La journaliste adresse un message dans chacune de ses chroniques. Ce mois-ci, elle plaide pour l’acceptation du rejet amoureux, non comme une humiliation à surmonter, mais comme un apprentissage nécessaire du respect et de la dignité dans les relations.
Prendre un râteau, ça fait mal. «Marianne, je ne t’aime pas, j’aime Lola, alors maintenant t’arrêtes de faire ta crâneuse.» Cette phrase, prononcée jadis par mon camarade de classe de 8 ans, je m’en souviens encore. «Oui, je sais, tu as le droit d’aimer qui tu veux», avais-je murmuré pour tenter de garder la face. Mais sitôt rentrée, j’étais aller pleurer sous mon lit toutes les larmes de mon corps.
Ce recadrage douloureux m’a beaucoup appris: je venais de réaliser que je ne pouvais pas forcer un garçon à m’aimer. Même en m’illusionnant, même en attendant qu’il change d’avis sur mon compte, même en essayant de
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