Douceur, concentration et transpiration avec Johan Papaconstantino

4 minutes de lecture
écrit par Erica Berazategui · 24 juillet 2023 · 0 commentaire

C’est dans la chaleur, la fatigue et la poussière de la dernière soirée de Paléo que Johan Papaconstantino a joué ses tendres mélodies pour un public trempé de sueur. Accompagné notamment de son bouzouki et d’un sourire, l’artiste propose un style bien particulier.

En ce sixième jour de festival, le terrain n’est plus que terre sèche et l’air n’est plus que poussière. Le tout, accompagné d’une chaleur étouffante et d’un vent décoiffant. Il fait chaud. Les précédents jours de la manifestation se ressentent sur les visages. Mais le public ne se décourage pas! Cette soirée de clôture propose une programmation variée: Stéphane, artiste suisse émergent, Adé, chanteuse de l’ancien groupe Thérapie Taxi ou encore Indochine, qu’il serait malpoli de présenter. Et parmi cette brochette francophone, on retrouve Johan Papaconstantino sous le Club Tent, en début de soirée, avec quinze minutes de retard, dû à un autre concert.

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Ce musicien, auteur, compositeur et interprète est accompagné de percussions, de claviers et de machines. Pour la majorité de ses morceaux, il joue du bouzouki, un instrument à cordes grec. Tous ces instruments et sa voix tantôt grave, tantôt nasillarde, offrent des sonorités et un rythme tout à fait particulier. Le concert commence avec Tata: la cadence est à la fois entraînante et douce. Le chanteur dégage un caractère serein tout en timidité. Il semble être dans sa bulle, très concentré sur ses mots et ses notes. Il revient de temps en temps à son public et s’en va, parfois, jouer du tam-tam avec son percussionniste.

Du côté du parterre, ça transpire. Les corps dégoulinent tandis que les esprits se délectent du concert. Entre jeunes et moins jeunes, chacun semble y trouver son compte, si bien qu’à la fin du show, même les plus réticents se déhanchent au son des mots du chanteur. Et lorsque celui-ci interprète Les mots bleus de Christophe, un des morceaux qui l’ont fait connaître, il emporte tout le monde. Tout comme il séduit le public en proposant un nouveau morceau, pas encore disponible. La simplicité de Johan Papaconstantino sur scène tranche avec l’originalité de sa musique: on ne peut pas lui reprocher de manquer de modestie.

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Erica Berazategui
Erica Berazategui

Etudiante en lettres et journaliste-pigiste, Erica Berazategui publie parfois des articles dans Le Regard Libre, où elle a effectué un stage en communication et graphisme.

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