Retour sur la rencontre décisive du poète Rainer Maria Rilke avec le sculpteur Auguste Rodin, alors que la Fondation Gianadda proposera dès cet été une exposition consacrée à ces deux artistes majeurs à l'occasion des 100 ans de la mort de Rilke.
Arles, ses arènes, ses Alyscamps… et depuis 2021, également sa Tour LUMA, qui a transformé l’horizon de la ville. Ce «Campus créatif interdisciplinaire» est dû à la LUMA Foundation, créée en 2004 par la femme d’affaires, productrice et mécène suisse Maja Hoffmann.
Le ciel bleu et le soleil, tout le monde est en principe d’accord, c’est beau. La brume, le brouillard, ces zones flottantes, humides et indistinctes, généralement, sur la durée, on ne les apprécie guère. Pourtant, entrevoir et saisir cette frontière mouvante, fragile, qui sépare l’un de l’autre est un moment privilégié.
Les arbres de l’Ouest américain attendent-ils, tels Lucky Luke, le coucher du soleil pour entonner la chanson «I’m a poor lonesome tree»? Voire «I’m already a dead tree»? Mystère. Images prises dans le Zion National Park et le Monument Valley Navajo Tribal Park.
«La solitude, ça n’existe pas», chantait ironiquement Gilbert Bécaud il y a quelques millénaires, et chacune de ses intonations soulignait à quel point cela existe. C’est vrai pour les humains, pour les animaux, et même pour les arbres. Photos prises en France.
Le gouffre creusé à Neuchâtel par le Seyon, dont le courant fut exploité dès le XVIe siècle pour fournir de l’énergie à un moulin, a été mué en «Centre d’interprétation des techniques des roues à eau». Le Gor du Vauseyon est également une jolie machine à rêves.
Il y a là une part naturelle. Et une part humaine. La part naturelle, ce sont les incroyables couleurs, et le relief du lieu. La part humaine, ce sont des traces de carrières creusées dans les flancs des falaises dès la fin du XVIIIe siècle.
Des images bientôt historiques… Soixante ans après sa fermeture, soit en 1965, l’usine d’amiante de Canari, en Corse, sera détruite et ses carrières «mise en sécurité» à partir de cette année. Après un filon découvert en 1898, c’est un véritable gisement qu’un Suisse au service de la compagnie ETERNIT repéra dans les années 1920. Dès 1940, des millions de tonnes de roche furent extraites du site par la SMA (Société minière de l’amiante), filiale d’ETERNIT, défigurant la région. Une fois l’amiante isolée, la caillasse broyée allait combler baies et criques de l’ouest du Cap Corse, les transformant en plages noires, ainsi celle, célèbre, de Nonza.
Excursionniste émérite, Theodor Wildt partage fragments textuels et imagés de son élaboration avec les lecteurs du Regard Libre. Episode 10