Archives par mot-clé : jonas follonier

Metin Arditi et la peinture des âmes

Article inédit – Jonas Follonier

Avec L’homme qui peignait les âmes (Grasset, 2021), Metin Arditi déploie à nouveau sa grande habileté de romancier dans le sillage de ses thèmes fétiches. Contant le parcours d’un jeune adolescent juif de Galilée de la fin du XIe siècle qui devint l’un des grands iconographes de son époque, l’auteur suisse né à Ankara fait l’éloge poétique, mais incarné, de la beauté des peuples et des hommes.

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La vie de Chevrolet racontée avec talent par un Romand

Article inédit – Jonas Follonier

C’était un personnage de roman. Il y a eu le personnage, il y aura maintenant le roman, à paraître en septembre. L’écrivain fribourgeois Michel Layaz, l’un de nos auteurs aux phrases les plus léchées, s’apprête à publier aux Editions Zoé un magnifique récit sur la vie, la niaque, la singularité de Louis Chevrolet. Le Suisse de naissance qui grandit en Bourgogne, devint mécano en France et s’imposa comme l’un des meilleurs pilotes de course dans les Etats-Unis des années 20, y perdit beaucoup de plumes, jusqu’à l’utilisation de son nom. Mais il laissa aussi à la postérité de quoi écrire sur ses moteurs et sa hauteur.

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«Méandre», nouveau thriller haletant de Mathieu Turi

Article inédit – Jonas Follonier

Présenté en première suisse à la vingtième édition du Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) ce 3 juillet, quatre ans jour pour jour après la projection en première mondiale d’Hostile dans le cadre du même festival, Méandre est le deuxième long-métrage du réalisateur français Mathieu Turi. Sous le mode d’une légère science-fiction, ce film d’horreur met en scène une jeune femme incarnée par Gaia Weiss qui doit lutter à la fois contre les obstacles du long tube où elle est enfermée et contre les pièges de sa propre psychologie. La deuxième variation d’un cinéma de genres au pluriel.

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Nous sommes tous progressistes

Le Regard Libre N° 75 – Jonas Follonier

L’étiquette de «progressiste» et celle, opposée, de «conservateur» ou, selon les cas, de «réactionnaire» sont maintenant omniprésentes pour décrire les positions des uns et des autres en matière de politique ou d’enjeux de société. Pour les tenants de chacun de ces deux camps caricaturaux, traiter son adversaire de «réac» ou au contraire de «progressiste» est souvent censé suffire pour le discréditer. 

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Le concert idéal de Johnny Hallyday qui n’a jamais existé

Article inédit – Daniel Wittmer

Community manager pour Le Regard Libre – c’est-à-dire membre de l’équipe qui s’occupe des réseaux sociaux du magazine – je cultive avec mon boss une même passion intime pour certains domaines de la musique, et plus particulièrement pour Johnny Hallyday. A l’occasion des 78 ans que l’artiste aurait eu le 15 juin 2021, nous nous sommes prêtés à un jeu extrêmement pointu. Et ô combien révélateur de l’univers précis qui nous fait rêver tous les deux, bien au-delà du chanteur. Voilà que je prends la plume pour vous raconter cette expérience.

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William Sheller arrête la chanson et se livre: «En 2018, un autre moi est né»

Le Regard Libre N° 75Jonas Follonier

L’un des plus grands noms de la chanson française publie son autobiographie. L’auteur, compositeur et interprète des fameux Un homme heureux, J’cours tout seul, Le carnet à spirale et autres perles comme La navale, Centre-ville ou Chanson lente, retrace sa drôle de vie dans William, sorti en mars aux Editions des Equateurs. Se prêtant au jeu des confidences et allant surtout au bout de son art à lui, transmettre des impressions et des émotions dans leur vérité crue, l’artiste détaille son parcours inimaginable, bousculé par tant d’événements et de personnalités. William Sheller, un homme émerveillé et autant ému qu’émouvant, a accepté avec plaisir notre demande d’entretien. Découvertes sur son père, bisexualité, passion de la composition, hypersensibilité, cocaïne, critique de l’époque actuelle: aucun sujet n’est évité sur une vie écrite en lettres capitales, à l’encre bleue.

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L’écomodernisme, une intéressante piste pour une écologie joyeuse

Le Regard Libre N° 74Jonas Follonier

Il n’y a pas qu’une seule écologie politique. Le fait de nous le rappeler est l’un des grands mérites du nouveau livre de Luc Ferry, Les Sept Ecologies, publié aux Editions de l’Observatoire. Le philosophe français distingue tour à tour les effondristes, les alarmistes révolutionnaires, les décoloniaux, les écoféministes, les animalistes, les réformistes et les écomodernistes, approche dont l’auteur se fait le défenseur.

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Quand une BD nous avertit sur cet Etat qui nous veut du bien

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

S’il est évident que nous ne vivons pas en dictature, et donc que l’expression de «dictature sanitaire» est malheureuse, les questions de la surveillance étatique ou des contraintes édictées «pour notre bien» doivent être abordées en tout temps avec le plus grand des sérieux, la démocratie devant toujours se rappeler à elle-même. Cela tombe bien, il y a quelques dizaines d’années, une bande dessinée avait déjà mis en scène cette nécessaire vigilance.

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«Adieu les cons» et bonjour le cinéma frustrant

Les mercredis du cinema – Jonas Follonier

Voilà une comédie dramatique française qui mêle des éléments excellents à des choix douteux, rendant son absurdité – pas entièrement assumée – totalement absurde. Un cinéma qui joue à cache-cache, en quelque sorte, faisant écho à notre visage masqué dans les salles obscures de 2021. Ambiance.

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Marc Lamunière, 100 ans et autant de leçons philosophiques

Le Regard Libre N° 73 – Jonas Follonier

Il fut le président directeur général de la Société de la Feuille d’avis de Lausanne et des Imprimeries Réunies SA, puis d’Edipresse, entreprise fondée par Paul Allenspach, l’éditeur de La Feuille d’avis de Lausanne, devenue 24 heures. Auteur du polar La peau de Sharon (2000) sous le pseudonyme de Ken Wood, il s’adonna précédemment à l’écriture sous un autre pseudo, celui de Marc Lacaze. Sous cette identité, il publia des nouvelles, des chroniques dans Le Nouveau Quotidien – devenu Le Temps après sa fusion avec Le Journal de Genève – de Jacques Pilet et un recueil, Le dessert indien (1996). Mais c’est sous son vrai nom que Marc Lamunière, grand patron de la presse romande du XXe siècle, vient de sortir un ouvrage célébrant les cent bougies qu’il a soufflées début 2021. Conçu comme une suite d’entretiens avec le journaliste Jacques Poget, Le Jardin des piqûres. Vision d’un centenaire sur sa vie, le siècle écoulé et les jours qui restent nous propose une véritable philosophie de vie, nourrie par les lectures du principal intéressé. Rencontre.

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