du film, Tantri se couche contre son frère, l’enlaçant sur son lit d’hôpital, lui qui ne sent plus rien. Ces deux moments ne constituent que des exemples d’un film réussi à chaque instant, pour une simple et bonne raison : The Seen and Unseen est à hauteur d’enfant. A hauteur de rêve.

Oh, belle fleur dorée
Accrochée, suspendue
La belle fleur dorée portée par le ciel
Tombe à l’Est
Tombe à l’Ouest
Danse avec le vent

Schreiben Sie dem Autor : jonas.follonier@leregardlibre.com

Crédit photo : © Sekala Niskala

Jonas Follonier
Jonas Follonier

Bundeshauskorrespondent für «L'Agefi», Singer-Songwriter, Jonas Follonier ist Gründer und Chefredakteur von «Regard Libre».

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