«La petite dernière»: choisir d’être inlassablement entre deux pôles

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Le roman en partie autobiographique de Fatima Daas est sorti à la fin de l’an dernier. La jeune auteure y raconte des fragments de sa vie à travers une fiction étonnante. Entre sexe et islam, amour des femmes et de sa famille, ce premier récit est une bombe à retardement.

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Yann Moix: «Chaque fois qu’on a voulu ma peau, je m’en suis sorti»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | Il est libre, Moix. Et surtout habité par la «vérité romanesque», celle qu’il expédie à la façon d’un génie avec des phrases aussi sensibles que dures et aussi tragiques que drôles. Qui d’autre qu’un maître de l’improvisation préméditée en est capable? Ancien chroniqueur de l’émission «On n’est pas couché» animée par Laurent Ruquier sur France 2 et ex-animateur de son émission «Chez Moix» sur Paris Première, Yann Moix est aussi un enfant de la télé, qui aime mettre sa verve orale au service de l’exploration intime et exigeante des humains, des livres, du monde. On m’avait averti: «Il est un peu exotique». Expérience confirmée avec cet entretien qui a bien failli ne pas se produire. L’écrivain, réalisateur et chroniqueur de télévision se livre pour Le Regard Libre sur ses «années horribles» autour de la vingtaine, la ville de Reims dans les années 80 ou encore l’antisémitisme dans lequel il s’est empêtré à cette époque. Et l’un des meilleurs auteurs français contemporains de nous détailler justement ce qu’il entend par «vérité romanesque», deux ans après avoir fait l’objet de polémiques liées à sa famille, famille qu’il ne qualifie désormais plus comme telle.

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Pourquoi continuer de se rendre dans les foires d’art contemporain?

ARTICLE LONG FORMAT, Aude Robert-Tissot | Du 20 au 26 septembre dernier s’est tenue la plus grande et prestigieuse foire d’art contemporain, Artbasel, le rendez-vous international du monde de l’art et des collectionneurs. Des millions brassés comme à l’accoutumée, pourtant sans grand renouvellement artistique. Les plus grandes galeries se sont sagement assises sur leurs artistes phares, ne prenant aucun risque pour cette édition. Mais alors, à quoi bon dépenser un peu moins de cent francs lorsque l’on est un simple amateur d’art? Pour se laisser surprendre. Car oui, même si Artbasel ne vient pas transcender le monde de l’art cette année, nous pouvions y constater une intéressante tendance pour… la figuration.

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Nietzsche, le poète des lendemains qui chantent

ARTICLE LONG FORMAT, Enzo Santacroce | Nietzsche, le philosophe aux multiples facettes, a aussi bien été récupéré et détourné par l’idéologie nazie que par les forces anarchistes qui animaient les étudiants de mai 68. Comment expliquer que la pensée de cet esprit brillant ait été embrigadée par le brun et par le rouge? Les propos fragmentés et volontairement choquants que le philosophe allemand a formulés ont certainement contribué à l’inscrire dans les malentendus. Toutefois, sa critique lucide d’une société occidentale vivant désormais sans transcendance est d’une brûlante actualité, en ce sens que la seule valeur acceptable de nos jours est celle de la santé comprise comme l’anéantissement de la souffrance. Très tôt conscient de ce déclin, Nietzsche a élaboré une réponse tonique en se basant sur la volonté qu’exprime le corps enfin réhabilité dans sa dimension désirante.

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«Le Pouvoir du chien»: une fleur parmi les loups

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Absente au cinéma depuis 12 ans, Jane Campion marque, avec Le Pouvoir du chien, un retour grandement salué par la critique. Lion d’argent de la meilleure réalisatrice à la Mostra de Venise 2021, c’est en jouant avec les codes du western que, bien des années après La leçon de piano et Portrait de femme, elle pénètre pour la première fois la psyché masculine. Un territoire qu’elle a voulu hostile, ennemi, pourtant sublimé par son regard. 

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«Marta et Arthur», sur les lèvres le venin

Les bouquins du mardi – Quentin Perissinotto

Initialement paru en 2019 en Allemagne, Marta und Arthur gagne le public francophone deux ans plus tard grâce à la traduction de Barbara Fontaine aux Editions Zoé. Journaliste établie en Suisse, Katja Schönherr signe ici un premier roman d’une virtuosité remarquable, aussi nocif qu’irrésistible.

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La «Barbaque», certains l’aiment saignante

Article inédit – Erica Berazategui

Un vieux couple de bouchers contre de jeunes végans: Barbaque vous propose une bonne tranche de rigolade absurde et cynique, mais somme toute banale. Impressions.

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Gestion du Covid en Suisse: trop de fédéralisme… ou pas assez?

Le Regard Libre N° 79 Jonas Follonier

L’affaire serait entendue: si la Suisse ne comptait pas dans son système politique l’outil du fédéralisme, la gestion du Covid aurait été plus efficace. Ou plutôt, principe de précaution oblige, «moins inefficace». Le fait que la Confédération, malgré ses pouvoirs spéciaux durant cette période spéciale, doive consulter les cantons avant de prendre des décisions importantes pour protéger la santé publique apparaît absurde aux yeux de nombreux commentateurs – de profession ou de salon. Et que ces mêmes cantons puissent prendre des mesures contradictoires entre eux n’est guère plus supportable pour ceux qui aiment à rappeler, fameux refrain, que «le virus ne connaît pas de frontières» – ce qui est vrai. Qu’à un moment donné, au début de la crise, il ait suffi de passer de l’autre côté de la limite Neuchâtel-Berne pour aller manger au restaurant, serait le révélateur parfait de cette «cacophonie».

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«Au théâtre comme dans l’enseignement, l’essence du geste est la transmission»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Antoine Bernhard | A côté de son métier d’enseignant dans un lycée valaisan, Stéphane Albelda engage une grande partie de son temps dans le théâtre. Cette année, avec les compagnies Nova Malacuria et Hussard de Minuit, il a porté à la scène la vie passionnante et mystérieuse d’Antoine de Saint-Exupéry. Il revient, pour Le Regard Libre, sur sa pièce Saint-Exupéry volé au ciel et sa passion pour «Saint-Ex», écrivain né à l’aube du XXe siècle, disparu au crépuscule de la Seconde Guerre mondiale, mais dont l’œuvre n’a pas fini de passionner les hommes.

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Carrare, le vertige du marbre

Le Regard Libre N° 79 – Bernard Léchot

Flancs abrupts des montagnes tailladées, blancheur de la roche découpée, les carrières de la province de Massa-Carrara, à la frontière de la Toscane et de la Ligurie, ont conféré leur éclat à la statuaire antique comme à d’innombrables palais et églises. Avec l’industrialisation, la poussière de marbre s’est aussi muée en carbonate de calcium et en dentifrice. Plongée dans un décor somptueux aux lourds enjeux économiques, sociaux, environnementaux.

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