Enseignement religieux, financement public des Eglises, crucifix dans les classes et les parlements… En Suisse, la frontière entre foi et Etat reste mouvante selon les cantons. Faut-il tracer une ligne de séparation nette entre l’Etat et les Eglises?
Cilette CrettonMilitante féministe et ancienne députée valaisanne
Oui. Ainsi posée, la question évoque le Moyen Age pour la Valaisanne que je suis. En effet, à cette époque mon canton était gouverné par des princes-évêques qui exerçaient les pouvoirs temporel et spirituel. Plus près de nous, elle évoque les Etats islamiques et autres modèles peu enviés. Au XIXe siècle, la Suisse s’est dotée d’une constitution qui garantit la liberté de conscience et de croyance à tous les citoyens. Pour appliquer ce droit, l’Etat doit respecter une neutralité et une indépendance par rapport
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