Archives de catégorie : Arts visuels

L’art contemporain en piètre état par l’activisme de Piotr Pavlenski

ARTICLE LONG FORMAT, Aude Robert-Tissot | Nous sommes en février 2020, Benjamin Grivaux est alors en pleine ascension pour la mairie de Paris, lorsqu’il se retrouve au cœur d’une polémique: des vidéos intimes de lui avec une jeune femme envahit la toile. Une fois celles-ci devenues virales en quelques heures, Grivaux sera contraint de démissionner devant l’ampleur du scandale. De quoi l’accuse-t-on? D’adultère. Mais surtout d’hypocrisie. Rien de bien méchant ni de nouveau dans le tabloïde des personnalités politiques françaises. Piotr Pavlenski, le diffuseur de la vidéo, est un performeur russe, séjournant en France depuis 2017 en tant que réfugié politique. Un artiste qui vient de franchir les limites déjà bien entamées de l’artivisme, prenant l’art contemporain en otage pour dénoncer non plus un Etat autoritaire mais un adultère, en adoptant un discours réactionnaire.

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La journée: faire de sa vie une existence

ARTICLE LONG FORMAT, Vinciane Vuilleumier | C’est l’aube d’un nouveau monde et la terre tremble. L’humain s’est emmêlé dans son propre cataclysme et ceux qui ont survécu se débattent dans la toile d’araignée: que doit être demain? On est en Allemagne, 1920. Le roi est tombé, les factions s’enflamment, l’un prend le pouvoir et puis c’est l’autre. L’individu est pièces rapportées, on se déchire et on se reprend comme on peut. Quelle expérience ce doit être, en vérité, de traverser une si violente tempête – le monde ne sera jamais plus comme avant, c’est vrai. L’homme et ses extases, l’homme et ses haines, l’homme et ses chimères – l’homme dans l’entre-deux qui ne peut que perdre pied.

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Rencontre sur papier au Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel

ARTICLE LONG FORMAT, Aude Robert-Tissot | A la genèse d’une exposition collective se cache bien souvent une rencontre. Alors qu’elle séjourne de manière générale entre le commissaire de l’exposition et les artistes, ou du moins avec leur travail, parfois, la rencontre, la vraie, demeure entre les artistes invités. A la vue d’une des œuvres exposées au Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel, une intuition émerge: la rencontre entre deux artistes se distingue des autres; elle semble individuante.

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L’art n’est pas seulement dans les musées

ARTICLE LONG FORMAT, Vinciane Vuilleumier | On ne sait jamais où et quand l’art se présentera. L’idée peut paraître étrange à une étudiante en fin de master d’histoire de l’art, mais dans les faits, beaucoup de personnes ne pratiquent pas l’art des musées. Je le pratiquais peu aussi, à l’époque, avant de tomber dans les mots, dans tout ce que l’art muséal fait dire, penser et rêver. Le musée, c’est un lieu ouvert et public où on rassemble plein de choses qui sont supposées avoir du sens – et elles en ont, c’est vrai, quand on nous le dit.

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Champ et hors-champ (carte blanche de Patrick Gilliéron Lopreno)

Le Regard Libre N° 75 – Patrick Gilliéron Lopreno

Le photographe suisse Patrick Gilliéron Lopreno nous livre une «carte blanche» photographique consacrée au peintre helvétique Eugène Burnand pour le centenaire de sa mort.

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Smallville sort les griffes

ARTICLE LONG FORMAT, Aude Robert-Tissot | Pablo Picasso, alors en pleine gloire, dessina un jour dans un restaurant un croquis à même la nappe. Le patron de l’établissement lui proposa de lui offrir son repas en contrepartie de son dessin et de sa signature. Picasso répondit très amusé et pas dupe qu’il pouvait s’acquitter de son repas avec son dessin, mais qu’il ne cherchait pas à acheter tout le restaurant avec sa signature. Une anecdote qui en dit long sur la place de la signature dans le marché de l’art et du vif intérêt qu’elle suscite chez les collectionneurs. Exposée fièrement, telle une part sacrée de son créateur, la signature représente souvent bien plus qu’une simple authentification. Reflet de la personnalité, l’autographe ou plus généralement la griffe peut posséder une certaine qualité plastique et esthétique. «Signatures (X)» est une exposition d’art contemporain du collectif d’artistes neuchâtelois Smallville.

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Le dessin et les coutures de l’image

ARTICLE LONG FORMAT, Vinciane Vuilleumier | Les œuvres sur papier exercent toujours sur moi une fascination particulière. Peut-être est-ce dû au fait que le support est toujours présent et joue un rôle actif dans l’image – il est l’espace négatif qu’on utilise pour faire jaillir la lumière, après tout. Sur une toile, une couche picturale lisse et unifiée laisse l’illusion qu’on est face à une image, seulement – la technique est si parfaite qu’elle masque l’objet et la création sous l’apparence d’une scène. Sur une feuille, les traces font émerger le dessin mais la surface marquée reste visible – son grain, sa teinte, les marques du temps et de l’usure, elle prête sa matière à la composition.

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La beauté comme émotion

ARTICLE LONG FORMAT, Vinciane Vuilleumier | Les tableaux nous apprennent à voir. Ils exercent notre sensibilité: par les tableaux, le pays deviendra paysage. Alain Roger parle de l’artialisation in visu: les productions culturelles, artistiques ou littéraires, constituent dynamiquement des régimes de vision en nous montrant comme voir esthétiquement des portions du réel qu’on survolait jusqu’alors. Le premier pays a être devenu paysage, c’est la campagne, puis il y a eu le bord de mer, l’immensité de l’océan, le spectacle grandiose des Alpes. A force d’avoir vu de si belles représentations, on porte un œil neuf et sensible sur le réel lorsqu’il se présente dans ces formes contemplées ailleurs.

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