«Tout est accompli»: à quand l’apocalypse?

Technologie, totalitarisme et liberté

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L’odorat, un sens enfin mis à l’honneur au cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Anne Alberg (Emmanuelle Devos) est ce qu’on appelle un «nez». Son travail consiste à sentir des odeurs et créer des parfums. Naguère, des parfums au sens propre, de l’eau-de-toilette. Le «J’adore» de Dior, c’est elle. Mais ça, c’était avant. Avant qu’elle ne perde son odorat. L’anosmie, un phénomène bien trop méconnu et qu’il est intéressant de voir faire son entrée dans une intrigue de film. Tout en douceur, d’ailleurs, puisque ce n’est pas là le plus important de l’histoire et que cette donnée subtilement amenée est au service du véritable objet du film: ce que représente le monde des senteurs, des fumets, de cette réalité informe qui chatouille nos narines et ce qui s’y trouve. Les parfums, c’est avant tout la relation qui s’installe entre cette dame hautaine et son nouveau chauffeur, Guillaume (Gregory Montel), un gars un peu gauche, mais brave.

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Un «Pinocchio» dans la continuité, mais raté

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Matteo Garrone revient. Roberto Benigni aussi. Et évidemment la fable de Pinocchio (1881) de Carlo Collodi, déjà tant de fois portée à l’écran. L’événement s’annonce donc par la réunion de ces trois retours. Dogman (2018), véritable chef-d’œuvre à mes yeux, a confirmé Garrone, déjà remarqué à Cannes pour Gomorra (2008), en cinéaste brillant dont les sorties sont attendues avec impatience par le public. Benigni, l’éternel père sacrifié de l’immense La vie est belle (1997), fait un retour encore plus attendu sur le grand écran après huit années consacrées à la scène. Et Pinocchio, ça reste Pinocchio, à chaque nouvelle adaptation. Tantôt plus libre, tantôt fidèle, toute adaptation prouve que les années ne passent pas pour les fables. Elles demeurent; parlant à chaque époque, à tout le monde.

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Entrer à Kaboul sur des cerfs-volants

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Dans Les cerfs-volants de Kaboul, la vie et la tragédie d’Amir, un petit garçon issu d’une famille bourgeoise de Kaboul, représentent une éclairante allégorie de la guerre d’Afghanistan. Mais ne vous méprenez pas, il serait totalement exagéré d’appeler cela un livre politique. Nous avons bien affaire à un roman scénarisé avec soin et qui peut se lire – en témoigne son succès – sur une chaise longue. En somme, un agréable bouquin tout public. Son intérêt profond? Il pourrait bien réveiller chez les personnes qui le lisent quelques volets d’intérêts concernant une histoire géopolitique qui n’est pas terminée et dans laquelle l’Occident est toujours empêtré.

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Le vaccin contre le Covid-19 s’appelle «Petite»

Les bouquins du mardi – Anaïs Sierro

Si vous pensiez lire un article médico-pharmaceutique sur un potentiel vaccin contre le Covid-19, passez votre chemin. Il s’agit bien de la critique du récit de voyage de Sarah Gysler, Petite. Et si l’on imaginait trouver la thématique de l’enfance ou de ce fameux «enfant intérieur» en thème majeur de ce voyage, c’est plus ou moins loupé, sauf sur la première moitié de ce livre.

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Quand Tarantino a fait revenir Morricone au western


En hommage à Ennio Morricone, décédé la nuit dernière, nous publions en primeur cet article issu du dossier spécial «Tarantino à paraître la semaine prochaine dans notre numéro de juillet et écrit il y a quelques jours.


Le Regard Libre N° 64 – Jonas Follonier

Si nous acceptons comme point de départ que dans le grand cinéma, une musique de film résume l’essentiel du film en question, et qu’avec Tarantino, nous avons affaire à du grand cinéma, alors permettons-nous d’admirer ensemble Django Unchained (2012) et Les Huit Salopards (2014) à la lumière du plus grand coup de maître de Quentin Tarantino: celui d’avoir fait revenir le compositeur Ennio Morricone à la musique de western après plus de trente ans. Récit.

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Schubert, une vie à l’ombre de Beethoven

Toute sa vie, Schubert a vécu dans le culte de Beethoven. Cinq jours avant sa mort, il prie son ami Karl Holz, qui vient le visiter avec son orchestre, de lui jouer le quatuor n°14. Cette admiration de Schubert pour Beethoven peut surprendre, au premier abord, tant les deux personnages semblent différents.

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Pas de dénouement pour l’affaire Maddie

Le Netflix & chill du samedi – Alissa Musumeci

Combien de parents profitent de laisser les enfants se reposer tranquillement dans leur chambre pour profiter au mieux d’un souper en amoureux? Avec une magnifique vue sur la mer l’idée est encore plus attractive… et bien pour les McCann, ce qui celle qui devait être une soirée relax s’est littéralement transformée en cauchemar. Madeleine McCann, une jolie petite fille de trois ans, est portée disparue. C’est là que l’affaire remis au goût du jour par La disparition de Maddie voit le jour. Grâce aux témoignages exclusifs des parents de Maddie et des résidents de la région de Praia da Luz, la réalisation a réussi de manière précise, minutieuse et respectueuse à retracer toute l’histoire de 2007 à 2019.

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Covid-19, positif

Le Regard Libre N° 63 – Robin Parisi En Suisse, comme dans la majorité des démocraties occidentales, l’arrivée du Covid-19 et les crises qui lui sont liées ont institué le sport public – déjà bien trop couvert par les médias et développé – qu’est la critique négative de tout et de n’importe quoi. «Je sais pas mieux … Continuer la lecture de Covid-19, positif

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