Archives par mot-clé : diplomatie européenne

Falciani, l’heure de vérité ?

Les lundis de l’actualité – Nicolas Jutzet

Hervé Falciani, ex-informaticien de la banque HSBC, que vous connaissez sûrement en lien avec l’affaire des « Swissleaks », refait des siennes. Cette semaine, vous avez pu lire qu’il avait été arrêté à Madrid à la demande de la Suisse. Cette dernière confirmera par la suite qu’elle sollicite son extradition. Peu après, la justice espagnole décidera de sa remise en liberté, sous contrôle judiciaire. Il s’en sort avec un passeport en moins et une interdiction de quitter le territoire.

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Affaire Skripal : l’enquête et les enjeux diplomatiques

Les lundis de l’actualité – Hélène Lavoyer

Sergei Skripal et sa fille Yulia – respectivement 66 et 33 ans – ont été empoisonnés le 4 mars dernier à Salisbury, en Angleterre. La Première ministre du pays, Theresa May, pointe du doigt la Russie. Alors que les gouvernements américain et français soutiennent cette hypothèse, de nombreux points restent obscurs.

Durant les années 1990, Sergeï Skripal opère comme agent double pour le Royaume-Uni alors même qu’il est encore colonel de la direction générale des renseignements (GRU) russes. Durant cette période, l’homme est soupçonné d’avoir délivré des informations – notamment concernant les lieux et heures de rencontres d’agents russes – à l’Angleterre. Continuer la lecture de Affaire Skripal : l’enquête et les enjeux diplomatiques

Erdogan, une tête de Turc?

Regard sur l’actualité – Loris S. Musumeci

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, n’était pas à Zurich le 12 mars. C’est Metz qui l’accueillit finalement. Les grands noms du parti au gouvernement sillonnent leur pays, mais aussi plusieurs nations d’Europe. Ils doivent convaincre la population locale comme émigrée de voter positivement au référendum du 16 avril prochain, qui a pour objet la modification de la Constitution. Elle vise à remplacer le système parlementaire actuel par un système présidentiel.

Recep Tayyip Erdogan verra son pouvoir considérablement accru si le « oui » l’emporte. Il pourra engager des décrets, nommer lui-même ses ministres et les hauts fonctionnaires, ou encore dissoudre le Parlement et déclarer un état d’urgence : comme en France.

Ce que veut le peuple turc, reste affaire turque. L’Union Européenne n’a pas à s’en mêler. En revanche, la campagne pour une acceptation de la proposition du référendum avance des difficultés lorsqu’elle se joue sur sol étranger. Continuer la lecture de Erdogan, une tête de Turc?