Archives par mot-clé : émotion

Emotion bistrot

Article inédit – Loris S. Musumeci

Je passe ma vie dans les bistrots. Depuis leur fermeture, mes habitudes ont changé, comme pour tant d’autres. Plus de petit café verre d’eau «avec un croissant aussi s’il vous plaît» – parce que je suis gourmand; plus d’après-midi entiers à écrire, à lire, à étudier à discuter à coups de thés menthe ou de binch; plus de soirées à laisser s’écouler l’heure de la fermeture à travers un verre de blanc. Pour autant, la vie a continué durant près de deux mois hors de ces lieux que j’aime.

Lire la suite de l’article

Tout savoir sur Hitchcock aujourd’hui avec «Le Regard Libre»

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les coronarétrospectives du cinéma – Loris S. Musumeci

«En style cinématographique, le suspense consiste à susciter une curiosité haletante et à établir une complicité entre le metteur en scène et le spectateur qui, lui, sait ce qui va arriver.» Alfred Hitchcock

Qui de mieux que l’homme connu sous le nom de maître du suspense pour nous parler du suspense? Qui de mieux qu’un maître à filmer pour nous parler du cinéma? Qui de mieux qu’un maître pour nous parler? Hitchcock parle par ses films, à travers des thématiques récurrentes et des techniques tout aussi récurrentes. Pour offrir au Septième Art le travail d’une vie, toujours au service des spectateurs dont l’amour qu’il leur portait était réciproque. Pour offrir au Septième Art tout un univers à travers sa caméra, qui n’est autre que le miroir de l’âme.

Lire la suite de la présentation

«Le Corniaud»: des vacances pour le peuple

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le coronarire avec Louis de Funès – Loris S. Musumeci

«Ce qui me plaît chez vous, c’est votre simplicité.»

Mon film préféré avec de Funès. L’un de mes films préférés tout court. Je ne savais pas ce qui me plaisait tant dans cette comédie. Ce qui me touchait. De Funès et Bourvil? Oui, ils sont fantastiques. La traversée de la péninsule italienne et ses merveilles? Oui, c’est beau. La trame? Simple et entraînante. La musique? Sublime à pleurer.

Lire la suite de la rétrospective

«Gloria mundi» dans la tendresse et dans la peine

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«La mort nous poursuit; la vie nous rattrape un certain temps.»

La vie jaillit, recouverte de vernix caseosa. «Gloria in excelsis Deo.» Gloria Mundi. L’enfant s’appelle Gloria. Première respiration, premier cri. Dans le silence sacré du miracle en cours. Le corps du bébé touche le monde de sa peau fripée. A son tour caressée par les mains de la mère. Accueil dans une existence où la gloire du monde se goûte dans la tendresse et dans la peine.

Lire la critique

« Les vieux fourneaux »

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Pierrot, Mimile et Antoine sont trois amis d’enfance désormais septuagénaires, dont les retrouvailles s’inscrivent dans le contexte de l’enterrement de Lucette, la femme d’Antoine. L’élément déclencheur du film : Antoine découvre une lettre qui lui révèle un secret du passé le mettant en rogne. Depuis son Tarn natal, il se met alors en route vers la Toscane. Ses deux acolytes, accompagnés de Sophie, la petite-fille d’Antoine enceinte de six mois, se lancent alors à sa poursuite pour l’empêcher de commettre un crime passionnel… cinquante ans plus tard !

Continuer la lecture de « Les vieux fourneaux »

« Demain tout commence » avec Omar Sy

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Le plagiste Samuel (Omar Sy) mène la belle vie, entre soirées arrosées et journées en bateau. Un jour, une « aventure d’un soir » vient lui apporter un bébé qui a curieusement un peu plus de dix mois. Samuel apprend qu’il en serait le père. Et, comble de stupeur, il voit la femme se volatiliser dans un taxi, laissant à Samuel ses affaires et… son enfant. Il va alors s’envoler pour Londres avec le bébé et finalement l’élever dans cette ville aux côtés d’un ami producteur remarquablement bien interprété. La suite, le film vous le dira.

Bien entendu, l’histoire est mielleuse. Bien entendu, le spectateur n’est pas invité à de profondes réflexions. Bien entendu, la mise en scène est « commerciale », comme on dit. Or j’ai de plus en plus de peine à être d’accord avec les médias qui définissent comme mauvaise toute oeuvre jugée populaire, ou efficace. Qu’y a-t-il de foncièrement mauvais à proposer un film qui va plaire à un public large ? N’est-ce pas là plutôt la marque d’un certain talent ? Continuer la lecture de « Demain tout commence » avec Omar Sy