Archives par mot-clé : jonas follonier

Marc Lamunière, 100 ans et autant de leçons philosophiques

ARTICLE LONG FORMAT, Jonas Follonier | Il fut le président directeur général de la Société de la Feuille d’avis de Lausanne et des Imprimeries Réunies SA, puis d’Edipresse, entreprise fondée par Paul Allenspach, l’éditeur de "La Feuille d’avis de Lausanne", devenue "24 heures". Auteur du polar "La peau de Sharon" (2000) sous le pseudonyme de Ken Wood, il s’adonna précédemment à l’écriture sous un autre pseudo, celui de Marc Lacaze. Sous cette identité, il publia des nouvelles, des chroniques dans "Le Nouveau Quotidien" – devenu "Le Temps" après sa fusion avec "Le Journal de Genève" – et un recueil, "Le dessert indien" (1996). Mais c’est sous son vrai nom que Marc Lamunière, grand patron de la presse romande du XXe siècle, vient de sortir un ouvrage célébrant les cent bougies qu’il a soufflées début 2021. Conçu comme une suite d’entretiens avec le journaliste Jacques Poget, "Le Jardin des piqûres. Vision d’un centenaire sur sa vie, le siècle écoulé et les jours qui restent" nous propose une véritable philosophie de vie, nourrie par les lectures du principal intéressé. Rencontre.

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La gestion du virus confrontée au voile de l’ignorance

ARTICLE LONG FORMAT, Jonas Follonier et Lauriane Pipoz | La philosophie peut-elle nous éclairer dans la gestion du Covid-19? Oui, notamment grâce à la théorie de la justice de John Rawls. Ce philosophe anglais propose une expérience de pensée ayant pour but de trouver les principes d’une société juste. Appliquée à la gestion du virus, elle permet de se demander si les décisions du Conseil fédéral respectent la norme de l’impartialité, qui elle seule permet de protéger les intérêts de tous – y compris leurs libertés.

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L’interprétation artistique, nouvelle victime de l’époque

Le Regard Libre N° 73 – Jonas Follonier

Trois actualités illustrent tout le mal que peut faire le délire identitaire actuel non seulement aux débats de société, mais aussi à l’art et à la culture. Bref rappel de la première actualité. Le 20 janvier 2021, lors de l’investiture de Joe Biden comme nouveau président des Etats-Unis, la poétesse Amanda Gorman, 22 ans, a récité une œuvre de son cru qui a suscité autant d’émotion que d’articles de presse. Dans ce poème intitulé The Hill We Climb appelant à la réconciliation au sein de la population américaine, la jeune artiste s’est définie comme une «maigre fille noire, descendante d’esclaves et élevée par une mère célibataire» – une mise en lumière de sa condition faisant écho au mouvement de contestation Black Lives Matter. Dès le 21 janvier, les maisons d’édition du monde entier se sont lancées à la recherche des meilleurs talents pour traduire le poème.

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Un «Nuage rose» qui nous fait penser à un certain virus

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

The Pink Cloud raconte l’arrivée dans le ciel d’un mystérieux nuage rose, qui va imposer un confinement strict à la planète entière. Ce film brésilien sort le 8 avril et a été écrit avant la période maudite du coronavirus. L’air de famille est bluffant.

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«Champs», une ode aux paysans suisses

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Mêlant les photographies de Patrick Gilliéron Lopreno et les textes de Slobodan Despot, Champs met en lumière le destin du paysan suisse actuel. L’ouvrage, publié le 11 mars chez Olivier Morattel, est une brillante aventure artistique et humaine à la limite entre le réalisme et le romantisme.

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Aux sources des esprits criminels avec «Mindhunter»

Les plateformes ciné du samedi – Jonas Follonier

La naissance du profilage des tueurs récidivistes par le FBI. Voilà la passionnante moelle à ronger sur Netflix: Mindhunter. La série allie exigence et excellence pour mettre en lumière une complexité de plus dans ce monde mirifique et morbide. Moi, je valide.

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S’intéresser aux autres: la base du journalisme

Le Regard Libre N° 72 – Jonas Follonier

C’est sans doute l’une des causes les plus importantes à défendre actuellement: celle du pluralisme. Depuis quelques années, les ravages du politiquement correct (il y a des choses qu’on a le droit de dire et des choses qu’on n’a pas le droit de dire), du prêt-à-penser (évitez-vous de réfléchir en reprenant sans esprit critique des idées préparées pour vous) et de la mode intellectuelle (ce qu’il faut dire pour «faire bien») sont en train de scier la branche sur laquelle est assise la possibilité même de la discussion démocratique, de la controverse civilisée.

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Pierre Maudet légitimé par le peuple: l’élan délité des élites

Article inédit – Jonas Follonier

A Genève, Pierre Maudet arrive en deuxième position du premier tour dans la course au Conseil d’Etat. Son ancien parti, le Parti libéral-radical (PLR), en pâtit. Mais ce sont les journalistes moralisateurs qui, aujourd’hui, devraient le plus se sentir dans leurs petits souliers. Cette situation met en lumière un fossé de plus entre les élites médiatiques et le peuple.

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Le débat sur les visages aura été couvert

Le Regard Libre N° 71 – Jonas Follonier

Aujourd’hui, nous seront fixés: le peuple aura tranché si, oui ou non, il doit être interdit de se dissimuler le visage dans les espaces publics en Suisse. L’initiative «Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage» demande à ce que soit interdite toute dissimulation du visage (burka, cagoule, casque de moto…) dans les rues, restaurants, commerces et autres lieux publics. Font exception les lieux de culte et les cas où des coutumes locales ou des motifs sanitaires, climatiques ou sécuritaires justifient de se couvrir le visage.

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Bacri le bougon? Bacri l’être humain!

Article inédit – Jonas Follonier

Dossier «Hommage à Jean-Pierre Bacri»

«Le plus célèbre des bougons français» s’en est allé, a-t-on pu lire un peu partout. Oui et non. Car si un bougon, un ronchon, un grognon, c’est quelqu’un qui râle plus qu’il ne le devrait, Jean-Pierre Bacri, lui, râlait juste ce qu’il fallait. Maître du jeu d’acteur minimaliste, il incarnait tout ce qu’il y a de plus normal: l’être humain lui-même, avec ses paradoxes et sa tragique beauté. Hommage.

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