Archives par mot-clé : jonas follonier

Pierre Bessard: «Les effets du confinement montrent précisément d’où vient notre prospérité»

Dossier «Covid-19 et mondialisation»

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

L’odorat, un sens enfin mis à l’honneur au cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Anne Alberg (Emmanuelle Devos) est ce qu’on appelle un «nez». Son travail consiste à sentir des odeurs et créer des parfums. Naguère, des parfums au sens propre, de l’eau-de-toilette. Le «J’adore» de Dior, c’est elle. Mais ça, c’était avant. Avant qu’elle ne perde son odorat. L’anosmie, un phénomène bien trop méconnu et qu’il est intéressant de voir faire son entrée dans une intrigue de film. Tout en douceur, d’ailleurs, puisque ce n’est pas là le plus important de l’histoire et que cette donnée subtilement amenée est au service du véritable objet du film: ce que représente le monde des senteurs, des fumets, de cette réalité informe qui chatouille nos narines et ce qui s’y trouve. Les parfums, c’est avant tout la relation qui s’installe entre cette dame hautaine et son nouveau chauffeur, Guillaume (Gregory Montel), un gars un peu gauche, mais brave.

Lire la suite de la chronique

Quand Tarantino a fait revenir Morricone au western


En hommage à Ennio Morricone, décédé la nuit dernière, nous publions en primeur cet article issu du dossier spécial «Tarantino à paraître la semaine prochaine dans notre numéro de juillet et écrit il y a quelques jours.


Le Regard Libre N° 64 – Jonas Follonier

Si nous acceptons comme point de départ que dans le grand cinéma, une musique de film résume l’essentiel du film en question, et qu’avec Tarantino, nous avons affaire à du grand cinéma, alors permettons-nous d’admirer ensemble Django Unchained (2012) et Les Huit Salopards (2014) à la lumière du plus grand coup de maître de Quentin Tarantino: celui d’avoir fait revenir le compositeur Ennio Morricone à la musique de western après plus de trente ans. Récit.

Lire l’article

«Un ami extraordinaire»: de la guimauve assumée

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Malgré une avalanche de bons sentiments, Un ami extraordinaire actuellement dans les salles obscures fonctionne à merveille. Primo, parce que cette guimauve est assumée. Deuzio, parce que la forme du film est très intéressante. Tertio, parce que Tom Hanks est une valeur sûre. Récit d’une séance où j’ai été épaté.

Lire la critique

«A la recherche de Karl Kleber», un faux polar régional

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

C’est l’histoire de la disparition d’un professeur d’université suisse, sur laquelle enquête vingt ans plus tard un ancien collègue. Ou peut-être n’est-ce pas là vraiment le sujet. Avec A la recherche de Karl Kleber, publié en mai chez Favre, Daniel Sangsue signe en effet à plus d’un titre un «méta-roman». Ce faux polar régional, genre dont l’auteur se moque, peut se comprendre aussi comme une parodie de Joël Dicker et, surtout, comme un éloge de la littérature, à l’occasion duquel l’université américanisée en prend pour son grade. Critique.

Lire la critique

Eloge du travail

Le Regard Libre N° 63 – Jonas Follonier

Il peut paraître vieux jeu de faire l’éloge du travail. Cela peut même sembler gonflé à un moment où tant d’individus ont dû faire des sacrifices pour lutter collectivement contre la crise. Il n’aura cependant échappé à personne que la crise sanitaire due au Covid-19 s’accompagne entre autres d’une crise économique et que celle-ci, selon plusieurs analystes reconnus s’étant exprimés dernièrement, pourrait bien être encore pire que celle-là. Pire, au sens où elle pourrait engendrer davantage de morts.

Lire la suite de l’édito

Jacques Dubochet et l’art engagé…

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Le documentaire Citoyen Nobel raconte ce que l’obtention du prix Nobel de chimie en 2017 par le Vaudois Jacques Dubochet a changé – ou non – dans sa vie; on en apprend aussi un peu plus sur son parcours et ses activités militantes. Disons-le d’emblée: ce film est idéologique. En choisissant de dresser un portrait presque exclusivement positif du scientifique et de ses engagements, un réalisateur n’est pas neutre. Tant mieux! Si la neutralité est un mythe bien ficelé en politique suisse, elle perd bien vite en crédibilité dans le domaine artistique, puisque tout artiste fait des choix dans ce qu’il souhaite dire du monde.

Lire la suite de la critique

Quelles leçons tirer de Beethoven?

Le dépassement des normes

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

Jean Romain nous raconte la route

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

C’est sous son casque de motard que le député genevois Jean Romain livre son nouvel ouvrage aux Editions Slatkine, intitulé Raconte-moi la route et composé à la fois de textes et de photographies. On y suit ses virées aux quatre coins du monde, entre plaines, lacs, montagnes, motels, mortels, monuments-vallées. Au terme d’une lecture agréable, on en retient des couleurs, des odeurs, on garde en mémoire ce qui est aussi une histoire de camaraderie et, surtout, un éloge de la littérature, qui pourrait bien prendre les formes d’une femme.

Lire la critique

Voix d’antan

Le Regard Libre N° 62 – Jonas Follonier

Il y a eu tant à faire pendant ces jours de confinement. Lire les ouvrages dans lesquels nous rêvions d’avoir un jour le temps de plonger, boucler de vieux dossiers qui traînaient, dormir un peu plus, réapprendre à connaître son appartement, écouter tous les albums de Francis Cabrel, chanson par chanson… Mais c’est en traînant sur YouTube que, personnellement, j’eus l’idée de la meilleure occupation qui fût: regarder les débats télévisés de l’entre-deux-tours des présidentielles françaises de 1974, 1981, 1988 et 1995.

Lire la suite de l’édito