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Novecento, quand le monologue émeut Fribourg

Le Regard Libre N° 33 – Loris S. Musumeci

« Mon dernier souvenir de lui, c’est une voix. Juste une voix qui parle. »

Le souvenir théâtral que Fribourg garde, en revanche, c’est le festival FriScènes. Où la scène laisse place au verbe, l’illuminant de ses projecteurs, créant le silence autour de lui dans la salle obscure. La voix du jeune comédien Lionel Fournier, notamment, a marqué les esprits. Seul sur les planches, pour interpréter le monologue d’Alessandro Baricco, sous une mise en scène sobre et touchante de Cédric Jossen.

Danny Boodman T.D. Lemon Novecento a été abandonné quelques jours après sa naissance sur un paquebot. Il est adopté par un membre de l’équipage, et à huit ans se retrouve en virtuose au piano de la salle de bal. A vingt-sept ans, il rencontre le narrateur, un trompettiste qui se joint à l’orchestre. « Novecento et moi, là, on est devenu amis pour la vie, pour la mort. » Grâce au lien intime entre les deux musiciens, l’incroyable histoire du pianiste qui n’est jamais descendu de son bateau est offerte au public. Lire la suite Novecento, quand le monologue émeut Fribourg

Réflexion sur la liberté

Le Regard Libre N° 9 – Sébastien Oreiller

Tout le monde se casse les dents sur la liberté, tant le sujet est vaste et épineux. Sartre disait : « La liberté, c’est vouloir ce que l’on peut. » En lieu d’une définition, voilà un pléonasme, un sophisme même, qui n’apprend rien sur la liberté en tant que telle. Sartre se contente de préciser les conditions dans lesquelles s’exerce cette fameuse liberté, sans préciser ce que l’on peut vraiment – à noter d’ailleurs que l’on ne peut pas quelque chose mais que l’on peut faire quelque chose. La liberté se pose en actes. Nuance. – La réciproque même aurait été plus constructive, à savoir que n’est pas libre celui qui recherche ce qu’il ne peut atteindre. Mais ça, tout le monde le sait ; le philosophe de l’existentialisme tourne autour du pot. L’éminent père du Zarathoustra lui aussi préfère rester dans le vague : « La liberté, c’est d’avoir la volonté d’être responsable de soi-même. » Or, on est libre parce que l’on a la volonté d’être responsable de soi-même. C’est une cause, non la liberté en soi. Ajoutons que le mot même de liberté est un concept désagréable qui ne renvoie à rien. Il n’y a pas de liberté : il n’y a que des êtres libres ou non. Il faut donc en revenir au fait physique, si simple et effrayant parce que si dangereux : être libre, c’est faire ce que l’on veut. A cela, il faut ajouter l’indispensable corollaire social : être libre, c’est faire ce que l’on veut, quitte à en payer les conséquences.

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