Archives par mot-clé : éternité

L’éternel retour des romans

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Jonas Follonier

Plonger ou se replonger dans L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera, c’est ouvrir ses horizons, s’approcher du fondamental, oxygéner son esprit et comprendre qui nous sommes. Ce roman-monument est notamment traversé par le thème de l’éternel retour. Si notre vie est si légère et donc si insoutenable, c’est parce que nous savons que tout ce que nous faisons ne reviendra pas. Or, le roman échapperait-il justement à la règle? Petite réflexion sur les livres à l’aune d’un des meilleurs d’entre eux.

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Balade photographique

Le Regard Libre N° 36 – Marina De Toro

Un mardi après-midi, vers quatorze heures, je décide d’embarquer mon frère dans une balade photographique. Depuis plusieurs jours, le froid et le brouillard ont pris le dessus et il est difficile de distinguer le gris des autres couleurs qui normalement dépeignent le paysage jurassien. Mais ce 13 février 2018, c’est un soleil radieux qui se lève et ranime la ville et ses habitants. Le fin manteau de neige disparaît peu à peu, il humidifie le sol et laisse apparaître les souvenirs du carnaval sacré de la région. C’est non seulement une journée ensoleillée, mais c’est aussi un énième jour de fête où les chars et les confettis sont mis à l’honneur par les jeunes et les plus expérimentés.

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Ontologie de la beauté

Le Regard Libre N° 12 – Sébastien Oreiller

Quand Nietzsche crut renverser la morale ancienne, la morale du bien et du mal, pour la remplacer par celle, plus exigeante, du bon et du mauvais, il ne fit que remplacer une philosophie du comportement, une philosophie éthique dirions-nous, par une moralité plus froide et plus distante, peut-être même plus dangereuse. Nous semblons avoir pris la fâcheuse habitude depuis vingt-cinq siècles, c’est-à-dire depuis Socrate et surtout depuis Platon, de lier l’essence au bien, de ne plus être capable d’admirer l’être en soi sans le rattacher, d’une manière ou d’une autre, à la perfection de l’acte humain, loin de là l’ingénuité morale qui avait marqué leurs prédécesseurs. Il me semble être une philosophie plus exigeante et plus noble, d’autant plus détachée des médiocrités quotidiennes qu’elle est elle-même intrinsèquement liée à l’être, je veux parler de la philosophie du beau en tant que tel.

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