Archives de catégorie : Editoriaux

Tarantino, un cinéma si excitant!

Retour sur ses neuf films

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Les fake news: une fake news?

Le Regard Libre N° 64 – Jonas Follonier

Les fausses nouvelles ont toujours existé. Tout le monde connaît d’ailleurs le sens du mot «faux» et celui du mot «nouvelle», il est donc parfaitement clair ce que c’est qu’une fausse nouvelle. Et sans doute chacun sera-t-il d’accord avec moi pour dire qu’on peut annoncer une nouvelle en la croyant vraie, alors qu’en fait elle est fausse. Si nous disions tous la vérité en permanence, si nous étions omniscients, cela se saurait.

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Eloge du travail

Le Regard Libre N° 63 – Jonas Follonier

Il peut paraître vieux jeu de faire l’éloge du travail. Cela peut même sembler gonflé à un moment où tant d’individus ont dû faire des sacrifices pour lutter collectivement contre la crise. Il n’aura cependant échappé à personne que la crise sanitaire due au Covid-19 s’accompagne entre autres d’une crise économique et que celle-ci, selon plusieurs analystes reconnus s’étant exprimés dernièrement, pourrait bien être encore pire que celle-là. Pire, au sens où elle pourrait engendrer davantage de morts.

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Voix d’antan

Le Regard Libre N° 62 – Jonas Follonier

Il y a eu tant à faire pendant ces jours de confinement. Lire les ouvrages dans lesquels nous rêvions d’avoir un jour le temps de plonger, boucler de vieux dossiers qui traînaient, dormir un peu plus, réapprendre à connaître son appartement, écouter tous les albums de Francis Cabrel, chanson par chanson… Mais c’est en traînant sur YouTube que, personnellement, j’eus l’idée de la meilleure occupation qui fût: regarder les débats télévisés de l’entre-deux-tours des présidentielles françaises de 1974, 1981, 1988 et 1995.

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Peur irraisonnée contre peur raisonnée

Le Regard Libre N° 61 – Jonas Follonier

Il existe des cas où nous avons de bonnes raisons d’avoir peur, mais nous ne devons jamais avoir peur de la raison. Et pour cause, la raison, cette faculté de pouvoir penser, réfléchir, faire des raisonnements, est l’un des signes distinctifs de l’homme et lui permet de maîtriser ses instincts animaux. Parmi ses passions, l’être humain compte la peur. Parfois justifiée, parfois non, cette émotion a trait à l’instinct de survie. La raison permet de la gouverner.

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Opinion et réflexion

Le Regard Libre N° 60 – Jonas Follonier

Si renaissance de la presse il y aura, une partie de cette renaissance se fera par la presse de réflexion. Le journalisme de réflexion, tel que nous l’expérimentons dans ces colonnes, offre des perspectives démocratiques. Surtout à une époque comme la nôtre, où la consommation d’informations sans regard critique peut être extrêmement dangereuse. Oublions l’étiquette de «journalisme d’opinion». En définitive, toute phrase est l’expression d’une opinion, qu’elle soit précédée ou non d’un «je suis d’avis que». Simplement, une assertion sera vraie si un fait empirique la vérifie.

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La crise de la politique

Il s’est passé en politique exactement ce qui s’est passé dans l’art: en Occident, la représentation est en crise. De la même façon que, lentement mais sûrement, la peinture se dirige vers de moins en moins de représentation du monde et de plus en plus d’abstrait, voire d’absurdité, la démocratie représentative est sur une pente savonneuse. Une part non-négligeable de la population ne se retrouve plus dans ce que proposent les musées, réservoirs de tableaux, ou les partis, réservoirs de politiciens.

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L’attitude libérale

Le Regard Libre N° 57 – Jonas Follonier

Il ne sera ni question ici d’un système économique, ni d’une philosophie politique, ni d’une idéologie: il sera question d’une attitude, l’attitude libérale. Si le libéralisme classique se base sur les principes de propriété privée, de responsabilité individuelle et de consentement collectif, il n’est garant d’une société ouverte – nous ne parlerons pas de société «inclusive», adjectif prisé par les progressistes de tout poil – que s’il pose comme autre condition à la vie en commun le principe de tolérance.

La tolérance, contrairement à ce que l’on peut croire, surtout actuellement, ne revient pas à tout accepter; au contraire. Etre d’accord avec le fait qu’autrui pense différemment, ce qui est typique de l’esprit de tolérance, n’implique pas d’être d’accord avec sa pensée. C’est précisément l’inverse: on tolère par définition une chose que l’on n’approuve pas, ou une personne aux idées ou aux agissements  différents des siens. Il ne me viendrait pas à l’idée de «tolérer mes propres convictions» ou de «tolérer des gens admirables en tous points».

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Avec la vague verte, un nouveau conservatisme?

Spécial élections fédérales – Jonas Follonier

Le libéralisme et le conservatisme, deux créneaux de la droite classique européenne, ne sont pas les grands perdants des élections fédérales. A bien y réfléchir, la préoccupation écologiste désormais officiellement présente au sein de la population dénote une nouvelle forme de conservatisme et de façon de concevoir la liberté, au-delà de la dimension sociale et progressiste qui caractérise ce mouvement. Une mutation des grandes idéologies qui comporte bien sûr de grandes forces, mais aussi de grands risques. Analyse.

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Et si la fin du monde était une bonne nouvelle?

Le Regard Libre N° 55 – Jonas Follonier

Une fois n’est pas coutume, Greta Thunberg me fait penser à une chanson de Michel Sardou. «Des rois enfants, conduits par des femmes inhumaines / Des rois méchants, soufflant la fureur et la haine»: l’An Mil chanté naguère par Sardou semblerait bien être de retour en Occident. L’infantilité de Greta, même manipulée, est tout ce qu’il y a de plus normal: c’est une jeune fille. Plus consternante est l’infantilité de tous ceux, dirigeants, journalistes ou citoyens, qui la révèrent comme une sainte – Saint-Jean, quand tu nous tiens. Avec ton apocalypse.

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