Archives par mot-clé : littérature romande

«Septembre éternel» cherche mois de mai particulier

Les bouquins du mardiJonas Follonier

Nous faire vivre le voyage initiatique, parmi les périphéries, d’un libraire français qui ne comprend plus son époque, sous fond de révoltes populaires? C’est un pari réussi – et un Paris nostalgie – avec Septembre éternel, roman d’un homme de gauche qui – on le sent à travers la narration – a choisi de ne plus être de gauche précisément parce qu’il l’est et qu’elle ne l’est plus vraiment.

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La vie de Chevrolet racontée avec talent par un Romand

Article inédit – Jonas Follonier

C’était un personnage de roman. Il y a eu le personnage, il y aura maintenant le roman, à paraître en septembre. L’écrivain fribourgeois Michel Layaz, l’un de nos auteurs aux phrases les plus léchées, s’apprête à publier aux Editions Zoé un magnifique récit sur la vie, la niaque, la singularité de Louis Chevrolet. Le Suisse de naissance qui grandit en Bourgogne, devint mécano en France et s’imposa comme l’un des meilleurs pilotes de course dans les Etats-Unis des années 20, y perdit beaucoup de plumes, jusqu’à l’utilisation de son nom. Mais il laissa aussi à la postérité de quoi écrire sur ses moteurs et sa hauteur.

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Du monde entier au cœur du monde (en mouvement)

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Le titre du recueil de Cendrars que tout le monde connaît pourrait convenir à ce petit livre humain qui vient de paraître aux éditions Bernard Campiche. Pourquoi petit livre humain? Parce qu’il s’agit là d’un récit, d’un portrait, d’un parcours de vie. Celui de Marcel parmi les siens, celui des siens parmi les clients du Café des Chemins de fer, celui des clients parmi les milliers de personnes qui sont passées par la ville de Fribourg et par le quartier de Pérolles au XXe siècle. Ce récit ou cette tranche d’histoire urbaine se lit d’une seule traite. Les anecdotes issues du vécu d’une des filles de Marcel, qui a grandi dans le Café et au sein du quartier de Pérolles, sont pures d’authenticité. Elles ont été rapportées par ses mots et sa mémoire est intacte. La plume de Jean Steinauer est là pour la préserver. Le lecteur, attablé devant son café pomme peut donc en apprendre et se divertir, profiter d’un des pouvoirs inouïs de la littérature, celui de remonter le temps.

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«Se réjouir de la fin», une méditation sur sa propre finitude

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Dans Se réjouir de la fin, l’écrivain vaudois Adrien Gygax nous plonge dans le journal intime d’un homme en EMS. Veuf et sans enfant, ce dernier écrit ses mémoires sous forme d’épisodes thématiques. Nous découvrons ainsi son monde qui s’éteint, plein de philosophie.

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Exister et appartenir aux autres, la seule échappatoire

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Balançant sans cesse entre les lois de l’attraction et celles de la répulsion, les personnages de Thomas Flahaut, dans son dernier livre Les nuits d’été, nous ébranlent par leur réalisme. Mieux, ils nous dévoilent le quotidien des travailleurs frontaliers francs-comtois.

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En quête de «Vladivostok Circus» et d’Elisa Shua Dusapin

ENTRETIEN LONG FORMAT, LORIS S. MUSUMECI | Après les succès de librairie «Hiver à Sokcho» (2016) et «Les Billes du Pachinko» (2018), Elisa Shua Dusapin a accouché d’un troisième roman en août dernier: «Vladivostok Circus» (2020), qui raconte l’histoire de Nathalie, une costumière qui se rend pour un mandat dans un cirque à Vladivostok, en Russie. Elle doit créer les tenues pour un trio d’artistes pratiquant la barre russe. Mais entre barrière de la langue, timidité et carrément malaise, Nathalie peine à se forger une place dans le groupe. Un groupe qui représenterait la société, dans la complexité des relations humaines? Rencontre avec l’auteure pour en savoir plus sur son roman et sur elle-même.

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«Déflagration»: la prophétie de Serge Bimpage

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

C’est une expérience impressionnante que la lecture de Déflagration. Roman écrit par l’ancien journaliste romand Serge Bimpage, il raconte l’éruption d’un volcan au Nord de la Suisse, qui va provoquer une inondation… et un confinement généralisé. Le livre a été accepté par l’éditeur Michel Moret le 6 janvier 2020. Il a été écrit durant les trois ans qui ont précédé la pandémie. Comme tient à le noter l’auteur dans un avertissement, aucun mot n’a été changé ou ajouté au texte original. Une coïncidence bluffante avec notre présent, et surtout un récit poignant, intelligent et émouvant.

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Françoise Sagan avait le diable au cœur

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

En 1954, Françoise Sagan a dix-huit ans. Cet été-là, en six semaines, elle écrit son premier roman. Chef-d’œuvre aussi tranchant que minutieusement rédigé, il emmène le lecteur au sein d’une famille sur le point d’être recomposée. S’il en dit beaucoup sur les mœurs des années cinquante, il n’a pas pris une ride. Tant et si bien que l’on se surprend à y chercher des éléments d’aujourd’hui. Récit de mon voyage sur la Côte d’Azur, septante ans plus tôt, dans l’esprit vil d’une jeune fille en avance sur son temps.

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Michel Moret: «Seul un Suisse romand peut intituler son livre ‘‘Besoin de grandeur’’»

Le directeur de l'Aire réédite Ramuz.

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Boré-Abimi, un couple à l’écriture déjantée

Direction l'underground lausannois, mais pas que...

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