Selon l’écrivain et mécène Metin Arditi, auteur de l’essai «Le onzième commandement» paru en novembre, la rhétorique de Jérusalem comme «capitale d’Israël et de tous les Juifs» est contraire à la tradition juive et crée de l’antisémitisme. Rencontre à Genève.
Sa brièveté n’y changera rien: l’essai de Metin Arditi paru début novembre dans la nouvelle collection des Editions du Cerf «Placards & libelles», qui rassemble des écrits courts, est un grand livre. Le onzième commandement. Quand obéir, c’est trahir est un ouvrage important parce que courageux. L’écrivain suisse d’origine juive séfarade et natif de Turquie propose une réflexion sur l’antisémitisme à rebours de ce que l’on entend majoritairement depuis quelques années de la part des intellectuels juifs francophones. Pour lui, la rhétorique de Jérusalem comme «capitale d’Israël et de tous les Juifs» est contraire à la
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