«Der Sommer der vier Könige»: ein Grand Prix du Roman, den man ruhig lesen sollte

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geschrieben von Loris S. Musumeci · 15 April 2019 · 0 Kommentare

Ein Überblick über einige der wichtigsten Literaturpreise - Folge #

Le Regard Libre Nr. 48 - Loris S. Musumeci

«Die Angelegenheiten Frankreichs waren eine viel zu ernste Sache, um sie in den Händen von Ladenbesitzern und Zinngießern zu belassen, die am Abend im Licht ihrer Quinquetten Voltaire lasen und Kamille tranken und dann am Sonntag in den Estaminets die Lieder von Béranger grölten.»

Der König erhebt sich. Karl, der zehnte seines Namens. Er tastet nach seinem Prie-Dieu, weil er schlecht sieht und weil er ein guter Christ ist. Es ist der frühe Morgen des Sonntags, 25. Juli 1830. Die Stunde ist ernst; eine Revolution kündigt sich an. Und tatsächlich werden im Sommer dieses Jahres bis zum 16. August vier Könige regieren: Charles X, Louis XIX, Henri V und Louis-Philippe. Es ist der Beginn einer neuen Ära, die Presse spielt eine zentrale Rolle in diesem Sommer und Schriftsteller wie ein gewisser Chateaubriand, Hugo und Stendhal lassen sich von ihr inspirieren. Bis hin zu Camille Pascal, der für seine Arbeit von der Académie française ausgezeichnet wurde.

Autant le dire tout de suite, L’été des quatre rois n’est pas facile d’accès. C’est un ouvrage qui demande à être lu dans la durée. Calmement. Sans quoi, sa richesse deviendrait lourdeur; sa respiration, étouffement. Aussi repoussant qu’il puisse paraître, le livre en vaut la peine. Certes, on est en 1830, certes, on est face à un pavé. Mais Camille Pascal a le grand mérite d’avoir replacé l’Histoire, lui qui en est agrégé, dans la littérature.

Déjà que sous la dénomination de roman, le récit n’est pas très attirant. Imaginez-vous alors s’il s’agissait d’une thèse universitaire. Elle ne serait qu’érudition destinée à des érudits. L’auteur fait en revanche le pari que l’on peut raconter l’histoire de France sous la forme romanesque. C’est en outre tout un monde qui nous est livré, tant par ses dialogues – très bien rendus – que par son atmosphère et surtout sa langue. Châtiée, elle nous vient tout droit du XIX. siècle. Camille Pascal est un styliste en ce domaine. Ainsi, le Grand prix du roman de l’Académie française est on ne peut plus adapté pour ce type d’ouvrage. Un autre prix, plus populaire, aurait été malvenu pour un livre qui doit se lire sans la rapidité de la succession des quatre rois.

«La famille royale était peut-être en danger ou cherchait à regagner la côte. En réalité, ce n’était rien de tout cela. Le préfet maritime, qui échangeait depuis dix jours une importante correspondance administrative avec le ministère pour préciser chacun de ses faits et gestes et s’assurer que les jeux de cartes et les vases de nuit étaient prévus en nombre suffisant, avait tout simplement oublié de charger le pain. On dut faire porter des ordres de réquisition dans plusieurs boulangeries de la ville pour que l’on ne puisse pas dire que, en plus de leur voler la couronne, Louis-Philippe enlevait aux Bourbons le pain de la bouche.»

Schreiben Sie dem Autor: loris.musumeci@leregardlibre.com

Bildnachweis: © Wikimedia CC

Camille Pascal
L’été des quatre rois
Editions Plon
2018
643 pages

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