Archives par mot-clé : vie

Cap sur la pensée d’Afrique noire

Les écrits sur la philosophie négro-africaine s’occupent surtout d’analyser dans quelle mesure elle existe. Il s’agit d’un débat complexe et sans fin. C’est pourquoi nous avons trouvé plus intéressant de dégager quelques éléments typiques de cette pensée. C’est une manière de couper ce nœud gordien pour aller à l’essentiel: philosophie ou pas, qu’est-ce qui caractérise la pensée de l’Afrique noire et en quoi a-t-elle apporté quelque chose à l’humanité?

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«You Will Die at 20» mais la vie t’appelle

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Cette année, le FIFF (Festival International de Films de Fribourg) s’est déroulé sous une forme particulière: programmation des films maintenue, mais à visionner en ligne. Inutile de vous dire pourquoi. Inutile de vous dire que malgré tout ce qui a été mis en place par les organisateurs, aucun écran domestique ne peut remplacer le grand écran. Même si les films sont bons, et même souvent très bons. Le FIFF ne déçoit jamais. Connu pour sélectionner de grands crus de par le monde entier, il permet la découverte de régions lointaines et l’exploration de cultures aussi riches qu’exotiques, en plus d’offrir l’expérience d’un cinéma particulièrement attentif à la forme, qui parle depuis ailleurs, qui parle en soi.

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«La Grande Bouffe», à la vie, à la mort!

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Hommage à Michel Piccoli – Jonas Follonier

Qui n’a jamais rêvé d’organiser une orgie culinaire avec des amis? Nous sommes sans doute plus nombreux que l’on croit à l’avoir fait. Mais de l’avoir fait au degré de Michel Piccoli dans La Grande Bouffe, il y a peu de chance. Or les excès sont souvent des quintessences de profondeur – et pas seulement de gorge. Dans ce film franco-italien de Marco Ferreri sorti en 1973, la bonne chère et les plaisirs de la chair sont autant de célébrations de la vie, de son absurdité et de sa facilité; quant aux pleurs et au vomi, ils signent les prémisses de ce qui finit forcément par tous nous saisir: la mort. Aussi présente que la vie dans ce long-métrage. Comme dans la vie elle-même.

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A «Casablanca», les gens sont beaux!

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: L’amour au cinéma – Antoine Bernhard

«Les gens sont beaux», aime à dire parfois une camarade. C’est la première impression que m’a faite le film de Michael Curtiz. Femmes et hommes de caractère, costumes, manteaux, longues robes et beaux chemisiers, habits traditionnels et vieilles voitures nous font revivre le charme d’un monde qui n’existe plus. Et qui n’a peut-être jamais existé…

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«Solaris»: un film dans l’eau et l’eau-delà

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: La coronarétrospective du cinéma vous présente Tarkovski – Loris S. Musumeci

Ouverture. Plan fixe sur le fleuve. Nage l’eau à la surface de l’eau. Silence. Bruissent les algues. Une bande son composée par la nature. Vole la mouche. Hennit le cheval. Aboie le chien. Solaris s’ouvre sur la vie. La vie, c’est l’eau. Mais l’eau, c’est bien plus encore. Il y a l’eau sur terre qui hydrate et qui inonde. L’eau qui pleut du ciel, l’eau qui coule du front, l’eau qui coule des yeux. L’eau-delà. Cette eau qu’on ne connaît pas. Cette eau qui réserve des mystères. L’eau de l’océan. L’océan de Solaris.

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Aznavour chante les «losers»

Il a vu le temps et les hommes passer

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«Westworld» et l’immortalité

Le Regard Libre N° 42 – Jonas Follonier

La deuxième saison de la série américaine Westworld a été diffusée du 22 avril au 24 juin dernier en langue originale; à un mois d’intervalle environ, RTS Un en a proposé la version sous-titrée en français. Comme la première saison, dont nous avions parlé dans un éditorial daté de janvier 2017, cette nouvelle série d’épisodes a non seulement l’avantage de relever d’une qualité formelle et scénaristique plus que réussie, mais aussi de questionner le téléspectateur sur des problématiques philosophiques brûlantes d’actualité – et passionnantes.

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« My Lady », quand un jeune témoin de Jéhovah refuse la transfusion sanguine

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Cette cour juge en se basant sur la loi, pas sur la moralité. »

Fiona Maye (Emma Thompson), femme intègre, divisée entre deux vies. L’une est celle de My Lady, juge à la Haute Cour de Londres ; l’autre est celle de Fi, comme l’appelle affectueusement son mari, Jack (Stanley Tucci), professeur de lettres antiques à l’université. Le première cause à juger pour Fiona Maye n’est pas vraiment du ressort de la loi car elle doit départager au mieux son temps consacré à sa vie professionnelle et celui qu’elle accorde à sa vie privée, et donc particulièrement à son mari.

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De la souffrance à l’ennui

La citation de la semaine – Jonas Follonier

« La vie oscille, comme un pendule, de la souffrance à l’ennui. »

Arthur Schopenhauer, Le Monde comme volonté et comme représentation

Oui, mais la souffrance comme l’ennui sont de puissants moteurs de création artistique !

Crédit photo : © Jonas Follonier

La leçon de Jean d’Ormesson

Le Regard Libre N° 35 – Jonas Follonier

« Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu », écrivait un homme bouleversant par son sens de l’émerveillement. Cet homme, c’est Jean d’Ormesson, dont la mort au mois de décembre a étrangement semblé inattendue.

Il aurait en effet fallu s’y préparer, encore plus qu’au départ de Johnny Hallyday le jour suivant. Mais ce n’était pas possible ; Jean d’Ormesson et la joie qu’il dégageait s’étaient trop installés dans nos habitudes pour que l’on puisse imaginer un monde sans eux. Continuer la lecture de La leçon de Jean d’Ormesson