Tous les articles par Le Regard Libre

Revue mensuelle, depuis 2014 Pour la culture et le débat d’idées

«La Voie de la justice», une voix trop manichéenne

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Des violons un peu insistants sur le début, mais sans que cela gêne trop l’ensemble. Des acteurs qui touchent juste, sans pour autant sortir de l’ordinaire. On ne comprend pas bien l’histoire du premier coup; tout va trop vite, et en même temps trop lentement. C’est dans une ambiance cinématographique en demi-teinte que se passe le début de La Voie de la justice, un film sur la peine de mort et le racisme institutionnel en Alabama – tous deux encore actuels. Des dialogues vont cependant vite capter l’attention et l’émotion du spectateur. «Un nègre est responsable, et si c’est pas toi, tu paies pour tes potes.» On comprend vite la violence de cette injustice qui consiste en un simple «deux poids, deux mesures» basé sur la couleur de peau.

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«Le Schmock»: FOG nous parle des flatulences d’Hitler

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Si ce n’était pour la jaquette du livre avec sa petite poupée d’Hitler à genoux, si ce n’était pour le nom de l’auteur, Franz-Olivier Giesbert – FOG pour les intimes –, Le Schmock n’attirerait en rien à premier abord. Encore un roman sur la période de la Seconde Guerre mondiale, dans l’Allemagne nazie qui plus est. Mais quand on aime bien FOG, on se lance quand même. D’autant plus qu’il nous annonce en quatrième de couverture que cette histoire, il la rumine depuis longtemps. L’auteur a quelque chose d’important à nous raconter. Histoire d’amitié, de famille, de politique; Le Schmock est un partage.

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«Easy rider» et la quête mélancolique de liberté

Le Regard Libre N° 58 – Jonas Follonier

En 2019, le film Easy rider de Dennis Hopper fêtait ses cinquante ans. La Fondation Fellini pour le Cinéma, à Sion (VS), lui a consacré une exposition en partenariat avec l’Institut Dennis Hopper et la Cinémathèque Suisse. J’y étais, et j’ai pu sentir le moment de basculement que fut la fin des années soixante au sein du cinéma hollywoodien. Rétrospective au goût des Harleys et au son du LSD.

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Quand le Pacifique s’élargit

Chine et Etats-Unis s'éloignent l'un de l'autre.

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Sur les traces de Robert Johnson, guitariste maudit

Le Netflix & chill du samedi – Ivan Garcia

«Quelle part tient du mythe? Quelle part tient du vrai?»  

Netflix nous réserve parfois de belles surprises. Au hasard d’une balade sur la plateforme, votre rédacteur est tombé sur un documentaire musical intitulé ReMastered: Devil at the Crossroads. Ce court-métrage revient sur la trajectoire de Robert Leroy Johnson, musicien incroyable et l’une des figures majeures du Delta blues, l’une des premières formes de la musique blues qui s’est développée dans l’Etat du Mississippi. Jusqu’à atteindre le monde entier.

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«The Grudge»: quel est l’intérêt des films d’horreur?

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Quand quelqu’un meurt la rage au ventre, une malédiction advient.»

Classique dans ses caractéristiques, The Grudge est un vrai film d’horreur qui fonctionne comme un film d’horreur, avec les codes du film d’horreur. Nicolas Pesce donne d’ailleurs suite avec sa réalisation à la trilogie mythique du cinéma d’épouvante qui porte le même titre, qui elle-même est tirée du Grudge originelle venant du Japon. Cette série de cinq films est désormais devenue une tradition. Et ça marche toujours. Parce que vraiment, ça fait peur!

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«Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part»: une adaptation libre et réussie

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier et Lauriane Pipoz

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part sort sur les écrans ce mercredi. Il est tiré du premier succès littéraire d’Anna Gavalda. Sorti il y a vingt ans, le recueil de douze nouvelles narre des anecdotes drôles ou poignantes sur des Parisiens. Le film aussi: Arnaud Viard a su créer une œuvre nouvelle en gardant l’esprit de l’originale. A découvrir que vous ayez lu le livre éponyme, ou non. Mais prenez vos mouchoirs!

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«Les Siffleurs», ce thriller roumain si sérieux

Les mercredis du cinéma – Ivan Garcia

Le nouveau long-métrage du réalisateur roumain Corneliu Porumboiu place sur scène un policier corrompu qui, pour libérer un mafieux, doit apprendre la langue sifflée. Un film qui m’a tenu en haleine et qui montre que le cinéma roumain doit être pris au sérieux.

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Les rêveries d’un promeneur qui n’avait rien de solitaire

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

J’étais en seconde au lycée Massena quand ma prof de Français m’a mis «La fée carabine» entre les mains. (Je pense que c’est à cette époque que remonte ma mauvaise habitude de lire la plupart des bouquins dans l’urgence: parce que j’ai un exposé – aujourd’hui un article – à rédiger pour le lendemain.) Nice, l’an 2002, j’avais seize ans et un intérêt pour la littérature pas franchement prononcé quand je suis tombée follement amoureuse de Benjamin Malaussène, de sa tribu, de leur chien épileptique et de la plume qui donnait vie à tout ce joyeux bordel. Bref, je venais de découvrir Daniel Pennac et j’étais super mordue!

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