Archives de catégorie : Cinéma

Bacri le bougon? Bacri l’être humain!

Le Regard Libre N° 72 (en pré-commande ici) – Jonas Follonier

«Le plus célèbre des bougons français» s’en est allé, a-t-on pu lire un peu partout. Oui et non. Car si un bougon, un ronchon, un grognon, c’est quelqu’un qui râle plus qu’il ne le devrait, Jean-Pierre Bacri, lui, râlait juste ce qu’il fallait. Maître du jeu d’acteur minimaliste, il incarnait tout ce qu’il y a de plus normal: l’être humain lui-même, avec ses paradoxes et sa tragique beauté. Hommage.

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Je suis «Lupin» et bien d’autres

Les plateformes ciné du samedi – Alissa Musumeci

Changements d’identité, énigmes et rebondissements inattendus, voilà tout ce que nous réserve Lupin, dans l’ombre d’Arsène, diffusé sur Netflix depuis janvier 2021. George Kay et François Uzan, créateurs de la série, ont vu très juste. Quelques jours après sa sortie, la première partie de Lupin est déjà dans le top 10 des contenus les plus regardés dans de nombreux pays. La Suisse, le Brésil, et bien d’autres ont été conquis par cette adaptation des recueils de nouvelles rédigées par Maurice Leblanc, à partir de 1905. A la distribution, on retrouve Assane Diop (Omar Sy) et Claire, son ex-petite-amie (Ludivine Sagnier).

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«La Revanche des Sith», tragédie testament de Lucas

Les mercredis du cinéma – Danilo Heyer

Arrivé à ce stade de l’aventure Star Wars, après la postlogie, les spin-off et la fin de la deuxième saison du Mandalorien, il n’est peut-être pas inutile de tourner sur ses talons et de porter le regard sur une époque où Disney n’avait pas encore la franchise sous son emprise. Soit sur le dernier épisode de la prélogie, l’épisode III: La Revanche des Sith (2005) signé George Lucas.

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«Quartier des Banques» – Grangier, l’entreprise familiale gangrenée

Les plateformes ciné du samedi – Malika Brigadoi

Difficile de trouver sa place dans le marché impitoyable des séries. Quartier des Banques – une série helvético-belge, créée par Stéphane Mitchell, Fulvio Bernasconi et Jean-Marc Fröhle – s’est révélée être la première pierre de l’édifice grandissant des séries de la chaîne nationale. Dès les premiers épisodes, le spectateur plonge dans les coulisses de Grangier, une entreprise familiale de gestion de fortune basée à Genève. Alors que la première saison – diffusée en 2017 – prend pour contexte l’ébranlement du secret bancaire en 2012 par les Américains et la crise financière qu’il entraîna, la deuxième – sortie en 2020 – s’intéresse aux fonds spoliés et au blanchiment d’argent. Entre secrets de famille et problèmes économiques; enlèvements, intimidations, jeux de pouvoir, déloyauté, perfidie, amour et argent incarnent les ingrédients phares de cette saga financière.

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«Yalda», quand la téléréalité révèle les coutumes

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Le nom de Massoud Bakhshi ne nous est pas familier. Pourtant, le second long-métrage de ce réalisateur iranien pourrait l’imposer dans le champ cinématographique mondial. Après s’être emparé du fossé culturel entre l’Europe et l’Iran à travers la trajectoire d’un universitaire dans Une famille respectable (2012), Bakhshi s’inspire d’un programme télévisé iranien nommé «Lune de miel». Celui-ci permettait à des individus condamnés à mort d’être graciés par la famille de la victime en direct. Sur le modèle de The Voice, le public pouvait se saisir de son téléphone et juger de la sincérité de l’acte de repentance du criminel. Si le cinéaste nous expose un univers dont notre lecture sera forcément dystopique, les codes et les pratiques iraniens sont découverts par le prisme de la téléréalité et permettent d’accéder à une réalité culturelle invisible au cinéma.

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«Dorohedoro», que la chasse aux mages commence!

Les plateformes ciné du samedi – Ivan Garcia

Au fil d’une première saison convaincante, l’anime Dorohedoro dessine un univers divisé entre mages et non-mages, au sein duquel règne l’injustice envers les derniers. C’est sur ce fond de critique sociale qu’un homme-lézard tâchera de retrouver la mémoire et celui qui l’a transformé. Passionnant.

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Le point de vue multidimensionnel d’Anja Kofmel dans «Chris the Swiss»

Les plateformes ciné du samedi – Malika Brigadoi

Chris the Swiss, film biographique et documentaire d’animation historique réalisé par Anja Kofmel, retrace la vie du journaliste suisse Christian Würtenberg. En 1992, dans le contexte de la guerre en ex-Yougoslavie, il a été retrouvé étranglé dans un champ en Croatie. La famille de Chris n’a jamais compris son envie de partir si près du danger, en tant que journaliste. Depuis l’annonce de sa mort, la réalisatrice – et cousine de Chris – n’a, à aucun moment, cessé d’être hantée par les mystères qui entourent son décès. Elle décide alors de mener son enquête et de restituer son histoire. Elle espère ainsi s’expliquer pourquoi il était parti au cœur du conflit, mais aussi pourquoi il y a laissé la vie. Chris the Swiss a reçu plus d’une dizaine de prix, notamment dans les festivals, dont, en 2019, le Prix du cinéma suisse du meilleur film documentaire.

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«Atlas» – un équilibre fragile

Les mercredis du cinéma – Malika Brigadoi

En première mondiale, le film Atlas du Tessinois Niccolò Castelli a ouvert ce mercredi 20 janvier les 56e Journées de Soleure, dont la cérémonie a été diffusée en direct sur les trois chaînes de télévision nationale. A cette occasion, il a été nominé, hier, au Prix du cinéma suisse 2021, comme l’un des «Meilleurs films de fiction» et l’une des «Meilleures photographies». Atlas, second long-métrage du réalisateur, est inspiré d’un attentat qui a eu lieu à Marrakech en 2011 et qui a coûté la vie à trois Tessinois. Niccolò Castelli explique qu’en 2011, il a été «envahi par le sentiment que quelque chose pénétrait dans notre quotidien» alors qu’il était persuadé «d’habiter sur une île neutre, libre et heureuse, à l’écart du reste du monde». Cette impression de ne plus vivre dans un cocon protecteur s’apparente à un ressenti omniprésent dans notre actualité. Atlas semble le film tout indiqué pour ouvrir cette édition en ligne du festival, dans cette période troublée par la pandémie de Covid-19.

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On a tous quelque chose en nous de Klapzuba

Jean-Luc Bideau, le cinéma... et le football

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«Mank», la revanche d’un artiste sur le milieu du cinéma

Les plateformes ciné du samedi – Ivan Garcia

Un long-métrage présente la genèse de Citizen Kane au travers du portrait du scénariste qui a donné vie à cette œuvre. L’occasion de découvrir l’une des grandes «petites mains» du cinéma et de réfléchir sur les rapports entre l’industrie du cinéma, l’argent et le pouvoir.

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