«Traces of Passages» - Spiegel unseres Durstes nach Unsterblichkeit

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geschrieben von Amélie Wauthier · 14 September 2019 · 0 Kommentare

Der Bahnhof von Lausanne wächst und braucht dafür mehr Platz. Doch wie soll man mehr Platz finden, wenn man sich im Herzen einer überlasteten Stadt befindet, in der jeder Zentimeter Platz braucht?2 bereits ausgebeutet wird? Die Antwort ist die gleiche wie bei der Organisation der nächsten Olympischen Spiele: die Mieter vertreiben und ihre Lebensgrundlage zerstören! Einige waren erst seit ein paar Monaten hier, andere schon fast ihr ganzes Leben lang. Alle begrüßen uns herzlich in der Rue du Simplon 26, wo die von Sébastien Martinet kuratierte Ausstellung «Traces de passages» (Spuren von Passagen) zu sehen ist.

C’est l’occasion pour tous d’entrer dans l’intimité de ces résidents qui nous ouvrent leurs portes afin qu’on y découvre les traces qu’ils y ont laissées. Nous sommes invités à participer, que ce soit en écrivant sur les murs ou en sculptant ce que notre imagination nous inspire dans un morceau du tas d’argile à disposition dans une cuisine. Dans un salon, un canapé ainsi que des cacahuètes nous attendent pour que nous puissions confortablement visionner les témoignages vidéos de certains locataires pendant que la jeune femme qui occupe encore les lieux boit tranquillement son thé. «C’est un peu la bazar mais vous pouvez vous promener», nous dit-elle. A l’étage, des images et messages apparaissent lorsqu’on allume la lampe à UV de la salle de bain. Un peu plus haut encore, alors que des appareils diffusent de la musique dans des casques audio accrochés aux murs, le sol est recouvert de feuilles mortes et ça sent bon la forêt.

Indra Crittin für Le Regard Libre

Cette intimité qu’ils nous offrent aujourd’hui, les locataires de l’immeuble l’ont également partagée quotidiennement avec tous ces voyageurs venus attendre un train ou un proche de retour de voyage. Un lieu d’exposition, une gare, deux endroits de rassemblement où de parfaits inconnus se retrouvent si proches et en même temps si distants.

Indra Crittin für Le Regard Libre

Une exposition éphémère dont les seules traces qui perdureront seront nos souvenirs, puisque le moindre mur, la moindre fenêtre ou tommette de cette galerie atypique seront détruits. A travers des installations et de nombreux médias tels que la sculpture, la peinture, le graffiti, l’illustration, la photographie, etc., «Traces de passages» nous questionne sur notre rapport aux autres ainsi que notre propre condition éphémère. Elle nous renvoie à notre phantasme d’immortalité et notre besoin de laisser une trace de notre passage sur terre pour ne pas tomber dans l’oubli, le tout avec beaucoup de talent et de poésie. Demeure une question sans réponse: comment aurions-nous réagi si nous nous étions trouvés dans la même situation?

«Traces de passage», exposition à la rue du Simplon 26 à Lausanne, du 7 au 22 septembre, de 10h à 19h (plus d’infos ici).

Schreiben Sie dem Autor: amelie.wauthier@leregardlibre.com

Crédits photos: © Indra Crittin pour Le Regard Libre

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