Archives de catégorie : Cinéma

«The Fall»: la série policière avec un coup d’avance

Le Netflix & chill du samedi – Fanny Agostino

Diffusée entre 2013 et 2016, The Fall peut être considérée comme l’une des meilleures réussites dans le genre du polar de cette dernière décennie. Proposant un thriller ne trahissant ni ses promesses, ni sa complexité au fil de ces trois saisons, ce petit bijou britannique nous plonge dans les bas-fonds d’une enquête morbide: une chasse au serial-killer dans les dédales de Belfast, en Irlande du Nord. D’apparence classique, cette production surprend au regard de la profondeur de ses personnages et de la mise en image de la mécanique judiciaire.

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L’homme qui a pénétré mes rêves et ébranlé mes passions

ARTICLE LONG FORMAT, ANAÏS SIERRO | C’est aux sons des grincements de mon tourne-disque, de la clarinette de Bechet et de la pluie nocturne, que je m’apprête à rédiger cet article. L’ambiance est posée. Du vintage, du jazz, du romantisme et une thématique, celle de ce réalisateur qui me fascine depuis moult années: Woody Allen. Il est le premier et seul à m’avoir proposé des films qui semblaient sortir de ma tête et ses réflexions hallucinantes, mais aussi le premier à pénétrer mes rêves et passions. Voici Allen selon le «point de cœur» de ce qu’on appellerait: une admiratrice.

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«Le jeu de la dame» doit beaucoup à sa reine

Article inédit – Kelly Lambiel

Taciturne et exigeante, Beth Harmon l’est depuis son plus jeune âge. C’est le regard affirmé et perçant que l’orpheline lance un ferme «apprenez moi à jouer», ne laissant finalement au vieux Mr. Shaibel, d’abord peu enclin à jouer avec «une petite fille», que peu de chances de refuser. Et très rapidement, l’élève finit par surpasser le maître. Puis les maîtres. C’est qu’elle impressionne, elle déstabilise. Alors qu’elle n’y comprend encore pas grand-chose, après n’avoir observé qu’une ou deux fois, de loin, le vieux gardien jouer au sous-sol, elle sait déjà. Elle voit. Les cases ne portent pas encore de noms, les parades lui sont totalement inconnues et la dame n’est pour le moment qu’une «grande pièce qui peut aller partout», mais elle apprend vite. Bientôt, c’est elle qui ira partout.

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«Borat 2»: tout le monde adorera, à part les cons

Les mercredis du cinéma – Danilo Heyer

Borat 2, la suite de Borat (2006), est sorti le 23 octobre sur la plate-forme «Prime Video». Sacha Baron Cohen reprend les traits du journaliste Kazakh Borat Sagdiyev, pour un autre voyage en Amérique, mais troque cette fois-ci la compagnie de son acolyte obèse Azamat Bagatov pour celle de sa fille; de quoi proposer de nouvelles situations loufoques. Faut-il donc le voir? Assurément.

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Le cinéma et la Shoah: un regard sur l’horreur

«La Shoah a inscrit au cœur du XXe siècle une crise décisive qui l’a marqué irrémédiablement. Le cinéma a été l’art du XXe siècle», écrit Jean-Michel Frodon. On comprend dès lors que le septième art constitue aujourd’hui une part essentielle de la réflexion sur la Shoah. Chaque film sur le sujet amène polémiques, controverses et débats, mais il pose un nouveau regard sur l’insondable mystère de la Shoah, anéantissement de l’homme par l’homme. Quel est donc ce lien fort qui unit le cinéma et la Shoah? Et en quoi les films illustrent-ils ou conditionnent-ils un rapport singulier à l’événement en question?

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Le scénario de la vie de Woody Allen

Il ne s’agit pas d’une autobiographie quelconque. Le parcours du personnage qui se raconte y est certes pour quelque chose, mais cela ne fait pas tout. Aussi impressionnant soit le cinéma de Woody Allen, il n’assure pas un tel plaisir à la lecture d’un pavé de 534 pages qui est divisé ni en parties ni en chapitres. Point de travail de mémoire, mais un travail de divertissement. Le réalisateur endosse à nouveau l’habit de l’écrivain pour romancer une vie aussi hilarante que ridicule, et donc touchante. Lire «Soit dit en passant», c’est passer un bon moment de rires et de complicité avec le principal concerné.

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«Le bonheur des uns» fait le malheur du spectateur

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

L’axiome est renversé, mais tout le monde reconnaîtra le proverbe. D’une logique désespérante et cumulant les clichés affligeants, le film de Daniel Cohen est aussi attendu et démonstratif que son titre. Dans cette comédie où le succès du premier roman d’une femme attise la jalousie de ses proches, tout se rapporte à l’aposiopèse.

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«Petite sœur»: quand la Suisse fait du cinéma

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Sélectionné pour représenter la Suisse aux Oscars l’année prochaine, Petite sœur, réalisé par le duo féminin lausannois composé par Stéphanie Chuat et Véronique Reymond, narre la lutte d’une sœur aux côtés de son frère atteint d’une leucémie. Un film solaire, à rebours de ce que l’on pourrait attendre d’un récit où la maladie est le chamboulement causal du drame.

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Arts plastiques, cinéma… et philosophie

Article inédit – Jonas Follonier

La Fondation de l’Hermitage rouvre ses portes! Avec sa nouvelle exposition «Arts et cinéma», l’institution lausannoise met à l’honneur les liens évidents et non moins passionnants qui se tissent entre les arts plastiques d’un côté, et le cinéma de l’autre, des premiers films de la fin du XIXe siècle à la Nouvelle Vague. Un visiteur curieux et imaginatif remarquera également les relations que tissent ces disciplines avec d’autres domaines non exposés, mais implicitement convoqués, tels que la philosophie.

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«Tenet»: on n’était pas prêt!

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Comme l’indique son titre, palindrome issu du carré de Sator retrouvé dans les ruines de Pompéi, Tenet s’évertue à nous balader dans tous les sens. Sitôt qu’on pense avoir saisi quelques clefs de compréhension, voilà qu’elles nous échappent et c’est le retour à la case «départ». Temporalités superposées, espionnage, personnages énigmatiques, théories scientifiques, effet spéciaux inédits, c’est du grand Nolan, certes, mais aussi un véritable défi intellectuel. «Prise de tête», me corrigeront certains.

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