Archives par mot-clé : jonas follonier

Le débat sur les visages aura été couvert

Le Regard Libre N° 71 – Jonas Follonier

Le 7 mars, nous seront fixés: le peuple aura tranché si, oui ou non, il doit être interdit de se dissimuler le visage dans les espaces publics en Suisse. L’initiative «Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage» demande à ce que soit interdite toute dissimulation du visage (burqa, cagoule, casque de moto…) dans les rues, restaurants, commerces et autres lieux publics. Font exception les lieux de culte et les cas où des coutumes locales ou des motifs sanitaires, climatiques ou sécuritaires justifient de se couvrir le visage.

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Bacri le bougon? Bacri l’être humain!

Le Regard Libre N° 72 (en pré-commande ici) – Jonas Follonier

«Le plus célèbre des bougons français» s’en est allé, a-t-on pu lire un peu partout. Oui et non. Car si un bougon, un ronchon, un grognon, c’est quelqu’un qui râle plus qu’il ne le devrait, Jean-Pierre Bacri, lui, râlait juste ce qu’il fallait. Maître du jeu d’acteur minimaliste, il incarnait tout ce qu’il y a de plus normal: l’être humain lui-même, avec ses paradoxes et sa tragique beauté. Hommage.

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Quentin Mouron: «L’art m’a toujours semblé un artifice»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | Il est décrit comme le «Houellebecq suisse». Quentin Mouron pourrait tout aussi bien être considéré comme le «Beigbeder suisse». Comme le quinquagénaire français, il cultive une image de bad boy bien sapé, de dandy décadent. Comme le quinquagénaire français, ses œuvres sont plongées dans l’atmosphère des points limites, des bars classes, mais glauques, de la «vulgarité de la bourgeoisie» comme chante Thiéfaine, du sang et de la blanche. Comme le quinquagénaire français, il utilise l’astuce du double littéraire pour peindre avec distance, mais panache, ses paradoxes personnels, jusqu’à pointer ceux de la société entière. Sauf que Quentin Mouron, lui, a la trentaine, et c’est déjà une petite star dans l’univers littéraire francophone. En fin d’année dernière (nous aurions voulu écrire avant le monde de maintenant, qui aurait été le  monde d’après), l’auteur canado-suisse a publié un ouvrage-concept, composé d’un essai sur l’écrivain décadent Jean Lorrain (1855-1906) et d’une nouvelle édition de son roman L’Age de l’héroïne. Le fil rouge  de ces deux textes? La volonté pour leurs figures centrales de s’échapper du monde – volonté qui se solde par une impossibilité. Quoique… L’art ne fait-il pas office de porte de secours? A Quentin Mouron de nous le dire, sans oublier de démolir toute l’époque au passage – y compris le milieu littéraire.

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Le centre n’a pas le monopole de la recherche d’équilibres

Le Regard Libre N° 70 – Jonas Follonier

Dans l’entretien-débat que nous vous proposons en pp. 8-11 de ce numéro, Sascha Zbinden (PBD) et Nathan Bender (PDC) ont été questionnés sur leur vision quant à la fusion de leurs deux partis et à la nouvelle dénomination «Le Centre». Pour les âmes peu acquises aux idées centristes, deux problèmes sautent aux yeux dans les propos aussi bien de l’un que de l’autre.

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L’orgie littéraire de Max Lobe

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Orgie de mots, allusions sexuelles à tout-va et carnaval de sons, de couleurs et de formes: il faut s’accrocher à la lecture du nouveau roman de Max Lobe. La Promesse de Sa Phall’Excellence, qui vient de paraître aux Editions Zoé, est un carnaval infernal. Mais derrière ce charivari, une dénonciation tonitruante du totalitarisme s’allie à une jouissance de la langue et des corps. Une fois n’est pas coutume, je propose de vous faire découvrir ce monde en compagnie de Max Lobe lui-même.

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«Duel»: l’un des rares films à la fois intellos et populaires

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Spielberg, connu pour les requins, extraterrestres et autres dinosaures qu’il a mis en scène dans ses films, a-t-il finalement jamais fait mieux que son téléfilm de 1971? Duel, son deuxième longtrage, est un classique aux yeux du grand public. Pourtant, il a toutes les caractéristiques du cinéma conceptuel. Comment comprendre cette magie? Plongée dans l’un des meilleurs films de tous les temps, encore très actuel.

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Le livre, plus qu’un bien essentiel

Le Regard Libre N° 69 – Jonas Follonier

La crise que nous traversons, tragique à bien des égards, emporte avec elle d’intéressantes controverses. Dans toute tragédie, il y a de la gravité, et donc de la profondeur.Parmi les passionnants débats ayant occupé les dernières semaines, on trouve celui sur l’importance des livres dans la vie des gens. La thématique s’est imposée au premier plan lorsque le gouvernement français a décidé de fermer les librairies pour le second confinement – j’écris «second» et non «deuxième», car il est permis d’être optimiste. Très justement, les libraires se sont offusqués de cette mesure en constatant que les FNAC et autres supermarchés vendant des livres étaient, eux, ouverts.

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«Dix pour cent», saison 4: histoire d’un coming out

Article inédit – Jonas Follonier

La quatrième saison de Dix pour cent confirme l’excellence de la série créée par Fanny Herrero. Basée sur le monde des agences d’acteurs, cette production hexagonale désormais disponible sur de nombreuses plateformes parvient à allier divertissement bon enfant et septième art de réflexion. Jusqu’à multiplier les symboles et les doubles sens.

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Aux Marquises avec Brel, Gauguin… et Joseph Deiss

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Dans son nouveau livre Fascination Pacifique, l’ancien conseiller fédéral Joseph Deiss nous propose une escale aux Marquises, à côté de huit autres destinations dont il nous fait la narration. Les Marquises, une terre éthérée qui a compté pour Jacques Brel et qui a donné le nom de son dernier album. Les Marquises, des îles subtiles qu’a sublimées le peintre Paul Gauguin. Les Marquises, un bel archipel que l’ancien homme d’Etat et désormais écrivain accompli Joseph Deiss nous fait découvrir à son tour. Cap sur ce coin de l’océan Pacifique à travers les arts, les sens et l’imagination.

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Mohamed Hamdaoui: «Il faut donner la possibilité aux enseignants de libérer leur parole»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | C'est l’un des politiciens suisses à être le plus sur le front du combat contre l’islamisme. Même s’il n’aime pas ce mot, «combat» (il lui préfère celui de «cause»), Mohamed Hamdaoui en a fait l’un de ses thèmes prioritaires, se profilant dans ce débat comme un acteur très investi, quitte à verser dans l’émotion. Son parcours y est sans doute pour quelque chose: né dans le Hoggar, ce Touareg a aimé une femme qui dans les années quatre-vingt s’est fait enlever par des islamistes algériens parce qu’elle refusait de porter le voile. Ces semeurs de terreur l’ont décapitée. Le meurtre en France du professeur Samuel Paty par un musulman radicalisé utilisant le même mode opératoire l’a bouleversé. Entretien avec un ancien socialiste devenu PDC, qui ne considère pas la Suisse à l’abri de l’islam politique.

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