Archives par mot-clé : générations

Les oubliés de la littérature auront-ils le roman qu’ils méritent?

ARTICLE LONG FORMAT, Eugène Praz | La littérature contemporaine a ceci de tonique qu’elle fait se rencontrer dans ses romans des lieux, des époques, des générations, des peuples et des classes sociales, quand ce terme est encore valide, dans une plaisante variété de formes et d’intrigues. Celles-ci, parfois très fantaisistes, sont souvent délicieusement comiques; on pense par exemple aux romans, destinés avant tout à un public féminin, de la méritoirement populaire Isabel Wolff. On pourrait voir cette variété comme propre à conforter chacun dans sa place ou dans son «cheminement». Chacun? Peut-être pas. Il semblerait au contraire que si le champ des interactions humaines inattendues s’est très certainement étendu en littérature, son rayonnement interne, par l’épaisseur de ses personnages et la qualité de ses descriptions, a diminué. En conséquence, son charme sur le public a quelque peu perdu en force. Bref état des lieux de quelques lacunes graves, sans attaque personnelle – on n’en est plus là.

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La «génération du climat»?

Les lundis de l’actualité – Clément Guntern

L’actualité politique de ces derniers mois parle d’elle-même. Les récentes grèves pour le climat conjuguées aux élections fédérales ont donné du poids à la parole des jeunes en Suisse. L’ampleur de ces mobilisations dans les pays occidentaux, notamment en Suisse où de telles mobilisations sont rares, représente une chance pour les partisans d’une action rapide dans le but de sauver ce qui peut l’être encore de notre planète.

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«L’Art de perdre»: l’art de réussir à créer des liens

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«Qu’est-ce que vous croyez qu’elles font vos filles dans les grandes villes? Elles disent qu’elles partent pour leurs études. Mais regardez-les: elles portent des pantalons, elles fument, elles boivent, elles se conduisent comme des putes. Elles ont oublié d’où elles viennent.»

Naïma est l’héritière d’une histoire familiale chargée de l’Histoire. Sa famille, d’origine kabyle, est arrivée en France durant l’été 62. Date maudite selon son père Hamid, qui n’a quasiment jamais parlé de l’Algérie à ses filles. Date maudite aussi pour son propre père, Ali, qui avait suggéré aux siens de ne jamais préciser la date de leur arrivée en France, surtout en présence d’autres ressortissants algériens. L’été 62 est en effet le moment où sont arrivés les «harkis», ces Algériens qui ont choisi la France face au FLN.

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