La dernière chronique de Roland Jaccard: «Jacques Lecarme et moi»

Le Regard Libre N° 77 Roland Jaccard

Chaque mois, retrouvez la chronique d’une des personnalités qui nous font le plaisir de prendre la plume en s’alternant. L’écrivain Roland Jaccard relate son film préféré, aussi peu crédible qu’il n’est politiquement correct: le film de sa vie.


Ou du moins, il le relatait. Roland Jaccard, tenant parole à l’égard de ce qu’il annonçait de livre en livre, est décédé en homme libre le 20 septembre dernier, quelques jours avant ses 80 ans, l’âge auquel son père et son grand-père s’étaient donné la mort. Ce texte est sa dernière chronique pour Le Regard Libre.


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Dmitri Chostakovitch, un funambule face au pouvoir

ARTICLE LONG FORMAT, Jean-David Ponci | Député du Soviet suprême en 1947, secrétaire général de l’Union des compositeurs soviétiques en 1960, Héros du Travail Socialiste en 1966… Ces nominations, acceptées à contrecœur, n’étaient souvent qu’un moyen pour publier en son nom des articles qu’il n’avait pas écrits, ou pour lui faire lire des discours qu’il n’approuvait pas. Cela correspond bien à la conception totalitaire du pouvoir selon laquelle tout est au service de l’Etat. Chostakovitch était censé être un rouage de plus de cette gigantesque machinerie. Comment un artiste peut-il être encore créatif dans de telles conditions? Chostakovitch fait plus que répondre à ce dilemme. Il l’incarne par sa vie même. Tout comme un funambule qui doit se soumettre, s’il veut survivre, aux lois de la pesanteur, Chostakovitch se soumet aux lois implacables du régime, mais, en même temps, il les défie en composant des musiques qui peuvent être interprétées comme une raillerie.

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«Respect»: retour sur l’ascension de la «queen of soul»

Les mercredis du cinéma – Mathieu Baume

Décédée en 2018, Aretha Franklin a marqué l’histoire au-delà de la musique. Par sa voix, elle a contribué à redéfinir les codes de son époque, en popularisant un nouveau genre musical, la soul, mais en étant également une figure du mouvement afro-américain des droits civiques, et en œuvrant dans encore bien d’autres combats tout au long de son existence.

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«L’amour par temps de crise», ou le devoir douloureux du choix

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Si les femmes ont acquis certaines libertés après les avoir durement gagnées, ces dernières restent parfois difficilement compatibles avec la société dans laquelle nous vivons. Ce constat est la ligne directrice de l’ouvrage de Daniela Krien, formé des récits de cinq femmes extrêmement différentes les unes des autres, toutes reliées par cette problématique et évoluant dans le même cercle. Un livre intelligent et émouvant.

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L’art contemporain en piètre état par l’activisme de Piotr Pavlenski

ARTICLE LONG FORMAT, Aude Robert-Tissot | Nous sommes en février 2020, Benjamin Grivaux est alors en pleine ascension pour la mairie de Paris, lorsqu’il se retrouve au cœur d’une polémique: des vidéos intimes de lui avec une jeune femme envahit la toile. Une fois celles-ci devenues virales en quelques heures, Grivaux sera contraint de démissionner devant l’ampleur du scandale. De quoi l’accuse-t-on? D’adultère. Mais surtout d’hypocrisie. Rien de bien méchant ni de nouveau dans le tabloïde des personnalités politiques françaises. Piotr Pavlenski, le diffuseur de la vidéo, est un performeur russe, séjournant en France depuis 2017 en tant que réfugié politique. Un artiste qui vient de franchir les limites déjà bien entamées de l’artivisme, prenant l’art contemporain en otage pour dénoncer non plus un Etat autoritaire mais un adultère, en adoptant un discours réactionnaire.

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«Dune»: Villeneuve réhabilitera-t-il l’échec de Lynch?

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

La malédiction serait-elle sur le point de prendre fin? L’énième tentative d’adaptation cinématographique du roman de Frank Herbert, Dune, pourrait être la bonne. Adulée par les adeptes de science-fiction, cette fable écologique et politique écrite en 1965 pourrait avoir trouvé son élu en la personne de Denis Villeneuve. Mais pouvons-nous vraiment en être certains après cette première partie qui est sortie ce mercredi 15 septembre dans les salles? 

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Devenir libre en Turquie, par amour pour Madame Vie

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Il faudra deux femmes à Fazıl pour trouver son chemin vers la liberté. L’une d’elles a donné son nom au livre Madame Hayat. L’autre reste plus discrète, mais se révèle aussi plus engagée. Deux femmes pour raconter l’évolution et la prise de conscience de Fazıl dans une Turquie qui se ferme petit à petit sur elle-même. Accusé d’avoir participé au coup d’Etat échoué de 2016, l’auteur, Ahmet Altan, a écrit ce livre en prison. Ce qui donne au récit une saveur encore plus politique.

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Les déchirements politiques de l’auteur russe Zakhar Prilepine

ARTICLE LONG FORMAT, Ivan Garcia | Ecrivain, journaliste et soldat, Zakhar Prilepine est l’un des auteurs contemporains russes les plus salués par la critique. Nostalgique de l’URSS, opposé à la dictature gouvernementale mais également nationaliste parti guerroyer aux côtés des sécessionnistes russes dans le Donbass, il est le représentant d’une génération tiraillée entre un passé grandiose et un présent morose. Portrait d’un écrivain clivant face au pouvoir russe.

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«Réminiscence» laissera-t-il une trace?

Les mercredis du cinéma Kelly Lambiel

Une ville ravagée par les eaux et une curieuse machine à souvenirs. Un protagoniste torturé et une mystérieuse femme fatale. Science-fiction ou film noir? Pour son premier long-métrage, entre la nostalgie des vieux polars qu’elle affectionne particulièrement et l’ambiance futuriste qui l’a fait connaître à travers la série Westworld, Lisa Joy ne tranche pas. Même si l’image est particulièrement soignée et l’association des genres surprenante, l’intrigue de Réminiscence s’avère n’être finalement ni tout à fait quelconque, ni tout à fait originale.

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«La mort du hibou», quand parlent les lumières et la mère

Les bouquins du mardi – Aude Robert-Tissot

De la formation de l’univers à notre arrivée sur Terre, les plus spirituels diront que le hasard n’existe pas, que l’on choisit ses parents tout comme l’on se destine à une rencontre, pendant que les plus cartésiens penseront que ce n’est que le fruit du hasard. La mort du hibou, le premier roman d’Ann-Kathrin Graf, raconte le destin d’une vie, d’une fille guidée au gré de la peur et de l’amour pour sa mère.

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