Tous les articles par Le Regard Libre

Revue mensuelle, depuis 2014 Pour la culture et le débat d’idées

L’indécent enfermement de nos aînés

Le Regard Libre N° 68 – Giovanni F. Ryffel (courrier des lecteurs)

Les mesures restrictives dans les maisons de retraite sont un scandale d’inhumanité. Il y a des personnes qui souffrent d’une solitude lacérante, arrachées comme elles le sont à leurs proches; les dépressions les plus mortifiantes ne peuvent être guéries que par le contact et la présence vivante des proches, et c’est précisément ce qu’on limite maintenant au-delà de toute prudence raisonnable; cela débouche en une évidente injustice. Il y a même ceux qui sont en phase terminale de la vie et qui ne peuvent pas être correctement accompagnés par ceux qui les aiment. Est-ce une lutte efficace contre le Covid que de leur imposer une mort solitaire?

Lire l’article

Mohamed Hamdaoui: «Il faut donner la possibilité aux enseignants de libérer leur parole»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | C'est l’un des politiciens suisses à être le plus sur le front du combat contre l’islamisme. Même s’il n’aime pas ce mot, «combat» (il lui préfère celui de «cause»), Mohamed Hamdaoui en a fait l’un de ses thèmes prioritaires, se profilant dans ce débat comme un acteur très investi, quitte à verser dans l’émotion. Son parcours y est sans doute pour quelque chose: né dans le Hoggar, ce Touareg a aimé une femme qui dans les années quatre-vingt s’est fait enlever par des islamistes algériens parce qu’elle refusait de porter le voile. Ces semeurs de terreur l’ont décapitée. Le meurtre en France du professeur Samuel Paty par un musulman radicalisé utilisant le même mode opératoire l’a bouleversé. Entretien avec un ancien socialiste devenu PDC, qui ne considère pas la Suisse à l’abri de l’islam politique.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement

Anaïs Nin, sur la mer des mensonges

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier 

Il y a deux ans, j’envoyais ma toute première critique pour Le Regard Libre. J’avais été touchée par l’hommage bouleversant d’un petit-fils à sa mémé de nonante-cinq ans, contrainte de rejoindre un Ehpad assez déplorable. Depuis, les lectures et les chroniques se sont enchaînées sans que je n’aie eu le temps de les compter. Et voilà qu’aujourd’hui j’écris mon dernier papier pour les bouquins du mardi.

Continuer la lecture de Anaïs Nin, sur la mer des mensonges

Les racines de la polarisation politique américaine

ARTICLE LONG FORMAT, Clément Guntern | Celle que l’on surnomme la première des démocraties, celle dont on a si longtemps loué les mérites et la vigueur, semble aujourd’hui à bout de souffle. Le «débat» chaotique entre Joe Biden et Donald Trump en témoigne. Les racines du mal sont si profondes qu’il serait injuste d’imputer la situation actuelle à tel ou tel président. C’est à la société américaine dans son ensemble de régler le mal qui la ronge: la polarisation rampante.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

Brigitte Rosset, l’ironie comme épée

Le Regard Libre N° 68 – Ivan Garcia

Brigitte Rosset est une comédienne genevoise bien connue du public romand, notamment pour ses seuls en scène humoristiques. En cette saison 2020-2021, elle présente son nouveau spectacle, Ma cuisine intérieure. L’occasion pour nous d’aller à la rencontre de cette femme qui manie l’ironie comme une épée. De manière directe, mais toujours avec bienveillance.

Lire l’article long format (abonnés)

L’avertissement de François Sureau

Le Regard Libre N° 68 – Jonas Follonier

L’an dernier, l’avocat, écrivain et désormais académicien français François Sureau publiait chez Gallimard son tract Sans la liberté. Avec cet essai au titre fort, l’auteur y peignait et dénonçait une société – la société française actuelle – ayant perdu peu à peu son Etat de droit. Une société «sans la liberté», qui lui faisait froid dans le dos et qui trouverait pour seule issue favorable un amour retrouvé pour la liberté politique. S’il est intéressant de se replonger dans ce texte pour un éditorial, c’est que, justement, il trouve des résonances évidentes avec notre société, la société suisse, et, de manière encore plus marquante, avec ce que la gestion actuelle de la crise nous fait traverser.

Lire la suite de l’édito

«Se réjouir de la fin», une méditation sur sa propre finitude

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Dans Se réjouir de la fin, l’écrivain vaudois Adrien Gygax nous plonge dans le journal intime d’un homme en EMS. Veuf et sans enfant, ce dernier écrit ses mémoires sous forme d’épisodes thématiques. Nous découvrons ainsi son monde qui s’éteint, plein de philosophie.

Lire la critique (en libre accès)

«The Fall»: la série policière avec un coup d’avance

Le Netflix & chill du samedi – Fanny Agostino

Diffusée entre 2013 et 2016, The Fall peut être considérée comme l’une des meilleures réussites dans le genre du polar de cette dernière décennie. Proposant un thriller ne trahissant ni ses promesses, ni sa complexité au fil de ces trois saisons, ce petit bijou britannique nous plonge dans les bas-fonds d’une enquête morbide: une chasse au serial-killer dans les dédales de Belfast, en Irlande du Nord. D’apparence classique, cette production surprend au regard de la profondeur de ses personnages et de la mise en image de la mécanique judiciaire.

Lire la suite de la critique (en libre accès)

Frédéric Pajak: «L’humanité, c’est l’humanité, pas juste quelques privilégiés»

Le questionnaire de Trousp de Frédéric Pajak

La lecture de Pascal Couchepin: «Le Coran des historiens»

CHRONIQUE, Pascal Couchepin | Les Editions du Cerf se sont lancées dans une aventure ambitieuse et périlleuse en publiant un coffret de trois volumes de plus de 900 pages chacun sur Le Coran des Historiens. L’ambition est de donner, dans le premier volume, un état des lieux de la recherche sur le Coran, son environnement historique, religieux et littéraire, sa rédaction, sa canonisation et sa réception par ce qui allait devenir les deux branches principales de l’Islam, les sunnites et les chiites. Les deux autres volumes sont consacrés à une exégèse, sourate par sourate, du texte du Coran.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement