Archives de catégorie : Littérature

«Ma dévotion», parce que derrière chaque grande femme se cache un homme

Les bouquins du mardi – Aude Robert-Tissot

Le livre de Julia Kerninon, Ma dévotion est un récit sous la forme d’un monologue entièrement écrit à la deuxième personne du singulier. Une déclaration. Un roman plongé dans les années d’avant-garde artistique à Amsterdam, au cœur d’une grande histoire d’amour-amitié. C’est avant tout le souvenir d’une femme dans l’ombre d’un grand homme, artiste-peintre, et d’une vie pas tout à fait sacrifiée car muée par une admiration passionnée.  

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Metin Arditi et la peinture des âmes

Article inédit – Jonas Follonier

Avec L’homme qui peignait les âmes (Grasset, 2021), Metin Arditi déploie à nouveau sa grande habileté de romancier dans le sillage de ses thèmes fétiches. Contant le parcours d’un jeune adolescent juif de Galilée de la fin du XIe siècle qui devint l’un des grands iconographes de son époque, l’auteur suisse né à Ankara fait l’éloge poétique, mais incarné, de la beauté des peuples et des hommes.

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Entre rires et délires, la voie du «Punk Samouraï»

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Ko Machida nous emmène sur les traces d’un samouraï sans maître à la morale douteuse, embrigadé dans une lutte contre une secte qu’il a lui-même inventée. Mélange entre une histoire de cape et d’épée et une farce médiévale, Punk Samouraï est un roman kaléidoscopique qui se lit avec délectation.

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La vie de Chevrolet racontée avec talent par un Romand

Article inédit – Jonas Follonier

C’était un personnage de roman. Il y a eu le personnage, il y aura maintenant le roman, à paraître en septembre. L’écrivain fribourgeois Michel Layaz, l’un de nos auteurs aux phrases les plus léchées, s’apprête à publier aux Editions Zoé un magnifique récit sur la vie, la niaque, la singularité de Louis Chevrolet. Le Suisse de naissance qui grandit en Bourgogne, devint mécano en France et s’imposa comme l’un des meilleurs pilotes de course dans les Etats-Unis des années 20, y perdit beaucoup de plumes, jusqu’à l’utilisation de son nom. Mais il laissa aussi à la postérité de quoi écrire sur ses moteurs et sa hauteur.

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Abandonner des fragments de soi au passage

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Réussir à imbriquer un retour en enfance du côté du Valais et l’histoire douloureuse d’une aventure irlandaise: défi réussi pour la Montheysanne Abigail Seran dans son ouvrage D’ici et d’ailleurs. L’autrice a réussi à me plonger dans le quotidien simple d’une trentenaire carriériste qui re-cherche les codes sociaux perdus de son passé tout en découvrant l’histoire bouleversée de son oncle en fin de vie. D’ici et d’ailleurs, comme une preuve qu’on laisse toujours un petit bout de soi sur les terres que l’on foule.

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L’écrivain et ses mensonges: comment un auteur se crée une légende

ARTICLE LONG FORMAT, Ivan Garcia | Ils s’appellent William Faulkner, Ernest Hemingway, John Steinbeck ou autres. Ils sont de grands écrivains, ont été publiés, lus, consacrés et interviewés. Les légendes qu’ils nous ont laissées sont grandioses mais, sous tant de beaux traits, ne faut-il pas également chercher des traces du travail qu’ils ont accompli et de l’existence qu’ils ont vécue? Dans son nouvel essai, Julia Kerninon compare le discours des écrivains sur leur parcours à leur biographie pour montrer à quel point les légendes ont pris le pas sur la réalité. Un rééquilibrage de la balance.

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Un périple autour du monde pour «Ne pas laisser le temps à la nuit»

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Ne pas laisser le temps à la nuit est un roman basé sur les dialogues. Il présente la quête identitaire d’une jeune femme tentant de fuir son passé. Paradoxal? Pas forcément, puisqu’il montre à quel point on peut se perdre en cherchant ses racines. 

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William Sheller arrête la chanson et se livre: «En 2018, un autre moi est né»

Le Regard Libre N° 75Jonas Follonier

L’un des plus grands noms de la chanson française publie son autobiographie. L’auteur, compositeur et interprète des fameux Un homme heureux, J’cours tout seul, Le carnet à spirale et autres perles comme La navale, Centre-ville ou Chanson lente, retrace sa drôle de vie dans William, sorti en mars aux Editions des Equateurs. Se prêtant au jeu des confidences et allant surtout au bout de son art à lui, transmettre des impressions et des émotions dans leur vérité crue, l’artiste détaille son parcours inimaginable, bousculé par tant d’événements et de personnalités. William Sheller, un homme émerveillé et autant ému qu’émouvant, a accepté avec plaisir notre demande d’entretien. Découvertes sur son père, bisexualité, passion de la composition, hypersensibilité, cocaïne, critique de l’époque actuelle: aucun sujet n’est évité sur une vie écrite en lettres capitales, à l’encre bleue.

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«Un Américain en enfer», un conte diablement original

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Décidément morts trop tôt, deux Américains, un Noir et un Blanc, atterrissent en enfer et passent leur temps à travailler et à étudier. Mais ils n’ont qu’une envie: s’échapper de ce trou perdu pour revenir en Amérique et contribuer à faire du pays un lieu meilleur, allant même jusqu’à berner le Diable, grand partisan de la «modernisation de l’enfer» et adepte de picole et d’orgies. Un récit original qui, grâce à sa légèreté et son style comique, nous enseigne quelques leçons sur le racisme.

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La dystopie intimiste de Louise Erdrich

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Le dernier roman traduit de Louise Erdrich couvre la fuite d’une jeune femme enceinte, traquée par un gouvernement religieux qui souhaite s’emparer de son enfant, dans un monde en proie à une régression biologique. Un texte qui résonne en nous.

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