Archives de catégorie : Littérature

«L’amour par temps de crise», ou le devoir douloureux du choix

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Si les femmes ont acquis certaines libertés après les avoir durement gagnées, ces dernières restent parfois difficilement compatibles avec la société dans laquelle nous vivons. Ce constat est la ligne directrice de l’ouvrage de Daniela Krien, formé des récits de cinq femmes extrêmement différentes les unes des autres, toutes reliées par cette problématique et évoluant dans le même cercle. Un livre intelligent et émouvant.

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Devenir libre en Turquie, par amour pour Madame Vie

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Il faudra deux femmes à Fazıl pour trouver son chemin vers la liberté. L’une d’elles a donné son nom au livre Madame Hayat. L’autre reste plus discrète, mais se révèle aussi plus engagée. Deux femmes pour raconter l’évolution et la prise de conscience de Fazıl dans une Turquie qui se ferme petit à petit sur elle-même. Accusé d’avoir participé au coup d’Etat échoué de 2016, l’auteur, Ahmet Altan, a écrit ce livre en prison. Ce qui donne au récit une saveur encore plus politique.

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Les déchirements politiques de l’auteur russe Zakhar Prilepine

ARTICLE LONG FORMAT, Ivan Garcia | Ecrivain, journaliste et soldat, Zakhar Prilepine est l’un des auteurs contemporains russes les plus salués par la critique. Nostalgique de l’URSS, opposé à la dictature gouvernementale mais également nationaliste parti guerroyer aux côtés des sécessionnistes russes dans le Donbass, il est le représentant d’une génération tiraillée entre un passé grandiose et un présent morose. Portrait d’un écrivain clivant face au pouvoir russe.

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«La mort du hibou», quand parlent les lumières et la mère

Les bouquins du mardi – Aude Robert-Tissot

De la formation de l’univers à notre arrivée sur Terre, les plus spirituels diront que le hasard n’existe pas, que l’on choisit ses parents tout comme l’on se destine à une rencontre, pendant que les plus cartésiens penseront que ce n’est que le fruit du hasard. La mort du hibou, le premier roman d’Ann-Kathrin Graf, raconte le destin d’une vie, d’une fille guidée au gré de la peur et de l’amour pour sa mère.

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Georges Nivat: «Le larron peut devenir un saint»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Eugène Praz | Nous rencontrons le professeur Georges Nivat, éminent slavisant français, le 28 juin dernier dans sa maison de Haute-Savoie. Son hospitalité est russe, et la vue, splendide. Il nous accueille dans son jardin dont il aime prendre soin, une heure chaque matin avant de se plonger dans son travail. En ce moment, entre autres activités, Georges Nivat traduit en français le poète ukrainien Vasyl Stus. Il a d’ailleurs rendez-vous le lendemain par Zoom avec Kiev, l’occasion d’échanger sur des nuances de l’ukrainien avec celui qui l’a accompagné dans l’acquisition de cette langue. Le monde russe est sa demeure; nous espérons en découvrir quelques verstes sous sa conduite.

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«Septembre éternel» cherche mois de mai particulier

Les bouquins du mardiJonas Follonier

Nous faire vivre le voyage initiatique, parmi les périphéries, d’un libraire français qui ne comprend plus son époque, sous fond de révoltes populaires? C’est un pari réussi – et un Paris nostalgie – avec Septembre éternel, roman d’un homme de gauche qui – on le sent à travers la narration – a choisi de ne plus être de gauche précisément parce qu’il l’est et qu’elle ne l’est plus vraiment.

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«Suzanne, désespérément»: de l’amour naît une union insolite

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Dix personnages se retrouvent pour rechercher un chien. C’est la naissance de ces liens, et non la disparition de Suzanne, qui est au cœur du septième roman de Mélanie Chappuis. Sa particularité? On se trouve tour à tour dans la tête de tous les protagonistes, qu’on découvre de l’intérieur, mais aussi de l’extérieur grâce au regard des autres, qui peut être juste ou non. Une véritable leçon d’humilité.

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Quand tout est dit dans le titre

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Journal de bord d’une jeune Iranienne hantée par une vieille folle moralisatrice est le prototype de l’ouvrage d’une auteure qui n’a pas su vraiment ce qu’elle voulait dire avec son bouquin. Rien n’est mauvais dans ce roman graphique. Mais rien n’est vraiment bon non plus. Peut-être parce qu’il n’y a pas grand-chose tout court. Cette introduction ne vous donne pas envie de lire la suite de l’article? C’est regrettable: il y a quand même quelque chose à prendre dans ce premier ouvrage de Shaghayegh Moazzami.

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«Ma dévotion», parce que derrière chaque grande femme se cache un homme

Les bouquins du mardi – Aude Robert-Tissot

Le livre de Julia Kerninon, Ma dévotion est un récit sous la forme d’un monologue entièrement écrit à la deuxième personne du singulier. Une déclaration. Un roman plongé dans les années d’avant-garde artistique à Amsterdam, au cœur d’une grande histoire d’amour-amitié. C’est avant tout le souvenir d’une femme dans l’ombre d’un grand homme, artiste-peintre, et d’une vie pas tout à fait sacrifiée car muée par une admiration passionnée.  

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Metin Arditi et la peinture des âmes

Article inédit – Jonas Follonier

Avec L’homme qui peignait les âmes (Grasset, 2021), Metin Arditi déploie à nouveau sa grande habileté de romancier dans le sillage de ses thèmes fétiches. Contant le parcours d’un jeune adolescent juif de Galilée de la fin du XIe siècle qui devint l’un des grands iconographes de son époque, l’auteur suisse né à Ankara fait l’éloge poétique, mais incarné, de la beauté des peuples et des hommes.

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