Archives de catégorie : Littérature

Stéphane Pétermann: «Ramuz a quelque chose à nous dire de notre temps et de notre condition»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | Dans un précédent numéro, l’éditeur Michel Moret répondait à mes questions relatives à sa réédition des œuvres de Charles Ferdinand Ramuz. Une rencontre féconde, qui a donné naissance à d’autres questionnements. Intrigué par Ramuz et son importance au sein de la littérature de notre pays, j’ai souhaité apporter un éclairage complémentaire sur cette figure en faisant appel à un spécialiste de son œuvre. Stéphane Pétermann est responsable de recherche au Centre des littératures en Suisse romande et co-dirige, avec Daniel Maggetti, la collection «Petite bibliothèque ramuzienne» aux Editions Zoé. Il est notamment l’auteur de deux ouvrages académiques sur Ramuz: C. F. Ramuz, sentir vivre et battre le mot (PPUR, 2018) et Ramuz, l’écriture comme absolu (Infolio, 2020). Suite à la réédition d’Adam et Eve dans la collection qu’il co-dirige, Stéphane Pétermann nous livre ses réflexions sur son entreprise de réédition ainsi que sur ce «mythe» qu’est Ramuz pour la Suisse romande.

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Entre bagnoles et niôle, «Plume-Patte», le reflet d’une France périphérique

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Quand un bouquin démarre en pétaradant sur les paroles des «copains d’abord» de Brassens, le ton nous semble d’emblée craché à l’oreille: des phrases toutes faites – «tout est relatif» –, des morales à la con – «l’important c’est d’être bien entouré» – et des métaphores éculées – «ça sent pas la rose!» Hé bien pas du tout. Plume-Patte, c’est la peinture lumineuse d’une France périphérique des années soixante-septante, c’est la poésie d’une vie de garage, c’est le quotidien de celles et ceux qui «ne posent pas de conditions, pas plus qu’ils n’en revendiquent une.»

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Une vie au service du livre: «Monsieur Payot» témoigne

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

A travers un foisonnant entretien, Pascal Vandenberghe, directeur général des librairies Payot, éclaire les lecteurs sur sa trajectoire. De sa jeunesse messine aux montagnes helvétiques en passant par Paris, «Monsieur Payot» – comme le surnomment certains médias – détaille les expériences et les rencontres réelles ou littéraires qui ont fait de lui ce qu’il est aujourd’hui, ainsi que son aventure avec Payot Libraire. Un livre incontournable pour toute personne désireuse d’en savoir plus sur cette enseigne et l’homme qui a contribué à la rendre indépendante.

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Quentin Mouron: «L’art m’a toujours semblé un artifice»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | Il est décrit comme le «Houellebecq suisse». Quentin Mouron pourrait tout aussi bien être considéré comme le «Beigbeder suisse». Comme le quinquagénaire français, il cultive une image de bad boy bien sapé, de dandy décadent. Comme le quinquagénaire français, ses œuvres sont plongées dans l’atmosphère des points limites, des bars classes, mais glauques, de la «vulgarité de la bourgeoisie» comme chante Thiéfaine, du sang et de la blanche. Comme le quinquagénaire français, il utilise l’astuce du double littéraire pour peindre avec distance, mais panache, ses paradoxes personnels, jusqu’à pointer ceux de la société entière. Sauf que Quentin Mouron, lui, a la trentaine, et c’est déjà une petite star dans l’univers littéraire francophone. En fin d’année dernière (nous aurions voulu écrire avant le monde de maintenant, qui aurait été le  monde d’après), l’auteur canado-suisse a publié un ouvrage-concept, composé d’un essai sur l’écrivain décadent Jean Lorrain (1855-1906) et d’une nouvelle édition de son roman L’Age de l’héroïne. Le fil rouge  de ces deux textes? La volonté pour leurs figures centrales de s’échapper du monde – volonté qui se solde par une impossibilité. Quoique… L’art ne fait-il pas office de porte de secours? A Quentin Mouron de nous le dire, sans oublier de démolir toute l’époque au passage – y compris le milieu littéraire.

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«L’Anomalie», un roman éclaté sur fond de philosophie

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

En lisant le synopsis de L’Anomalie, je m’attends à un polar. Un peu de science-fiction. Un livre à suspense. Un roman philosophique. J’ai (presque) raison, puisque il est tout cela, mais pas entièrement. Hervé Le Tellier nous offre un ouvrage magistral dans lequel se mêlent les genres littéraires. Sautant de l’un à l’autre, le lauréat du Goncourt 2020 s’amuse à nous montrer que pour faire une œuvre passionnante, nul besoin de s’appuyer sur une cohérence absolue.

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Quand Evgueni Zamiatine annonce la chute de Rome

Article inédit – Ivan Garcia

Au travers de deux héros, un jeune Attila, prince des Huns, et un historien byzantin nommé Priscus, Evgueni Zamiatine nous fait remonter le temps et découvrir la Rome de la fin du IIIe siècle et du début du IVe siècle. Une cité décadente et perdue qui attend sa fin imminente, voire sa punition céleste.

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Vous ne connaissez pas Redl, Alfred Redl?

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Avec «Vert et Florissant…», traduit par Peter Brabenec, Pavel Vilikovský, auteur national slovaque, met en scène les aventures folles et rebondissantes d’un agent secret, au style 007 atypique et loufoque, qui sillonne l’Europe du début du XXe siècle et qui relate ses aventures dans l’espionnage et le contre-espionnage.

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«Belladone»: subir, apprendre, puis grandir

Les bouquins du mardi – Anaïs Sierro

Après un travail de maturité sur la belladone et son intrigante dualité: soigner ou tuer, le titre de ce livre m’a attirée. Les effets de l’atropine, sa substance active, je les connais. Théoriquement. Mais voilà qu’Hervé Bougel me proposait, à travers ce titre simple, mais équivoque, de les connaître humainement. Des effets sur un entourage, subis par et à travers les yeux d’un enfant, l’auteur. Un auteur, d’ailleurs, méconnu du grand public.

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Franck, un héros «hors du monde»

ARTICLE LONG FORMAT, Ivan Garcia | Dans deux de ses romans, Quentin Mouron met en scène les aventures d’un détective privé cynique qui, malgré son flair, est souvent à côté de la plaque. Une manière de dépeindre la perte de sens contemporaine.

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«Martin Eden», contre les chimères de l’individualisme

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Bats-toi ou crève. C’est en suivant cette philosophie que Martin Eden, un ouvrier, galérien, marin et blanchisseur décide de s’instruire. Par amour aussi. Il veut s’élever socialement pour plaire à une dame: Ruth Morse, une petite bourgeoise qui se révèle petit à petit aussi inintéressante que l’ensemble des tristes personnages de son rang. L’histoire se passe il y a plus de cent ans aux Etats-Unis. La lutte des classes fait rage et l’auteur, Jack London, me crache au visage la laideur du monde au travers d’une brillante histoire d’amour.

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