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A la santé du transhumanisme !

Article inédit – Loris S. Musumeci

Qu’il est délectable et honorifique de s’indigner contre le monde et de le critiquer avec désinvolture. Blâmer la tendance « transhumaniste » de la société, typiquement, est aujourd’hui plus que jamais en vogue. On s’oppose à celle-ci, mais, paradoxalement, on la glorifie aussi. En effet, lorsqu’elle est dans une optique « méliorative » – c’est-à-dire d’augmentation du genre humain – on crie au démon, alors que si elle est destinée à des fins thérapeutiques, ce sont les doux anges que l’on chante pour rendre grâce de ce miracle des sciences. Tout cela est bel et bon ; cependant, ne faudrait-il pas se demander si les lubies d’« hommes-robots » et d’autres dérives du transhumanisme mélioratif, ne proviennent pas, en fait, du côté médical du phénomène ? Plus précisément, c’est sur l’actuelle définition référentielle de la santé qu’il convient sérieusement de se questionner : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. » (OMS, 1946). Cette conception ne serait-elle pas, en réalité, un lourd facteur du transhumanisme ? Continuer la lecture de A la santé du transhumanisme !

« L’adversaire »

Le Regard Libre N° 9 – Loris S. Musumeci

« Qu’il ne joue pas la comédie pour les autres, j’en suis sûr, mais est-ce que le menteur qui est en lui ne la lui joue pas ? Quand le Christ vient dans son cœur, quand la certitude d’être aimé malgré tout fait couler sur ces joues des larmes de joie, est-ce que ce n’est pas encore l’Adversaire qui le trompe ?
J’ai pensé qu’écrire cette histoire ne pouvait être qu’un crime ou une prière.
Paris, janvier 1999 »

Jean-Claude Romand : Père de famille idéal, fils consciencieux, grand médecin à succès… et menteur, assassin, fou.

Son histoire est celle d’un homme banal, qui pendant dix-huit ans a menti sur tout à tout le monde. Et tout éclate le 9 janvier 1993, lorsqu’il tue sa femme, ses enfants, ses parents et tente, sans succès, de se suicider. On découvre alors qu’il n’était pas médecin à l’OMS comme il le prétendait. Il n’était rien. Durant toutes ces années, sans l’ombre d’un doute, sa famille, ses amis le crurent dans ce mensonge d’une vie, mais au moment où la vérité s’apprêta à déchirer le voile de l’imposture pour ressurgir à la lumière, Jean-Claude Romand ne trouva d’autre issue que d’assassiner « ceux qu’il aimait », ceux qui eussent été meurtris par cette vérité étouffée, si vieille et nouvelle à la fois. Continuer la lecture de « L’adversaire »