Ah! «La belle époque»!

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Avec ce deuxième film présenté hors compétition au festival de Cannes, Nicolas Bedos nous prouve que malgré son peu d’expérience, il a déjà l’étoffe d’un grand cinéaste.

Et ce, pas seulement parce qu’il fait preuve de talent en écrivant et en réalisant à la fois. Ou parce que, comme c’est le cas pour tous les audacieux, sa personne ou sa plume, c’est selon, suscitent la controverse. Ni même, enfin, parce qu’on voit poindre déjà, le tourment de l’artiste qui s’évertue à épuiser certaines obsessions et thématiques récurrentes. S’il gagne nos faveurs c’est avant tout parce que ses comédies aigres-douces sont à l’image de la vie, drôlement tristes et tristement belles.

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Le drame des paysans porté à l’écran par Edouard Bergeon

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

C’est un film aussi bien dur – dans son propos et ce qu’il montre à l’écran – qu’artistiquement réussi, et donc beau. Au nom de la terre d’Edouard Bergeon met en scène un paysan (Guillaume Canet) qui reprend la ferme de son père et qui glisse lentement du bonheur à l’horreur, malgré une femme et des enfants aimants. Un film percutant, basé hélas sur la réalité du monde agricole et de son évolution depuis quarante ans.

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«Midway»: vous m’avez déçu mon général!

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Midway raconte la guerre du Pacifique entre les Etats-Unis et le Japon pour se focaliser ensuite sur les premiers jours de juin 1942, sur la Bataille de Midway. Les Japonais, en supériorité, ont tendu un piège aux Américains, pour les achever une bonne fois pour toutes. Ils voulaient continuer leur campagne du Pacifique, sans avoir dans les pattes la puissance navale américaine qui n’était à l’époque encore que naissante. Question de chance, de vaillance et de bonnes opérations de décryptage des communications japonaises, les Américains ont fini par l’emporter de justesse, poussant les Japonais dans leur propre piège. Ils ont ainsi évité que «toute la côté est ne soit bombardée et ne parle japonais.»

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Le karaté d’Harry Crews, un «kiai déjanté»!

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Un vagabond solitaire, équipé de son pull William Faulkner, fait la rencontre d’une belle karatéka sur une plage de Floride. Attiré par cette beauté fatale, le protagoniste s’engage alors dans une étrange communauté de karatékas, vivant et s’entraînant dans un motel désaffecté, sous la conduite d’un mystérieux Sensei nommé Belt. Entre cours de karaté, pilules gastronomiques, sexualité bestiale, fatalité et concours de beauté, Le karaté est un état d’esprit est une épopée déjantée et violente à l’attention des incompris et des marginaux.

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Entretien avec Anna Lemonaki, metteure en scène et comédienne

Au théâtre, «prenez ce que vous souhaitez prendre»

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Ode à la bière

Les vendredis de la microbrasserie – Jonas Follonier

Nulle chronique en ce vendredi, ou plutôt plus qu’une chronique: une ode. Une des différentes formes poétiques possibles de l’éloge, l’ode peut être héroïque, célébrant ainsi des hauts faits, ou anacréontique, pour les sujets familiers. Il semblerait que la bière, si familière, endosse également quelque noble statut. Place donc à une ode hybride en alexandrins.

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La langue incendiaire de Castorf

Article inédit – Ivan Garcia

Spectacle très attendu de cette saison à Vidy, Bajazet. En considérant Le Théâtre et la peste d’après Jean Racine et Antonin Artaud est encore jouée au théâtre jusqu’au 10 novembre prochain. Sa mise en scène signée Frank Castorf étonne par ses comédiens, et s’avère une œuvre spectaculaire, malgré quelques moments d’incohérence et une durée considérable pour le spectateur.

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De «Shining» à «Doctor Sleep»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– T’es magicien, comme moi?
– Non, je ne suis pas vraiment magicien. J’ai toujours appelé ça le shining.»

Le shining revient. Danny Torrance croyait en être désormais à l’abri. Après les traumatismes de l’enfance, il a enfermé ses peurs pour mener une vie plus ou moins normale. Et normale, sa vie l’est. Même un peu trop. Celui qui, dès son enfance, a le don du shining, lui imposant des visions d’un passé qui le hante, d’un futur qui inquiète, se retrouve encore un peu bourré au petit matin avec une nana qu’il a chevauchée toute la nuit, cocaïne aidant. Alcool aidant. Ce même alcool qui a détruit son père. S’adonnant au même vice, il devient victime de la même possession. Il est dérangé. Par des visions terrifiantes.

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«Matthias et Maxime»: l’amitié anti-Guillaume Canet

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Seulement une année après l’hollywoodien Ma vie avec John F. Donovan, le jeune prodige du cinéma québécois revient aux sources avec Matthias et Maxime. L’art et la manière de produire une œuvre de fiction avec sa vraie bande de potes, en évitant le piège de la beauferie.

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