La critique libérale de la démocratie, de Constant à Hoppe

4 minutes de lecture
écrit par Frédéric Jollien · 17 décembre 2025 · 0 commentaire

Les libéraux se sont toujours méfiés des formes de pouvoir illimité, qu’il soit monarchique, révolutionnaire ou démocratique. Ces auteurs ont été les plus vigoureux dans la défense d’une limitation stricte du pouvoir, quel qu’en soit le détenteur ou l’organisation.

Benjamin Constant, grand penseur libéral romand, alertait déjà du danger que recèle la démocratie lorsqu’elle prétend absorber toute la vie sociale. Son célèbre discours De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes (1819) explique qu’il existe une opposition de principe entre la liberté politique fondée sur la participation directe au pouvoir collectif et la liberté individuelle des sociétés modernes, centrée sur l’autonomie privée, la propriété et la sécurité des droits.

Pour Constant, confier au peuple une souveraineté absolue revient à substituer à la tyrannie d’un monarque celle de la major

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Frédéric Jollien
Frédéric Jollien

Frédéric Jollien est économiste et siège au comité de l’Institut libéral.