Archives par mot-clé : césars

Le choix du verre à moitié vide dans «Drunk»

Les mercredis du cinéma – Alice Bruxelle

«Hymne à l’amitié et à la vie» pour certains, Drunk (2020) collectionne les nominations: Cannes, Oscars, César, Golden Globes. Et pourtant, le réalisateur Thomas Vinterberg rate complètement son sujet principal: l’alcool. Comme une bière en fin de journée, Drunk s’apprécie pour se vider l’esprit.

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«Un cœur en hiver», parce qu’il est trop tard…

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: L’amour au cinéma – Loris S. Musumeci

«Tu n’as pas d’imagination, pas de cœur, pas de couilles, pas de sève.» 

Stéphane (Daniel Auteuil) est luthier. Il travaille pour son ami Maxime (André Dussollier), qui laisse à Stéphane et à son apprenti seuls le soin de toucher aux violons. Maxime s’occupe de la gestion de la lutherie, en vendant les instruments, en dénichant des pièces rares en trouvant des clients, en les accompagnant «comme des patients». C’est ainsi qu’il rencontre la jeune et talentueuse violoniste Camille Kessler (Emmanuelle Béart). Maxime quitte alors sa femme. Il l’annonce à son ami Stéphane qui, comme d’habitude, reste d’apparence indifférente.

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Le djihad au féminin – Rencontre avec Noémie Merlant

Le Regard Libre N° 26 – Loris S. Musumeci

Noémie Merlant est une jeune actrice française. Révélation au théâtre, elle se plaît également à pratiquer l’art de la chanson. Sa carrière n’est qu’à l’aube du succès. Après avoir joué dans les films L’Orpheline avec en plus un bras en moins et Les Héritiers, elle a été nommée dans la catégorie du Meilleur espoir féminin aux Césars de cette année, pour Le ciel attendra. Ce film raconte, sous la plume de Marie-Castille Mention-Schaar, l’histoire de Sonia (Noémie Merlant) et Mélanie (Naomi Amarger). Deux jeunes filles normales, que rien ne semble rassembler, si ce n’est un malheureux embrigadement pour le djihad. Dans une France meurtrie par la montée de l’islamisme.

Le Regard Libre: Qu’est-ce qui vous a poussée à jouer dans Le ciel attendra?

Noémie Merlant: J’ai voulu prendre part à ce film pour plusieurs raisons. J’avais d’ailleurs déjà travaillé avec Marie-Castille pour Les Héritiers, ce qui m’avait énormément plu, autant sous le rapport artistique qu’humain. Cette femme traite en effet d’actualité, de jeunesse, d’espoir; toujours avec profondeur. Lorsqu’elle m’a contactée pour Le ciel attendra, je me suis donc empressée de lire le scénario, et là j’ai pris conscience de l’ampleur du thème. Il était devenu, pour moi, simplement nécessaire d’en parler. Autrement que dans les médias. Qui avait déjà entendu parler d’un djihad féminin? Sans doute très peu de monde. Aussi, l’avantage d’un support artistique pour traiter la grave question, c’est de toucher ces jeunes dans leur vie émotionnelle, toujours avec une bonne distance. Ensuite, je me suis sentie également prise par la mission de rendre la vérité sur l’identité des adolescentes qui partent en Syrie. Ce ne sont pas forcément des filles de banlieues, délaissées, pauvres, sans parents. Les pourcentages nous indiquent que la moitié de ces dernières sont des converties. De tous les milieux sociaux.

En fait, ce sont, pour la plupart, des jeunes filles absolument normales.

Oui, tout à fait. Elles peuvent être très bonnes à l’école, avoir des amis et des parents merveilleux. Mais Daesh pointe des questions qui nous concernent bien tous. Celles-ci portent sur le sens de la vie et les dérives de notre société de surconsommation. Les réseaux islamistes sur le web posent en réalité de vraies questions; auxquelles ils apportent évidemment de fausses réponses.

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