Archives de catégorie : Cinéma

«To the bone»: peut-être pas assez profond

Le Netflix & chill du samedi – Lauriane Pipoz

To the bone, production Netflix sortie en 2017, veut montrer l’anorexie au grand jour. Lily Collins y incarne une femme de vingt ans qui se bat contre la maladie. Elle a elle-même connu ce mal, tout comme la réalisatrice du film. A la lecture du résumé, le projet me semble poignant. Mais le résultat ne le sera entièrement que durant les vingt dernières minutes.

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«La Grande Bouffe», à la vie, à la mort!

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Hommage à Michel Piccoli – Jonas Follonier

Qui n’a jamais rêvé d’organiser une orgie culinaire avec des amis? Nous sommes sans doute plus nombreux que l’on croit à l’avoir fait. Mais de l’avoir fait au degré de Michel Piccoli dans La Grande Bouffe, il y a peu de chance. Or les excès sont souvent des quintessences de profondeur – et pas seulement de gorge. Dans ce film franco-italien de Marco Ferreri sorti en 1973, la bonne chère et les plaisirs de la chair sont autant de célébrations de la vie, de son absurdité et de sa facilité; quant aux pleurs et au vomi, ils signent les prémisses de ce qui finit forcément par tous nous saisir: la mort. Aussi présente que la vie dans ce long-métrage. Comme dans la vie elle-même.

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«Les Choses de la vie» qui restent

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Hommage à Michel Piccoli – Loris S. Musumeci

Deux hommages en un film, et même trois tant qu’on y est. Un hommage à Michel Piccoli, un hommage à Jean-Loup Dabadie, tous deux décédés ces derniers jours, et un hommage à Claude Sautet, qui nous a quittés il y a vingt ans. Les Choses de la vie a d’autant plus de sens pour honorer la mémoire de ces trois hommes qu’il a profondément marqué leur carrière, leur vie. Il rend Piccoli populaire, donne à Dabadie l’occasion de signer son premier scénario – et pas des moindres! –, et (re)lance le cinéma de Sautet, qui trouve enfin son style avec cette réalisation, ainsi que son actrice fétiche Romy Schneider.

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«Le Mépris» et Michel Piccoli qui déambule

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Hommage à Michel Piccoli – Loris S. Musumeci

Un colosse de l’histoire du cinéma, réalisé par un colosse. Jean-Luc Godard était subversif; il l’est resté. Même si son cinéma, en l’occurrence Le Mépris, est entré dans la catégorie des classiques. Soit décrié et moqué, soit admiré et adulé, ce film a fait couler beaucoup d’encre depuis sa sortie en 1963. Il y a de quoi, parce qu’au jour où le subversif est devenu quasiment une norme, très bon chic bon genre, très conventionnel, Le Mépris surprend toujours. Il agace, puis il surprend. Il surprend, puis on l’adore.

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«Scarface», bien plus qu’un film de gangster

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les gangsters au cinéma – Kelly Lambiel

Tony Montana, son aplomb, sa paranoïa, son insolence. Un personnage qu’on ne présente plus et un film dont le destin, imitant la trajectoire de son protagoniste principal, aurait pu être bien différent. A peine sorti, Scarface dérange, choque par sa violence, n’obtient pas que des éloges. Au fil des années, il finit pourtant par devenir incontournable et se faire une place aux côtés des plus grands titres du genre comme Le Parrain ou Les Affranchis.

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De Niro et Machiavel dans: «Il était une fois le Bronx»

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les gangsters au cinéma – Antoine Bernhard

Après presque trente ans d’expérience comme acteur, De Niro endosse en 1993, pour la première fois de sa carrière, le rôle de réalisateur. Dans Il était une fois le Bronx, il pousse la prouesse jusqu’au bout, et assume l’un des trois rôles principaux de son propre film. La performance est remarquable, le film l’est tout autant. Penchons-nous sur l’un des deux seuls films réalisés par un géant d’Hollywood.

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«La French», un film en bang bang

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les gangsters au cinéma – Loris S. Musumeci

«En prononçant ces mots, j’ai une pensée bien sûr pour mon ami Pierre Michel. Ce juge intrépide qui a donné sa vie pour mettre un terme à l’existence de la French Connection. Sa mort est une grande perte pour la France. Il faut que justice soit faite.»

Le juge Pierre Michel a été assassiné le 21 octobre 1981, boulevard Michelet, dans le huitième arrondissement de Marseille. Trois balles de 9 mm. Mort instantanée. Il rentrait chez lui à bord de sa moto pour déjeuner avec sa famille. Deux motards l’ont suivi, et ont cueilli, à l’instant précis, l’occasion de lui tirer dessus. Il ne pouvait en être autrement. Le meurtre a été commandité par les hautes instances de la French Connection, au moment où elle est en plus grande difficulté, au moment où elle s’apprête à disparaître sous les arrestations. C’est Pierre Michel qui l’a attaquée durant près de sept ans. Elle le lieu lui a bien rendu. Mais le combat du juge a porté ses fruits. Et si le juge n’a pas gagné la guerre, il a remporté une bataille, au prix de sa vie. La French (2014) de Cédric Jimenez s’inspire librement de ces faits réels.

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Les gangsters au cinéma

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les coronarétrospectives du cinéma – Loris S. Musumeci

Le cinéma, c’est voyager en restant sur son fauteuil, c’est faire l’expérience d’une vie qui n’est pas la nôtre. Le cinéma, c’est du rêve. Qui donne à rêver d’autres existences qu’on ne pourrait ni ne souhaiterait mener dans la réalité. Ainsi, les films de gangsters offrent du rêve. Tantôt le spectateur s’imagine en grand boss, tantôt en policier. En tout cas, il s’imagine toujours flingue au poing. Entrant dans une aventure où risquer sa vie est du lot quotidien. Mais dans les films de gangsters, c’est plutôt en gangster qu’on s’imagine. D’autres films ou séries laissent l’avantage à la figure du policier ou de l’enquêteur.

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«Devenir» une First Lady

Le Netflix & chill du samedi – Alissa Musumeci

Becoming, best-seller autobiographique de Michelle Obama, inspire le nouveau film-documentaire Devenir sorti au printemps 2020. Netflix a suivi l’ancienne Première Dame lors de sa tournée pour Becoming. Deux ans après avoir quitté la Maison Blanche, Michelle Obama décide de retracer son expérience à travers un ouvrage, en se montrant vraie et sans aucun filtre.

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«Carnage», quand Polanski dénonçait la bien-pensance

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le cinéma de Polanski – Jonas Follonier

Avec Carnage (2011), Polanski sortait un huis clos virtuose, où le jeu théâtral et les proportions que prennent l’histoire venaient porter un coup à la bien-pensance et aux conventions entre voisins et copains, que nous connaissons tous. Un film à voir ou revoir pour passer 79 minutes de tension et de plaisir.

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