Archives par mot-clé : jonas follonier

«Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part»: une adaptation libre et réussie

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier et Lauriane Pipoz

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part sort sur les écrans ce mercredi. Il est tiré du premier succès littéraire d’Anna Gavalda. Sorti il y a vingt ans, le recueil de douze nouvelles narre des anecdotes drôles ou poignantes sur des Parisiens. Le film aussi: Arnaud Viard a su créer une œuvre nouvelle en gardant l’esprit de l’originale. A découvrir que vous ayez lu le livre éponyme, ou non. Mais prenez vos mouchoirs!

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Qui a dit qu’un film d’action ne pouvait pas être profond?

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Qui a dit qu’un film d’action ne pouvait pas être profond? Personne. Et heureusement. La preuve en est avec Manhattan Lockdown, un film américain aussi mainstream qu’excellent et aussi divertissant que philosophique. Ce polar sensationnel aux maintes scènes d’action arrive à faire réfléchir le spectateur sur le mal et à placer au centre de l’histoire la recherche de la vérité. Sans que cela soit cliché, ni trop subtil. Une réussite.

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Ces quatre petites femmes vous feront pleurer

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Une énième adaptation du fameux roman de Louisa May Alcott, à quoi bon? Détrompez-vous comme je me suis détrompé, détrempé par la pluie d’émotions que m’a envoyée ce film. Les quatre filles du Docteur March, actuellement sur vos écrans, vous feront très certainement pleurer. Au minimum, c’est l’occasion de vous plonger dans une ambiance d’humanité dénuée de toute idéologie. Un pur délice fait de nostalgie de l’enfance, de combats individuels, de douleur et de douceur.

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Christophe, hors format

Le Regard Libre N° 57 – Jonas Follonier

Christophe est une véritable légende de la chanson française. Dans mon panthéon personnel de la variété francophone, il se situe dans la cour des plus grands, quelque part entre William Sheller et Michel Polnareff. Les Mots bleus, Aline, Les Paradis perdus, autant de chefs-d’œuvre qui ont marqué à jamais les cinquante dernières années et qui marqueront encore les suivantes. Mais Christophe ne s’est pas satisfait de ses anciens succès. Désireux de se renouveler sans cesse sur le plan musical tout en restant dans le même style vestimentaire, l’éternel dandy assume une démarche expérimentale. En 2015, il a signé un magnifique album avec Les Vestiges du chaos, renfermant des pépites telles que Drone, Océan d’amour, Lou ou Dangereuse. Impossible de ne pas solliciter une discussion avec cet artiste total lors de son passage à Morges pour un concert en solo au Théâtre de Beausobre. Il me reçoit dans sa loge après un concert de 2h45 au lieu de 1h30. L’entretien sera également plus long que prévu, et irréel.

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Dans «Play», Max Boublil a la nostalgie du présent

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

C’est l’histoire d’un garçon, Max, qui reçoit un caméscope pour ses treize ans, objet qu’il ne va plus quitter. Comme Charles Aznavour, dont le film Le regard de Charles a été analysé ici-même par Loris S. Musumeci et moi-même, Max filme son existence, ne manquant pas une occasion d’immortaliser avec sa caméra des moments qui importants, qui futiles. Vingt ans plus tard, en 2019, Max va dévoiler le «film de sa vie», voyant ainsi sa vie défiler devant ses yeux. Et les nôtres.

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L’attitude libérale

Le Regard Libre N° 57 – Jonas Follonier

Il ne sera ni question ici d’un système économique, ni d’une philosophie politique, ni d’une idéologie: il sera question d’une attitude, l’attitude libérale. Si le libéralisme classique se base sur les principes de propriété privée, de responsabilité individuelle et de consentement collectif, il n’est garant d’une société ouverte – nous ne parlerons pas de société «inclusive», adjectif prisé par les progressistes de tout poil – que s’il pose comme autre condition à la vie en commun le principe de tolérance.

La tolérance, contrairement à ce que l’on peut croire, surtout actuellement, ne revient pas à tout accepter; au contraire. Etre d’accord avec le fait qu’autrui pense différemment, ce qui est typique de l’esprit de tolérance, n’implique pas d’être d’accord avec sa pensée. C’est précisément l’inverse: on tolère par définition une chose que l’on n’approuve pas, ou une personne aux idées ou aux agissements  différents des siens. Il ne me viendrait pas à l’idée de «tolérer mes propres convictions» ou de «tolérer des gens admirables en tous points».

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Un zeste de Bruel et un soupçon de Luchini

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dans Le meilleur reste à venir, actuellement sur les écrans, Fabrice Luchini et Patrick Bruel campent deux personnages qui leur ressemblent un brin. Par leur jeu naturel, mais précis, ils célèbrent l’amitié sous fond de maladie et de mensonge. A ne pas manquer.

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«Toute ressemblance…», un grand film malgré ce qu’en dit la presse bobo

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Le Monde et Télérama s’en sont donné à cœur joie. Le premier film de Michel Denisot serait lourdingue, il enfilerait les clichés et ne dirait rien de substantiel. Face à l’excellence de Toute ressemblance…, on se dit que le procès de la presse bobo française tient peut-être à une certaine jalousie pour un journaliste ayant fait sa carrière à Canal+ et à TF1 et qui se donne le courage – ou tout simplement le plaisir – de tenter un beau jour le cinéma, sous une formule simple, populaire et diablement réussie.

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Tesson l’inimitable

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Le grand voyageur et grand écrivain Sylvain Tesson est de retour en librairie avec La panthère des neiges. Un ouvrage léché de part en part, profond du début à la fin et que l’on ne referme pas avant la fin. Tesson, qui relate sa quête de la panthère des neiges au Tibet avec le photographe Munier, est un classique, et c’est une certitude du simple fait qu’il est inimitable.

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