Archives par mot-clé : vincent gauye

Le Palais des Tuileries

Le Regard Libre N° 9 – Vincent Gauye

Son nom évoque sans conteste son origine. En effet, il fut érigé à l’emplacement d’une fabrique de tuiles, en 1564, par Catherine de Médicis. Il est intéressant de constater qu’il fut bâti face à la puissante forteresse du Louvre, alors bien éloignée de l’architecture de celui que nous connaissons. En effet, loin des larges baies, ouvertes sur Paris, ce sont d’austères courtines de moellons et de hautes tours étroites et sinistres qui le composent. Imaginons la réaction de Catherine de Médicis face à cet ouvrage au raffinement déplorable, elle qui descend de Laurent le magnifique, mécène des arts et de la Renaissance, éloignée depuis des siècles de l’austérité médiévale.

Elle s’en vient à Paris pour épouser le futur Henri II, elle quitte la Renaissance pour le Moyen-âge. En effet, si François 1er règne encore en ces temps-là et déploie déjà, le long de la Loire, les grâces de la Renaissance, Paris demeure médiévale, cloîtrée derrière ses longs et froids remparts de pierre grise. Ma foi, malgré la montée de son époux sur le trône, il faudra attendre la fin de sa régence (1563) pour voir les premiers projets du Palais des Tuileries aboutir.

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Bagnac, métaphore de la troisième Restauration

Le Regard Libre N° 6 – Vincent Gauye 

Derrière cette nuée grisâtre se terre, dans l’ombre silencieuse du monde, le dernier membre agonisant de ce qui fut un jour la France. Permettez-moi d’adorer un instant encore ce sanctuaire de rêves brisés.

Il est sans doute des milliers de châteaux dont vous ignorez l’histoire ou l’existence. Il est des milliers de deuils et de vexations, mais point de plus fortes que celle qui se meurt en ces lieux et qui, tel un fantôme, plane sur la campagne ténébreuse dans l’espoir d’une résurrection. Un historien de l’art cracherait sur cet assemblage néo-gothique qui nous domine et s’obstine à nous narguer malgré sa ruine. Ce style, jouant avec diverses époques, nous peint un tableau où seul l’esthétique a droit de citer. Continuer la lecture de Bagnac, métaphore de la troisième Restauration

Un étudiant sédunois romancier et romantique

Le Regard Libre N° 5 – Pierre Loretan

Nous interrogeons aujourd’hui Vincent Gauye, qui présentait il y a quelque temps de cela son premier ouvrage au Salon du livre. Depuis toujours fasciné par les mots, plusieurs fois primé, il nous livre sa vision de l’écriture et de la finalité d’une publication.

Pierre Loretan : Parlez-nous en peu de vous pour commencer.

Vincent Gauye : Comme déjà dit plus haut, je m’appelle Vincent Gauye et je vis à Sion. Il est évident que le contexte historique et culturel de cette ancienne cité médiévale n’est pas sans m’influencer et il est même parfois difficile de la clarifier face à cette pléthore d’éléments susceptibles de m’intéresser ! J’ai donc très vite couché des mots qui cumulés à des règles de grammaires ont fait naître des phrases. (rires)

Abordons la question du Règne Tourmenté Des Douzièmes Harald, qui est votre premier ouvrage publié. Si vous deviez le résumer en quelques mots ?

Hélas ! il m’est difficile d’accomplir cet exercice ! En effet, il y a tant d’éléments qui s’entremêlent pour former le tissu narratif ! Je vais donc en donner la couleur, ce qui me semble être plus aisé. Il s’agit avant tout d’une fiction, ce qui ne lui empêche pas d’avoir une multitude de liens avec une réalité historique. Il s’inscrit dans une époque médiévale, néogothique, qui fait donc apparaître une société sous la houlette d’un Roy et d’un ordre hiérarchique. Le personnage principal est un Duc. Le lecteur évolue donc dans ce contexte d’honneur, de vertus et de grandeur propre à ces temps hélas achevés ! Enrichi d’éléments d’architecture historique, le récit conte un royaume puissant qui se trouve subitement déstabilisé. Continuer la lecture de Un étudiant sédunois romancier et romantique

Royalisme, la question française

Le Regard Libre N° 3 – Vincent Gauye

Qui n’a jamais rêvé aux grandeurs disparues de l’Ancien Régime ? Qui n’a jamais imaginé ce que serait la France aujourd’hui si un monarque la régissait ? Mais quel roi ? Qui aujourd’hui peut se déclarer souverain légitime du trône de France ? A les entendre, certains clameraient le nom du Comte de Paris. D’autres prôneraient un gentilhomme espagnol. Mais qu’en est-il réellement ? Il convient désormais de revivre les événements qui ont ébranlé la France au lendemain de la Révolution Française.

Nous sommes en 1830. Un monarque absolu, Charles X, régit la France. Il succède au « roi fauteuil », Louis XVIII. Tous deux frères de Louis XVI, ils incarnent la continuité de la dynastie des Bourbons qui succède aux Valois. J’ai tantôt caractérisé le régime de Charles X d’absolu. En effet, son royalisme conservateur l’appelait à régner selon les principes omnipotents de son illustrissime ancêtre Louis XIV. « J’aimerais mieux scier du bois que de régner à la façon du Roy d’Angleterre. » disait-il. Continuer la lecture de Royalisme, la question française