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«Psychose» et «Les Oiseaux», deux films de Hitchcock qui n’en font qu’un

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale Tout savoir sur Hitchcock aujourd’hui avec Le Regard Libre – Jonas Follonier

Chefs-d’œuvre incontestés que Psychose et Les Oiseaux. Le premier, sorti en 1960, est souvent considéré comme le meilleur film d’Alfred Hitchcock; le second, sorti deux ans plus tard, comme son dernier grand film. Inscrites dans la même période du réalisateur, celle de la consécration américaine, ces deux œuvres ont bien plus en commun que ce qui fait la «veine Hitchcock». A regarder les deux films l’un après l’autre, ce que j’ai fait, on découvre que d’une certaine manière, ils ne font qu’un. Analyse.

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«Fenêtre sur cour», fenêtre sur la société

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Tout savoir sur Hitchcock aujourd’hui avec Le Regard Libre – Loris S. Musumeci

Jeff Jefferies (James Stewart) est confiné. Pas de virus dans l’air, mais une jambe cassée. Ce photographe reporter n’est pas habitué à rester chez lui. Là, il n’a pas le choix. Alors il s’ennuie. Il passe ses journées à regarder par la fenêtre de son appartement qui donne sur une cour. Il épie au quotidien tout ce que font ses voisins. Il est des spectacles plaisants, comme celui que lui offre – à son insu – la jeune et ravissante danseuse, Miss Torso, lorsqu’elle s’étire de manière sensuelle, jambes à l’air, ou lorsqu’elle s’habille, le reste à l’air. Des spectacles drôles, comme les scènes de ménages d’un vieux couple, ou la lassitude précoce d’un jeune couple. Un spectacle bien triste, celui de Miss Cœur Solitaire, qui rêve d’un amour qui ne vient pas, mais simule la réception d’un amant imaginaire lui servant un verre qui ne sera jamais bu.

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Mais qui êtes-vous, envoûtant docteur Edwardes?

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Tout savoir sur Hitchcock aujourd’hui avec Le Regard Libre – Kelly Lambiel

Une disparition, des souvenirs perdus, un couple en cavale. De la violence, de la vulnérabilité, de l’amour. Des violons, de la tension et une pointe d’inquiétude. Des cauchemars, une enquête, des révélations surprenantes. C’est avec La Maison du docteur Edwardes qu’Alfred Hitchcock, ayant toujours démontré un intérêt certain pour la psychologie de ses personnages, entre à proprement parler dans le thriller psychologique.

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«La Cinquième Colonne»: le film qui a permis à Hitchcock de devenir un maître

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Tout savoir sur Hitchcock aujourd’hui avec Le Regard Libre – Loris S. Musumeci

Réalisation mineure de Hitchcock qui n’en fait pas pour autant un film déplaisant, et encore moins inintéressant. Au regard d’une rétrospective sur le maître du suspense, La Cinquième Colonne (Saboteur) prend toute son importance. Cinquième film américain de Hitchcock qui pose, à sa sortie en 1942, une bonne fois pour toutes tous les éléments essentiels à la construction de ses œuvres et de ses chefs-d’œuvre à venir.

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Fascinante «Rebecca»

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Tout savoir sur Hitchcock aujourd’hui avec Le Regard Libre – Kelly Lambiel

Si Psycho, Birds ou Vertigo comptent parmi les titres les plus souvent cités lorsque l’on évoque son exceptionnelle filmographie, avant de devenir le «maître du suspense», Alfred Hitchcock doit se faire une place aux USA. Son premier film américain porte les influences gothiques de son Angleterre natale tout en laissant transparaître son inéluctable penchant pour le noir. Une production hybride, accouchée dans la douleur, mais qui lui ouvrira les portes d’Hollywood puisque Rebecca obtiendra l’Oscar du meilleur film en 1941.

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Tout savoir sur Hitchcock aujourd’hui avec «Le Regard Libre»

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les coronarétrospectives du cinéma – Loris S. Musumeci

«En style cinématographique, le suspense consiste à susciter une curiosité haletante et à établir une complicité entre le metteur en scène et le spectateur qui, lui, sait ce qui va arriver.» Alfred Hitchcock

Qui de mieux que l’homme connu sous le nom de maître du suspense pour nous parler du suspense? Qui de mieux qu’un maître à filmer pour nous parler du cinéma? Qui de mieux qu’un maître pour nous parler? Hitchcock parle par ses films, à travers des thématiques récurrentes et des techniques tout aussi récurrentes. Pour offrir au Septième Art le travail d’une vie, toujours au service des spectateurs dont l’amour qu’il leur portait était réciproque. Pour offrir au Septième Art tout un univers à travers sa caméra, qui n’est autre que le miroir de l’âme.

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Un jour de 563, le vague à l’âme du Léman

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Avec simplicité et adresse, preuves scientifiques à l’appui, Pierre-Yves Frei et Sandra Marongiu, dans une enquête qui traverse les époques, nous expliquent les raisons et les effets du terrible tsunami qui eut lieu en 563. Et qui emporta, dans sa rage, des moulins et des hommes.

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Je bois, tu bois, il parle, nous rions, vous souriez, ils rêvent

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» –Arthur Billerey

En période de confinement, relire à petits coups Les nouvelles brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio, c’est rire bêtement, s’apaiser, refaire le monde sur commande. Et peut-être ouvrir une réflexion sur le rêve.

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