Aimons la vie !

Le Regard Libre N° 22 – Jonas Follonier

Il y a des gens qui s’ennuient. Pire, il y a des gens qui n’aiment pas la vie (cela est encore plus grave quand ils ne sont pas dans la misère). Cet éditorial a pour but de leur faire changer d’avis, ou du moins de leur montrer qu’un changement d’avis est possible. Selon moi, le fait d’aimer la vie a un lien fort avec la passion, la sensibilité et le goût du perfectionnement.

Commençons par la passion. Depuis les romantiques, nous avons une certaine idée de ce qu’est la passion amoureuse. Ici, le concept de passion doit être pris plus largement. Le fait de se forger une identité personnelle dépend en grande partie de notre capacité à avoir des préférences, notamment artistiques, sexuelles ou encore sociales. Cette disposition à avoir de l’intérêt pour quelque chose et de cultiver cet intérêt, je la nomme passion. Les Alpes sont si grandes, YouTube est si riche, les choix d’activités sont si vastes, que la passion s’impose.

Liée à la passion et plus fondamentale encore, la sensibilité me semble être la condition par excellence du bonheur humain. Pas besoin d’être un artiste ou un être extraordinaire pour faire preuve de sensibilité : tout être humain porte en lui cette soif, ce don d’admiration, d’émerveillement pour les personnes et les choses, aussi simples et futiles soient-elles.

Quoi de plus humain que d’apprécier un paysage, un accord de guitare, une bière, une couleur, un dialogue entre amis, une bonne nuit de sommeil, un compliment, une idée, le soleil du matin, une balade en ville, la compagnie de sa bien-aimée, la température de la mer ? Si je devais donner une raison d’aimer la vie, c’est le nombre de plats qu’il nous reste à déguster – d’autant plus quand un repas s’accompagne d’une discussion et d’une bouteille de vin.

Le perfectionnement, enfin, renvoie à la chance que possède l’être humain de pouvoir évoluer de jour en jour. Non seulement l’espèce le peut, mais aussi l’individu ! L’une des facettes du développement personnel sur laquelle j’aimerais insister réside dans le partage avec autrui. En somme, passion, sensibilité et perfectionnement se rassemblent en une valeur : la curiosité. Dégustons ensemble les paroles de Tu es donc j’apprends (2010), sublime chanson interprétée par Grand Corps Malade et Charles Aznavour :

L’homme est un solitaire qui a besoin des autres
Et plus il est ouvert et plus il devient grand
Découvrez ma culture, j’apprendrai la vôtre
« Je pense donc je suis » et tu es donc j’apprends. […]
Parlons aux inconnus, sortons de l’ignorance
Faisons de notre monde un terrain sans orgueil […]
Cessons de voir petit, prenons de l’altitude
Partageons nos idées, nos valeurs, notre temps.

Ecrire à l’auteur : jonas.follonier@leregardlibre.com

Crédit photo : © http://culturebox.francetvinfo.fr

 

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