Archives de catégorie : Littérature

«Summer», dans les limbes du lac et des souvenirs

C’est allongé au bord de l’eau, les pages sentant bon la crème solaire, que j’ai lu ce roman de 2017 (paru en poche en 2019), se déroulant sur les rives d’un lac en Suisse. Quoi de plus normal pour un livre au doux nom de «Summer»? Mais les premières pages ont vite évacué cette impression de candeur estivale… Rien n’est douçâtre dans Summer. Tout n’est que reflux d’amertume.

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«Une jolie fille comme ça», un désir comme nul autre

Après Le dernier en été en ville, roman culte de l’auteur italien Gianfranco Calligarich publié dans les années 70 et traduit en français dans les années 2020, voici une autre recommandation de lecture de qualité qui se prête à merveille à l’été: Une jolie fille comme ça de l’auteur britannique Alfred Hayes, paru initialement en 1958. Lui aussi tiré de la collection «Du monde entier» de Gallimard et disponible en poche.

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«Le retour», roman d’Elliot Mazzella, épisode 6/15

Chaque mois, Le Regard Libre publie le roman inédit Le retour du jeune auteur suisse Elliot Mazzella, sous forme de quinze épisodes. Retour à la fiction en ces pages, retour à la vieille tradition du roman-feuilleton. A peine rentré dans son village natal où il s’attendait à être fêté comme un héros, Joseph est soumis … Continuer la lecture de «Le retour», roman d’Elliot Mazzella, épisode 6/15

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«Le dernier été en ville», l’ivresse de la dolce vita

Le dernier été en ville est un chef-d’œuvre sorti de l’oubli. Publié en Italie dans les années 70, le roman connaît un rapide succès, devient immédiatement épuisé et reste longtemps introuvable sur les étals des librairies transalpines, s’arrachant comme un trésor perdu chez les bouquinistes. Et soudainement, en février 2021, le voilà qui refait surface en France, sous la jaquette crème de Gallimard! Il vient d’ailleurs de sortir en édition poche. Il n’y a donc plus aucune excuse pour ne pas l’acquérir, le lire et le relire.

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En Valais, une communauté utopiste fait face au géant agroalimentaire «Synsanto»

Agrotopia d’Olivier May est un roman du contraste. D’un côté, un monde agroalimentaire pourri qui refourgue des semences génétiquement modifiées peu résistantes couplées à son lot de pesticide. Et de l’autre, une organisation utopique – une communauté non hiérarchique – basant son économie sur la permaculture. Les formes d’ombre existent des deux côtés, mais elles se font face. Un roman dystopique sur une catastrophe alimentaire du XXIe siècle au cœur de la Suisse et de ses cantons. Fascinant.

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«Les Physiciens»: l’art comme pare-feu éthique

L’actualité ukrainienne nous rappelle que la réalité de la guerre n’est de loin pas dépassée. Il y a un peu plus d’un mois, Vladimir Poutine a sonné le glas de l’espoir de voir l’Europe continuer de vivre en paix. Le président russe a, par ce biais, réactivé la crainte d’un affrontement où la puissance nucléaire … Continuer la lecture de «Les Physiciens»: l’art comme pare-feu éthique

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«Le retour», épisode 5

ROMAN INEDIT, Elliot Mazzella | A peine rentré dans son village natal où il pensait être reçu en héros, Joseph loge chez la veuve Agathe en attendant que le village décide de son sort: faut-il le renvoyer d’où il vient comme un étranger ou lui laisser le temps de prouver qu’il est bien le Joseph que tout le monde a connu au village? Le lendemain de son grand retour, Joseph est invité à prendre part aux labeurs quotidiens. C’est la première épreuve.

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L’écho des voix retrouvées «Des sirènes» de Colombe Boncenne

Les bouquins du mardi – Aude Robert-Tissot

Colombe Boncenne nous entraîne de la proximité touchante d’une chambre d’hôpital à un petit appartement où une jeune documentariste accueille sa mère malade. Petit à petit, tel l’écho du chant d’une sirène, les décors s’élargissent allant des souvenirs lointains de vacances et d’agressions au paysage sombre d’un lourd secret de famille. Un traumatisme qui se heurte contre le mur qu’est l’histoire de l’héroïne. L’écho se retourne alors contre l’héroïne pour la contraindre au silence, jusqu’à ce qu’elle rencontre des sirènes qui s’allient pour chanter avec elle.

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Annie Ernaux, «Le jeune homme» est amer

Les bouquins du mardi – Quentin Perissinotto

Annie Ernaux s’est imposée au fil des ans comme l’une des figures majeures de la littérature contemporaine et du féminisme français, jusqu’à devenir l’une des auteures les plus appréciées de la jeune génération. Autour de plus d’une vingtaine de romans et récits autobiographiques, elle a su tisser et démêler les liens de l’intime, de la sexualité féminine et de l’expérience amoureuse, toujours teintés de sociologie. Alors quand Gallimard a annoncé la parution d’un nouveau livre d’Annie Ernaux, la sphère littéraire s’est rapidement emballée. Avant de découvrir que cet inédit était un opuscule de quelques pages – moins d’une trentaine. Encensé unanimement par les lectrices et les lecteurs dès le premier jour de sa sortie, le texte d’Annie Ernaux est un défi: la littérature tient-elle en trente pages?

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Trois sacrifiées sur l’autel de la rage révolutionnaire

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

C’est l’histoire d’un pays qui se fait libérer du nazisme par l’Union soviétique. Voici du moins le récit officiel dans la Bulgarie des années 40, dans laquelle évoluent trois femmes à qui l’on enlève un mari. Un journaliste-écrivain, un religieux et un homme d’affaires, prétendument ennemis de l’Etat, vendus à l’idéologie réactionnaire. Si le message, foncièrement antiautoritaire, n’est pas nouveau, son traitement, dans Les Dévastés reste touchant, et éclaire un pan de l’histoire d’un pays peu connu.

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