Le verdict prématuré de l’obsolescence humaine
Photo: Katja Ano via unsplash
La raison humaine est-elle en voie de disparition? C’est du moins la thèse que défend Bruno Patino dans son dernier essai, Le Temps de l’obsolescence humaine. Selon le vice-président d’Arte, nous sommes entrés dans une nouvelle ère numérique qui clôt celle de l’imprimé, ouverte il y a cinq siècles par Johannes Gutenberg, et inaugure une colonisation progressive de nos existences par les intelligences artificielles (IA).
Au fil d’un essai foisonnant, l’auteur lance un avertissement: les IA menacent notre rapport à la connaissance, non pas sous la forme de robots hostiles, mais comme une «surcouche» qui vient se superposer à tous les objets et interactions de notre existence. Patino va jusqu’à évoquer l’avènement possible d’une «post-réalité», en complément de la «post-vérité», dans laquelle les agents d’IA pourront «formater leurs réponses et leurs productions en fonction de ce qu’il
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